‹ La comédie de J. de La BruyèreChapitre 4 sur 8 · XIII. — La Bruyère chroniqueur et historien des · texte numérisé non relu

XIII. — La Bruyère chroniqueur et historien des

de La Bruyère. Il publia d'abord, en 16^1 y Portraits sérieux et galants , qu'il signa le sieur B...; puis en 1697, Ouvrage nouveau dans le goût des Caractères^ réédité deux ans après sous le titre moins modeste de Suite des Caractères, Il ne s'y nomme pas, mais, ce qu'on n'a pas remarqué, il s'y désigne de la façon la plus claire. {V. plus bas, p. 481.)

* Au xviii* siècle, dans le monde grave, on ne permettait pas aux femmes de le lire avant trente ans. Lettres au chevalier de Lu^einçour^ par une iç\tne veuve, 1769, in-8, p. 25, 26,

modes, 77-78. — Sa recherche du détail et son art de la particularité dans ce genre, 78. — C'est un peintre de modes qui fait son portrait, 79^. — Echos des conversations du jour dans son livre, 80. — Mot qu'il dit chez Furetière, et qui devient plus tard tout un caractère^ 81-82. — La Bruyère et les carrosses trop bien dorés^ 84'-85.

XIV. — Son mépris des gens qui ont le goût du trtvial, 85. — Ce qu'étaient Rousseau, Fabry et La Couture, 85-86. — Les Mots à la mode, 87. — Pourquoi il les reprend, id, — Son ampur de l'àpropos et sa vivacité à le saisir, 88-90. — Comment il caractérise la naissance de l'abbé Âlary, 89. — Traces dans les Caractères de l'esprit de M. le prince Henri-Jules, 90. — S'il y eut autrement part, 91. — Témoignage inédit de Valincourtà ce sujet, 91-92.

XV. ^ Comment V Affairé des Caractères est M. de Meckelbourg, ou Mecklembourg, 92 . — La Bruyère à Vincennes et aux revues dans les plaines d'Ouilleset d'Aschères, 93. — Bernardi, son académie et son fort, 94. — La Bruyère à l'Opéra et à la Comédie, 95. — Son antipathie pour Baron, 1^. s.— Ce quHl dit de sa prononciation et de son

i On a aussi de lui un portrait par madame Lebrun. (V. plus bas, 2«part., p. 587,) M. Monmerquéen possédait un qu*il attribuait, mais à tort, je crois, à Philippe de Champagne : « L'auteur des Caractères^ dit madame de Saint-Surin , plus tard madame Monmerqué, y est représenté écrivant un passage de son livre; son regard respire un dédain plein de 6nesseet de malice. » {Miroir des salons, p. 88.)

* Lorsqu'au chapitre des Jugements, n* 17, il dit

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Homme à bonnes fortunes^ 96*. — 11 n'aime pas les portraits de Rigaud, qui s'eo venge, 97. — Sa haine du réalisme à propos des figures de cire du Cercle de Benoît, 98. — La Bruyère à la foire Saint-Germain t 98-99. — Gomment Swift s'inspira de lui pour Lilliput, 99-100.

XVI. — Louis XIV communiste, 100-102. — Trace dans les Caractères du plus étrange et du moins connu de ses projets, 10 1. — Le livre de La

« Le comédien, couché dans son carrosse, jette de la boue au visage de Corneille qui est à pied, » c'est encore de Baron qu'il parle. On sait ce qui lui arriva avec le marquis de Biran, dont le laquais et le cocher avaient maltraité son cocher et son laquais, et qui à ses plaintes pour « ses gens, » trop bien battus, se contenta de lui dire : « Mon pauvre Baron, pourquoi aa-tu des gens? » (Cizeron-Rival, Récréât, litt,, p. 48.) Dans ses Sentences et Bons MotSy 1696, in- 12, p. 10, Pépinocourt (Bernier) se plaint aussi de ce que les comédiens « font rouler le carrosse. » On lit dans \c Longueruana^ t. I, p. 55, une phrase qui peut encore mieux expliquer celle de La Bruyère. Il ne s'agit plus du carrosse, que le comédien fait rouler Dour son compte, mais de celui qu'on lui envoie pour venir jouer, et qu'on n'eût pas envoyé au savant dont on avait besoin. Le savant, cette fois, est Delisle, le géographe : c II alloit enseigner en ville, et ces misérables, qui envoient leur carrosse à un comédien, iaisoient venir à pied un septuagénaire, qui, en son genre, étoit le premier homme de France. »

t La Bruyère, en se déclarant contre cette pièce, était de l'avis de Louis XIV, à qui elle avait déplu. Dangeau, 29 janvier i688.)M. Servois fait observer avec raison que lorsque ce caractère ptiTut en 1690, dans la 5* édition, Baron venait d'enchérir sur le

