‹ La comédie de notre temps ... études au crayon et à la plumeChapitre 107 sur 200 · LE COTILLON · texte numérisé non relu

LE COTILLON

Jugement de Päris,

Qui done aura le mouchoir de Mme de C...? Pas de jaloux. Chacun de ces messieurs en aura quelque chose.

Note plaintive de M. de C.. — Ce FIGURE DE LA BOUGIE, à mouchoir a coûté cent écus. Quel souffle assez puissant pour éteindre sa flamme?

Sas

Difficile ! Il faut valser comme ; ça. — Il n’y a pourtant pas moyen de reculer.

Les grosses têtes, accessoires gais de la mise en scène, varient suivant le

goût et la fortune des hôtes, suivant les exigences de ce ténor envié qu'on

appelle le conducteur du cotillon.

— La contredanse, cette vieille rengaîne française, a été vaincue.

— La conversation, dont nous avons montré l’indigence pendant les figures immuables et rigides de la contredanse, naît d’elle-même à propos des figures variées et inattendues du cotillon : il fait bien chaud, la soirée est charmante! ne suffit plus.

Au bout de quelques passes, l’éloquence de chacun prend ses franches coudées.

Une fois la glace rompue, on l’arrête comme on peut et si l’on peut.

Beaucoup de mariages se sont faits au cotillon.

Il est vrai de dire aussi qu'un certain nombre s’y sont défaits.

Le baron ne peut pas comprendre pourquoi on lui met toujours la téle du bébe.

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