SCÈNE XX
ABOAN, ANGELIQUE, OLÉANTB, TOINETTE.
OLÉANTB.
Qu'avez-vous donc, belle Angélique ? et quel malheur pleurez-vous ?
., ANOÉLIQUB.
Hélas! je pleure tout co que dans la vie je pouvais perdre de plus cher et de plus précieux ; je pleure la mort de mon père.
CLÉANTE
0 ciel ! quel accident ! quel coup inopiné! Hélas! après la de-mande que j'avais conjuré votre onclodelui faire pour moi, je venais me présenter à lui, et tâcher, par mes respects el par mes prières, de disposer son coeur à vous accorder à mes voeux.
ANUÉf.IQUB.
Ah! Cléanle, ne parlons plus il • rien. Liissons là toute* les pen-sées du marirgo Après la p.-ric ilo mon père, je no veux plus cire du monde, cl j'y renonce pour jamais. Oui, mon pèro, si j'ai résisté tantôt à vos volonté.*, je veux suivre du moins une de vos inten-tions, et réj-arer par là lo chagrin «pi.» je m'accuse do vous avoir donné. (Se jetant à ses geniur.) Soutire/, mon pire, que je vou*. en donne ici ma parole, et que je vous embrasse pour vous témoi-gner mon ressentiment.
ARGAN, embrassant Angélique.
Ah I ma fille !
ANGÉLIQUE
Abil
AROAN.
Viens. N'aie point de peir, je no suis pis mort. Va. lu es mon vrai sing, ma véritable fille ; cl je suis ravi d avoir vu ton bon naturel.