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Bruyère et les Soupirs de la France esclave^ id*— La Bruyère et Colbert laconique et repenQint, id.^ note. — Encore les Nouvellistes, io3. — Les empiriques : Caretti, Ammonio, Alary, loS-ioy. — Les charlatans : Barbereau et ses eaux minérales artificielles; Brimbœuf et son eau de Jouvence^ 107. — L'Académie des sciences et Michallet, libraire de La Bruyère, 108. — La Bruyère, Molière et les médecins, id. — Ses rapports d'amitié avec Fagon, 109. — Comment Farrière-petite-nièce de La Bruyère a épousé un charlatan, 109-1 10.

XVIL — La Bruyère et la coquetterie, iio. — Les riches corbeilles de mariage, m.— Là promenade de la porte Saint-Bernard, 112. — Quand on y va, quand on n'y va plus, id, — Si La Bruyère n'a pas collaboré à la pièce de son ami Boisfranc, les Bains de la porte Saint-Bernard^ 1 13. — Les ironies de La Bruyère, id. — Pourquoi il se donne le nom de Socrate, id, — M. le Duc, son élève, et les filles du libraire Loyson aux bains du quai Saint-Bernard, 1 14 '. — La Bruyère, la bouquetière des Tuileries et ses bluets, 11 5.

XVin. — La Bruyère dans le quartier des financiers, de la place Vendôme à celle des Victoires, 116.— Pontchartrain, son protecteur, 117. — Où il le connaît d'abord, 118. ^ Où il le suit, id. —Les hôtels des partisans : Monnerot, Deschiens, La

réalisme de son genre, par la pièce du Débauché, jouée aussi devant le roi en décembre 1689. Elle ne réussit ni à la cour ni à Paris, et ne fut pas imprimée.

* V. le Nouveau Siècle de Louis XIV 9 1799, in- 12, t. IV, p. 129.

Touanne, Thé venin, 119. <— La Bruyère flatte Pontchartram dans son horreur de la flatterie, id. — Quand et dans quel endroit des Caractères, 120.— Comment La Bruyère fut en passe d'un bel emploi et le refusa, 121- 122. — Les Fauconnet qu'il méprise et Descartes qu'il envie, i23. — La Bruyère menacé par les hommes d'argent, 125-126. — LaugQOis-Chrysippe et Monnerot-Champagne, 126. -^ Le chef des Fauconnet Berrier-Crf/o«-Sro«ft«-5osie, 127. — Pourquoi il se prend surtout à lui, id., note. — Be&uysL\s-Ergaste, le donneur d^avis, 128'. — Influence pernicieuse des taxes, id. — Les ventes d'offices et les cumuls, 129. — Saint'Ro> main, Tamphibie, id, — Saint-Simon arrachant les masques mis par La Bruyère, 129-130 *• XIX. — LesCondé mauvais voisins, i32. — Le trésorier La Touanne à Saint-Maur, i33. — Ses prétentions et ses folies de propriétaire, 134. — Comment ils figurent, lui et Gourville, dans le chapitre de Zénobie^ id. — Origine et explication de ce chapitre, i35-i36. — Ruine de La Touanne au profit de M. le Duc, i38. — Les manieurs d'ar^ gent, 139. — Luxe des gens dérobe, 140. — Amelot de Bisseuil et sa maison, 141. — Le financier

* Saint-Simon n'eut pas avec La Bruyère que la rencontre d'expression dont il est parlé dans ce passage. Pour les gens de cour surtout, leurs phrases sont souvent pareilles. La Bruyère a-t-il écrit ; « Us n*ont pas» si je l'ose dire, deux pouces de profondeur ; si vous enfoncez, vous rencontrez le tuf ; ■ Saint-Simon répétera (t. X, p. 36) sur M. de Noailles, grand courtisan : c L'esprit orné, mais d'écorce. . . on rencontra le tuf, pour peu qu'on approfondisse. »,

ruiné qui meurt de saisissement, 144 *. — Les parvenus de noblesse, 144. — Comment on se donne, pour s*anoblir, une origine flamande ou italienne, 145. — Les Nicloaï et l'abbé de Choisy, 144-145. ~ Comment celui-ci n'était pas, ainsi qu'on l'a cru, ami de La Bruyère, 145-146. — Boudet', marchand à la Téte^Noire et seigneur de Franconviile, 146. — Comment La Bruyère connaît son histoire et y fait allusion, 147.

