‹ La comédie de MolièreChapitre 20 sur 94 · SCÈNE XVH · texte numérisé non relu

SCÈNE XVH

LA GRANGE

Oui, nos laquais : et cela n'est ni beau ni honnête de nous les vlébaucher comme vous faites.

MADELOX.

0 ciel l quelle insolence I

LA GRANGE

Mais ils n'auront pas l'avantage de se servir de nos habits pour vous donner dans la vue ; et si vous les voulez aimer, ce sera, ma foi, pour leurs beaux yeux. Vite, qu'on les dépouille sur-le-champ.

JODELET

Adieu notre braverie.

MASCAR1LLE.

Voilà le marquisat et la vicomte à bas.

DO cRoisr.

Ah ! ah l coquins, vous avez l'audace d'aller sur nos brisées l Vous irez chercher autre part de quoi vous rendre agréables aux yeux de vos belles, je vous en assure.

LA CRAXGE.

C'est trop que de nou3 supplanter, et do nous supplanter avec nos propres habits.

MASCARILLB.

0 fortunel quelle est ton inconstance!

DU CROISY

Vite, qu'on leur ôte jusqu'à la moindre chose.

LA GRANGE

Qu'on emporte toutes ces harpes, dépéchez. Maintenant, mes-dames, en l'êtalqu'ils sont, vous pouvez continuer vos a nu ur.sa\cc eux tant qu'il vous plaira; nous vous faisons toute sorte tic liLc.té pour cela, et nous \ou< \ rohslons, Monsieur et moi, que nous n'en serons aucunement jaloux.

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