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de couper les lacets pour permettre à l'air de pénétrer dans la poitrine, où la compression exagérée l’empêchait de parvenir.
On a renoncé, ou peu s’en faut, à ces instruments barbares, et comme maintenant les longues tailles étranglées ont été déclarées, par les hommes, ridicules , laides, disgracieuses, les femmes ont pris bravement leur parti, et les caoutchoucs plus complaisants et plus souples ont pris la place de l'acier, en même temps que les lacets à haute pression cédaient le pas aux boutons et aux agrafes.
Gavarni ne pourrait de nos jours refaire son charmant dessin. C’est le soir, un monsieur délace sa femme.
« Tiens, c’est drôle! ce matin j'avais fait un nœud, ce soir il y a une rosette ! »
Est-ce un bien, est-ce un mal? Nous n’avons pas à nous prononcer sur ce fait.
Constatons seulement l’avantage qui en résulte pour ces dames, et l’économie de temps qu’elles trouvent à pouvoir mettre ou défaire leur corset, attacher ou dénouer leur ceinture en un clin d'œil.
Toutes les inventions de nos jours ne semblent-elles pas, comme les chemins de fer ou Pélectricité, tendre au même but : la promptitude et la plus grande facilité dans les relations sociales ?
Les corsels ainsi modifiés, sont-ils utiles ?
La réponse est dans ce programme rédigé comme une formule du Codex :
Je contiens les forts, je soutiens les faibles, et je ramène les égarés.
On aurait à ajouter, comme complément : Je remplace les absents. Et la mission toute providentielle est incontestable.
Sans corset, il faut l’avouer, une toilette n’est guère possible. Une femme, eüt-elle la beauté de la Vénus de Milo ou de la Diane de Gabies,
ne songent pas à se montrer dans la simplicité du costume de ces deux déesses, et les cordons qui s’attachent et s’enguirlandent autour de sa taille ont besoin d’un soutien fixe et d’un point d’appui.
Sans cela, les étoffes se drapent mal, pleurent, et s’'égarent sans harmonie autour du corps.
Les corsets d’une bonne faiseuse n’ont donc pour but que de réparer certaines imperfections, soit de nature, soit d'âge, soit de situation.
Ils se permettent certains petits mensonges, rectifient certaines erreurs, relèvent certaines chutes, et corrigent certaines vérités auxquelles le costume traditionnel ne siérait pas.
Où est le mal?
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Il y a bien des sortes de corsets, depuis celui de Jenny l’ouvrière, en gros coulil rouge ou gris, jusqu’au corset de moire ou de satin pour les mariées, les grandes dames ou les actrices des petits théâtres.
Depuis celui qui est bordé d’un galon gris à vingt centimes le mètre, jusqu’à celui qui est ruché de point d'Alençon à deux cents francs.
Pour terminer cette monographie du corset, nous ajouterons que les femmes n'ont pas complétement le monopole de ce petit appareil protecteur.
Quelques hommes, qui n'ont pas les mêmes excuses que ces dames, en usent contre les envahissements de l'embonpoint et l’épaississement de la taille,
Et ils se font serrer vigoureusement par leur valet de chambre, qu’ils ont soin de choisir parmi les gens à poigne.
Ces hommes-là sont rares. Mais enfin il en est quelques-uns dans le monde des officiers de cavalerie légère, des sportsmen, et même dans la littérature.
’usAGE du pantalon dans la toilette de la femme ne se perd pas dans la nuit des temps, Join de là.
SN C’est l'usage de la crinoline et de ses à énormes cages de fer, dont l’effet était d’écarter au loin les jupes et les jupons des dames, qui a nécessité l’emploi de ces petits fourreaux de fine toile de lin ou de coton, qui sont
chargés de — garantir ce que les jupes et les
jupons, placés trop loin, ne garantissaient plus suffisamment.
Depuis, les cages en fer et les vastes jupons ont été supprimés, mais l’habitude du pantalon était prise, et elle a persisté.
Le vent n’a plus de ces révélations indiscrètes dont s’amusaient nos pères, et dont les dessins d’Horace et de Carle Vernet nous ont conservé le souvenir. En ce temps, certains gourmets et curieux faisaient station sur le pont Royal, à l’affüt de quelque bourrasque révélatrice.
L'introduction du pantalon féminin a supprimé définitivement cette source d’indiscrétions, et il ne stationne plus de curieux ad hoc aux abords du pont Royal.
Le pantalon s'attache sur le corset, soit à l’aide d’un ruban-ceinture, soit à l’aide de boutons disposés pour cela.
Suivant que la dame qui porte le pantalon a la jambe plus ou moins heureusement tournée, le pantalon est plus ou moins long.
Généralement, il s'arrête un peu au-dessous du genou.
Celles qui possèdent une jambe bien faite, que dis-je! deux jambes bien faites, ornent avec plus de soin le bas du pantalon, soit d’une guipure, soit d’une broderie, soit de petits plis finement tuyautés.
Il faut bien être prête pour les éventualités de la promenade, les ascensions ou les descentes de voiture, ou les fantaisies de la brise.
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Celles dont les jambes ne sont pas irréprochables donnent moins de piquant à la garniture du pantalon, afin de ne pas attirer les regards.
Généralement elles mettent un soin méticuleux à laisser tomber les draperies de leur jupe, et l’on n’aperçoit le bord timide du pantalon que dans les circonstances exceptionnelles de vent indompté ou d’orage ruisselant.
Les actrices, danseuses et figurantes, portent une sorte de pantalon en fine
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— Oui, mademoiselle, c’est moi que je suis le costumier, et si je vous dis que vous portez bien le maillos, et que vous pouvez faire les pages et les travestis, c’est que ca y est!
étoffe de soïe qui colle étroitement sur les formes et contient de légères additions destinées à compléter celles qui paraissent insuffisantes.
Ces pantalons, d’un rose qui se rapproche de la couleur chair, s’attachent autour de la taille et ne doivent pas faire le plus léger pli sur la jambe et le reste.
Ces pantalons s’appellent maillots
Toutes les femmes ne peuvent pas aborder le maillot.
Les jambes trop grosses, ou trop maigres, ou cagneuses, ou en cerceau, les genoux noueux, les pieds lourds et plats, doivent les aborder en tremblant. Il n’y a que les mollets qui puissent se remplacer ou s’additionner sans trop
de difficultés, encore quelquefois ils tournent.
Le mieux, pour celles de ces dames dont les accessoires sont insuffisants de ce côté, est d'avoir quelque talent ou même beaucoup de talent, de se contenter des robes à caractère, et de ne pas accepter les travestis.
Il est vrai que généralement cela rapporte moins que d’avoir tout simplement la jambe bien faite.
Les danseuses portent en outre par-dessus le maillot, pour servir d’intermédiaire à la jupe de dessus, un autre petit pantalon très-court excessivement léger, en délicate mousseline , qui est destiné à tromper le regard et à nuager délicatement les formes au moment des effets de pied et des vertigineuses piroueltes.
Ce pantalon se nomme un tutu.