XX. — L'affaire d'Hervé et de Vedeau de Grammont, 148. — Ce qu'en dit La Bruyère, i5o. — Les Bazin, de Troyes en Champagne, et leur étoffe, i5i. — Leur enseigne des Trois -Couronnes devenue armoiries de comte, id. — Autres enseignes-armoiries, i53. — Les Le Camus, constructeurs de la place Royale et marchands au Pélican, 154. — Le Noble et la comédie du Fourbe, i55. — Si Tune des Clés des Caractères n'est pas de lui, i56.

XXL— Les Clés, 1 56- 1 57. — Ce qu'en pense La Bruyère et comment il les récuse, 1 58. — Ce qu'on lui répond, iSg. — Le meilleur argument de Bonaventure d'Argonne, 160. — Santeul se reconnaît dans le caractère de Théodas, id, •. — Sa lettre

* 11 se pourrait que ce soit Belizany, ancien commis de Colbert, que ses grandes richesses firent arrêter, après la mort de son patron, et qui mourut en prison, presque aussitôt. (Dangeau, i3 mai 1684.)

* Dans les Lettres de madame la comtesse de La Rivière à madame la baronne de Neuf pont, 1777, in-8, publication apocryphe, mais faite sur des documents vrais, il est dit, à propos de Santeul, t. Il, p. 2 1 : « £n lisant les Caractères de M. de La Bruyère, tu

pour en remercier La Bruyère, qui ne réclame pas, i6i. — Autres types reconnaissables sans démenti possible, 162. — Tout V Estât de France est dans les Caractères, i63. — Vers de Sénecé à ce sujet, id, — Fautes d'impression dans les Clés^ 164. — — La duchesse pour la Ducherré, id. — Langlé- Périandre^ i65. — Sa cuisine, 166. — Son hôtel, 167. — Ses « ordures horribles, » 168. — Il fait les Modes, 169. — La Bruyère et madame de Sévigné, 170. — S'ils se connurent, 1 71-172. — Un dernier mot sur \e& parvenus, 173-175. — Leur fortune, leur chute rapide, id, XXll. — La Bruyère, trésorier de France, 175. — Influence de son emploi sur son livre, 176. — Comment il fut anobli, id. — Son ironie sur sa noblesse, 177. — Méprise de Bonaventure d'Argonne, 178. — « L*homme de lettres est trivial, » 17g. — Comment il faut comprendre ce passage, id, — La Bruyère à Thôtel de Condé et au Petit- Luxembourg, 180. — Chez le libraire Michallet, 181. — Livres qu'il lit, et qu'on lui prête, id. — Ses voisins : Justel, G. Leti, Terrât, 182-183. — Comment de celui-ci il fait Théraméne, et d'Herbelot //erma^or^z^, 1S4. —Ses procédés pour les pseudonymes des Caractères : Iphis, Théognis Sosie, les Sannions, les Crispins, Sylvain, etc., 185-187. — Roquette-JTiéof Ai7e. 187. — Dangeau- Pamphile ou le valet de trèfle, 188, note. — Pour-

trouveras son portrait sous le nom de Théodas. M. de La Bruyère le connoissoit parfaitement, et étoit son grand ami. Ils passoient' ensemble trois mois de l'année à la campagne, a

quoi, id. — Bon temps-Af ercwre, 189. — Le duc de ChsLTtTcS'Théagène, 189. — Chaulieu-Cfl/«//e et son élève le chevalier de Bouillon, 191. — Leur fureur du jeu, 192. — Les bourgtGÏses-brelandiéres, 193. — iir/wrc, Zélie, Téléphon, Tryphon, ChrjrsippCt 194-195. — Canidie, 196. — Mcevius et Titius, id, — La Bruyère et le droit romain, 196. — Pourquoi il écrit bienf acteur, et non bienfaiteur, id. — Ses amis au Palais, id, — Patru-i4n^wf/i«ie» 197. — Madame de Montespan-/rè/je, 199. — Ce que lui en dit le médecin des eaux de Bourbon, 200. — La Bruyère et madame de Maintenon, 201 .

