‹ La comédie de MolièreChapitre 48 sur 94 · HARPAGON, MARIANE, FROSINE · texte numérisé non relu

HARPAGON, MARIANE, FROSINE

HARPAGON, à Slariane.

Ne vous offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lu-nettes. Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, el qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir; mais, enfin, cest avec des lunettes qu'on observe les astres; et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre, le plus bel astre qui soit dans le pays des astres. Frosine,

ACTE III, SCENE XI. 69 elle ne répond mot, et ne témoigne, ce me semble, aucune joie de me voir.

FROMNE.

C'est qu'elle est pncore tnuie-surprise; et puis, les fil'es ont (ou-- •ours honte à témoigner d'abord ce quYIIes ont dans là nie.

HARPAGON, à Froûne.

Tu as raison. [A Mariant.) Voilà, belle mignonne, ma fille qui rient vous saluer.

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