‹ La comédie de l'ExpositionChapitre 4 sur 10 · AU CERCLE INTERNATIONAL · texte numérisé non relu

AU CERCLE INTERNATIONAL

Les victimes du droit de réunion.

— Mais allez donc, garçon, servez le 8 !

— Merci ! il est anthropophage ! C’est moi qu’il veut manger!

— Ah ! mon dieu ! lu reviens de l’Exposition dans cet état-là ?

— J’ai déjeuné au restaurant chinois, ils m’ont servi du thé vert tout le temps !

Un visiteur nègre sortant à chaque instant de l'Exposition pour humilier les blancs en leur faisant cirer ses bottes

Le Charivari demande que l’Exposition n’ouvre que de minuit à cinq heures du matin, afin d’être agréable aux Albinos qui ne voient pas clair dans la journée.

Les visiteurs Esquimaux réduits au pain sec ! Tout Pans éclaire au gaz ! pas d’huile à quinquet pour manger avec son pain .

— Le livret s’est trompé ! ce n'est pas la bataille de Solférino ?

— Si, monsieur, cette bataille a eu lieu cette année en Chine, pour ne pas blesser la susceptibilité des visiteurs autrichiens.

Mlle Rosa Bonheur exposant cette année des tableaux à la portée des petites bourses qui n’ont plus le moyen d’acheter le bœuf qu’elle avait débité jusqu’à ce jour.

— Allons, monsieur, faut vous ôter de là ! un étranger désire regarder ce tableau ! Cette année, on leur fait les honneurs du salon

— Madame, vous me vendez le livret du salon, et il est absolument impossible d’y rien comprendre !

— Il est rédigé en langues étrangères, les Français étant en minorité actuellement à Pans.

Le jury de peinture se costumant comme il convient pour une exposition vraiment universelle.

— Què qu’elles ont donc à me regarder comme ça, les carpes de Fontainebleau?

— Dame ! elles ne sont pas contentes... elles croyaient avoir le monopole des nez en argent !

— J’ai eu raison de me coiffer comme ça ! Vois-tu l’effet que ça produit sur les carpes de François Ie'?. . . elles me prennent pour la belle Féronnière !

Les produits du Mississipi n’ayant besoin de personne, et se gardant eux-mêmes.

— Dis donc, Polyte, des anneaux d'argent dans le nez !

— Eh ben?

— Si nous les mouchions !

— Mille francs le coup ?

— Oui, monsieur , mais j’en invente un qui demandera encore une bien autre charge.

— Bah! une charge d’agent de change?

— Allons-nous-en, il va être midi, tous les canons ont 'habitude de partir à cette heure-tà !

Lin pickpocket s’introduit dans le canon prussien pour voler la charge de mille francs.

— C'est toi, Robillard ? sous ce déguisement ?

— Paris appartient aux étrangers ! le jury n’osera pas refuser mon tableau !

l’américain. — Je volais tout voir pendant l’exhibition. Voici cinquante dollars ! faites parler M. Thiers.

De quel droit, monsieur, avez-vous mis votre oaiapluie au milieu des armes étrangères ?

J ai voulu que laj France y figurât d’une façon panique.

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