— Elle écrit un caractère, 202, — Le discours de réception de La Bruyère lu à Marly, 2o3, — Louis XIV, madame de Maintenon et Fagon, id. — Ce que celui-ci raconte à La Bruyère, id*

XXIIl. — Encore les nouvellistes des Tuileries et du Luxembourg, 204-205. — Les curieux, 2o5. — Boucot, homme aux coquilles, -^06. — Rousseau, Grenailles, Qrdd^mhrQSy amateurs d^ estampes, types de Démocède, 207. — Les curieux de médailles, id. — Comment Louis XJV met cette curiosité à la mode, id, — Les curieux de papillons, id., note.

— Sardière , le bibliomane , 208 * . — Diphile « gouverneur des serins de madame la Princesse, •

* Un critique sérieux a douté que notre attribution du type à Guyon de Sardière pût être juste, à cause de l'âge de ce bibliomane, qui ne l'aurait pas fait contemporain de La Bruyère. Un des livres de sa bibliothèque, que nous avons vu, et qui porte sur la reliure la date d'aoust 1695, pourrait prouver que nous ne nous sommes pas trompé. Ce volume est indiqué, avec les détails dont nous parlons, dans les

208-209. ~~ ^^ dachesses et l'oiselier du quai de la Mégisserie, 209. — La Sablière, V homme aux prunes, 210 . — Descoteaux, Vhomme aux tulipes^ id. — Son ami Philibert-Dracoif, 212. — Une cause célèbre, 2x3. — Complicité de La Voisin, id, — Exécution de la veuve Brunet, devenue madame Philibert, 21b. — Pourquoi La Bruyère parle de Bronte le questionnaire à mademoiselle de Briou- Létie, amoureuse de Philibert-i>racoit, 21 5-2 16. XXIV.— Pourquoi les lettres de La Bruyère sont rares, 217. — Sa correspondance avec Phélypeaux, 220.

— Sa paresse à écrire, 221. — Sa passion de Tindépendance, 222. — Comment il voudrait être libre et oisif, 223. — Tout bavardage lui déplaît, écrit ou parlé, 224.

XXV. — La Bruyère c honnête homme, » 225. — Comment comprendre ce mot, diaprés l'application que lui en fait Saint-Simon, 226. — SUl fut homme de cour» 227. — Sa personne et ses manières, 228.

— Ce qu*on en dit, id. — Ses succès près des femmes, 229. — Un couplet sur lui et sur mademoiselle du Terrail, ;23o. — Son portrait de La Fontaine tourné contre lui-même^ 23 1. — Le marquis de Sablé-Phidippe, 233 . — Pourquoi il se venge de La Bruyère, id.

Archives du bibliophile^ 1859, în-8, t. II, p. 160, n" 3609. Dans le Livre commode des adresses, pour 1692, volume si important, quoique la plupart des noms y soient à redresser , on trouve, p. 65, parmi les curieux, un « M. de La Saldiére, rue du Gros- Chenet, » qui ne peut être que notre M. de Sardière. ' On a vu dans la Préface (p. xxxiii) que l'avocat Merlet convient encore mieux à ce type.

XXVI. — La Bruyère-Antisthène, 235. — Pourquoi M. le Prince lui préfère San teul, 236. — Dépitsde La Bru7ère,237. — Il n'en est pas moins l'ami deSanteu)^. qui le fait le premier confident de ses yers, 238. — Lettre à San teul restituée dans son vrai texte, 239*.

XXVII. — La Bruyère dans le monde, 240-241. — Chez Ménage, qui lui sert pour son type du pé' dant et ne s*y reconnaît pas, 241. — La Bruyère à Auteuil, chez Boileau, 246. — Ce que celui-ci dit de lui, id. — Préoccupations de La Bruyère en lisant son Théophraste à Boileau, 247. — Différences de la satire chez l'un et chez Tautre, 249-250. — ^ Influence du système plus discret de La Bruyère sur la dixième satire de Boileau, 25 1. — Impatience de celui-ci pendant une lecture, 252-253.

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