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QUI DÉSIRE FAIRE L'ACQUISITION D'UN GENDRE A ARMOIRIES

Dédié également aux jeunes personnes pourvues de dot qui veulent faire broder des couronnes au coin de leur mouchoir et peindre des armoiries sur le panneau de leur voiture, et aux jeunes gens qui veulent

Ne Dane .

s'enrôler dans le parti aristocratique,

Après les couronnes royales et impériales, auxquelles il n’est vraiment pas raisonnable de penser au point de vue de l’acquisition personnelle, viennent les couronnes suivantes :

Celle de Duc, couronne d’or persillée de huit feuilles de persil relevées sur le cercle garni de pierreries.

Celle de Marquis, couronne d’or rehaussée de quatre fleurons ou feuilles de persil, entre lesquelles quatre rangées de perles posées chacune I et 2,

ce qui forme douze perles supportées sur des pointes pour les relever sur le cercle garni de pierreries.

Celle de Courte, qui est d’or, garnie de pierreries, greslée ou chargée de perles qu’on appelle perles de comte. Il doit y en avoir dix-huit, neuf apparentes sur la fasce.

Celle de VicomTe, au cercle d’or émaillé, chargé de quatre grosses perles blanches.

Celle de Baron, qui est un cercle d’or entortillé de perles enfilécs.

Celle de Viname, qui est d’or, garnie de pierreries et de perles, rehaussée de quatre croix pattées.

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En France, il n’existait jadis d’autres princes que les princes du sang. La couronne de Price est d’origine étrangère; elle se comporte comme la couronne de duc, et se ferme par le haut à limitation des couronnes royales.

L’écu français est carré et arrondi en pointe par le bas.

Les écus accolés sont portés par les femmes mariées; dans le premier écusson elles mettent les armes de leurs maris, et les leurs dans le second.

Le blason a deux métaux, cinq couleurs et deux pannes ou fourrures, sur lesquelles toutes sortes d’armoiries peuvent se poser, et ces pièces doivent être composées de ces métaux ou couleurs.

Les deux métaux sont l'or et l’argent.

Les cinq couleurs sont le bleu, le rouge, le noir, le vert et le violet.

Dans l’art héraldique, on ne les connait pas sous ces noms; elles sont nommées :

Le bleu, azur ;

Le rouge, gueules ;

Le noir, sable;

Le vert, sinople ;

Le violet, pourpre.

On reconnaît les couleurs par la disposition des hachures. L'or est pointillé.

L'argent est tout blanc et sans hachures.

Le queules est marqué par des hachures perpendiculaires. L’azur, par des hachures horizontales,

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id ;

Azur et or. Sable et pourpre. Gueules, macles, merlettes, pal d'argent.

Le sable, par des lignes perpendiculaires croisées les unes sur les autres Le sinople, par des lignes diagonales de droite à gauche.

Le pourpre, par des lignes diagonales de gauche à droite.

Les fourrures sont l’hermine et le vair.

Les pièces héraldiques varient à l'infini, et se composent de figures de toutes sortes, d'arbres, d'animaux, d'armes, d’outils, de feuilles, de fleurs, de fruits, etc., etc. Ces pièces sont colorées avec les métaux ou les couleurs susindiquées.

Les règles de l’art héraldique défendent de jamais placer couleur sur couleur.

Un écusson composé contre celte règle est un faux écusson; il est prudent de vérifier la qualité du porteur, s’il se présente en qualité de prétendant.

Dans le cas où il est utile d’en composer un soi-même pour son usage particulier, il est bon de se pénétrer avec soin de cette règle fondamentale, pour ne pas se ranger immédiatement et de prime saut parmi les porteurs d’armes fausses ou à enquérir.

Il existe certaines pièces, telles que les tourteaux, besans, macles, bil-

lettes, certains animaux, tels que les merlettes, les licornes, les dragons, qui

n’ont qu'une existence purement héraldique et dont il est bon de connaître le nom et la forme, quand ce ne serait que pour se rendre quelque compte de ce qui figure sur les pommes de canne de ces messieurs et sur les panneaux des coupés de ces dames.

Il faut que M. Poirier sache reconnaître sans trop de difficulté quelles sont les couronnes, les armes et le blason dont il veut orner la corbeille de sa fille.

Il serait du plus fâcheux effet qu’il ne sût pas la signification de ce qu’il verra gravé sur les pommes de canne et sur les harnais de son petit-fils.

Il lui sera particulièrement agréable de pouvoir apprécier les armoiries dont ses confrères auront fait l’acquisition pour leur fille, et de pouvoir y découvrir les tares qui l’édifieront sur son propre choix à lui, de même que sur le genre de tromperie que lesdits confrères auront subie sur la nature de la chose vendue.

Quant au jeune Dupuis, ou Dufour, ou Dumont, qui tient à s’enrôler à titre de volontaire dans le parti aristocratique, il lui est éminemment utile de ne pas faire en blason quelque faute d'orthographe grossière dont l'évidence pourrait prêter à rire aux Poirier, Pommier ou Duchêne qui ont un intérêt particulier à surveiller les contrefacons.

Ceux qui possèdent des armoiries authentiques et vraies ne diront rien, et se contenteront de sourire én petto, — excepté toutefois si l’on s’avisait de les prendre.

Les autres envieront ou admireront.

Notez aussi que le plus souvent quelque terme de blason jeté négligemment

à travers la conversation ne peut que produire un excellent effet.

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I est bon de pouvoir dire, en se promenant au bras d’un ami, lorsque les voitures aristocra-

tiques se pressent aux environs

de Saint -Thomas d'Aquin ou

de Saint-Philippe du Roule,

pour quelque mariage :

Cet écu est écartele.

Celui-ci, coupé.

Celui-là, tranché.

Celui-là, gironné.

Celui-à, en pal.

Celui-là, en chevron.

Celui-là, party.

Celui-ci, adextré.

Celui-là, sénestré, etc.

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— Tiens, voici les armes des Montesquiou; je croyais me rappeler qu'ils portaient d'or à trois tourteaux de queules posés 2 et 1.

— J'étais dans l'erreur, c’est bien cela : d’or à deux tourteaux de queules, posés l’un sur l'autre.

— Voici les Ramelay; je crois vaguement me rappeler que nous avons une alliance dans la famille : ils portent, comme vous voyez, d'azur à une fleur de lys d'or, mantelée de même, à l'aigle de sable.

Services rendus au roi indiqués par les fleurs de lis.

Il ést bon qu’il reconnaisse du premier coup d'œil, non-seulement’la couronne, mais certaines armoiries, et qu’il lui soit possible d’épeler à peu près couramment les signes caractéristiques de l’art héraldique.

Les uns lui sauront gré de son étude, qui est un hommage.

Les autres s’inclineront, trouvant la chose toute naturelle, ce qui sera une victoire.

Les autres s’indigneront contre lui, comme un de ces incorrigibles,

diront-ils, qui n’ont rien oublié, rien appris, regrettent les droits du seigneur, el se sont uniquement donné la peine de naître!!! — ce qui sera le triomphe.

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