‹ La Comédie infernale [microforme] (volume 3)Chapitre 15 sur 34 · IX OBJECTION · texte numérisé non relu

IX OBJECTION

ge, il lui as- 6

et la Proviur son Auxis digne, ainsi a de son pa-

est, dit-on, les Evêques qui répondront des consé.

quences, puisqu'ils sont cause de natre différend. Pour-

quoi Mgr. de Telmesse at-il voulu se rendre maitre dans

otre Eglise? Pourquoi Mgr. de Québec n'a-t-il pas fait | publier le Bref de sou Suffragant ?

RÉPONSE

rélats : et de Bref de Mgr.

La dernière partie de cette objection, à déjà été rétutée ci-dessus, page 8.

Il s'agit done de répondre à la première partie qui con. cerne Mgr. de Telmesse.

On a eu grand tort d’accuser de Voies de fait Mgr. de Telmesse, qui n’a jamais prétendu faire autre chose dans notre Eglise, que ce que faisait l'Evêque Diocésuin lors qu'il était sur les lieux.

En toutes choses. nous semblons avoir parlé d’abord d'une facon, et avoir ensuite agi d’une autre. Quand Mgr. de Telmesse demanda avis sur son acceptation de l’Episcopat, pourquoi ne lui conseilla-t-on pas de refuser: Assurément il n'aurait pas accepté. Quand après le sucre de Mgr. de Telmesse, on demanda à Mgr, de Québec, comment il voulait qu'on traitât son Suffragant dans notre Eglise, et qu'il eût répondu comme moi-même, que ne lui disait-on aussitôt que cela ne se pouvait faire: que cé tait contre les règles de l'Eglise ? Mgr. de Québec se sefait probablement prêté alors à nos vues; et le scandale du renversement du Trône Episcopal, en labsence de Mgr. de Telmesse, n'aurait pas eu lieu.

Comment Mgr. de Telmesse s’est il rendu coupable de Voies de fait dans notre Eglise, en agissant d’après ce qu'avait réglé Mgr. de Québec, avant de quitter Montréal. et sans que nous nous y fussions opposés 7? Comment pouvons-nous dire que le Bref de Mgr. de TFelmesse ne nous à pas été suffisamment notifié, lorsque nous-mêmes n'avons deman:lé à Mgr. de Québec, qu'un Mandement pour cela ? Comiment nous plaindrions-nous de n'avoir pas vule Br&# de Mgr. de Telmesse, après que Mgr. de Québec nous à offert d'en recevoir communication par Mgr. de Felmesse, et que nous n'avons pas voulu ? Pour. quoi avons-nous publié le Mandement, si nous voulions ensuite nous opposer à son exécution ? Si Fon doit en toutes choses se conduire avec franchise, c'est surtout dans les matières de Religion.

Mais n'aton pas offert à l'Evêque de Telmesse de revenir dans nt 3: Eglise, après sa Visite de 1821 ? Non,

on lui à écrit seulement que nulgré l'extrème peine qu'ont

re partie qui con.

s de fait Mer. de autre chose dans 1e Diocésain lors

ir parlé d’abord ne autre. Quand on acceptation de nn pas de refuser:

ind après le sucre Mgr. de Québec, ragant dans notre même, que ne li t faire:

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s; et le scandule en l'absence de

nuu coupable de issant d’après ce quitter Montréal, posés 7° Comment

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. Si nous voulions ? Silon doit en

hise, c'est surtout

» de ‘Telmesse de ite de 1821 ? Non,

ctréme peine 1 ont

D; De

les Communautés à changer leurs usages. les choses reste. rent au chœur de la Paroisse, comme elles étaient avant lu Visite. Et on lui écrivait cela, après ui avoir dit dans son Mémoire ibrégé qu'on lui avait adressé dans sa Visite, que des gnonrants trouvaient mauvais que le

Maison ne l’invitait pas à y revenir.

Séminaire voulût ire maître dans son Eglise ; et l'on expliquait plus cluirement quels étaient ces jynorants, en disant à Monseigmeur, dans la Lettre qui accompagnait le Mémoire On laccusuit dans ce Mémoire d’avoir usé de Foves de fait dans notre

qu'il avait jusqu'alors ignoré nos droits.

Eglise. On, lui prescrivait duns la Lettre d'envoi, des conditions pour sa rentrée. savoir qu'il reconnaîitrait que «et état des choses serait sans pré'udice aux droits du Séminaire : qu'il ne durerait que jusqu'à la Visite de l'année suivante. et qu'il ne subsisterait jamais pour le successeur de lEvéque de Telmesse : c'est-à-dire, qu'en voulait faire avouer d'avance à cet Evéque. que jusqu'abrs il avait eu tort dans cette affaire qu'on venait de déferer à Rome ; et qu'on cherchait à le compromettre pour l'avenir. Après cela est-il surprenant.que l'honneur l'ait empêché de revenir à notre Eglise? D'ailleurs. s'il v lut revenu le Dimanche suivant, croyant trouver les choses dans le même état qu'avant la Visite, il aurait été trompé ; car le Trône n'avait pas été replacé, vu, disaiton, l'opposition des Marguilliers. Mais comment imputer iceux-ci seuis d'avoir ôté le Trône, quand on écrivait à Monseigneur, en fui envoyant le Mémoire, que le temps de son absence pendant su Visite. nous permettait d'ôter k Trône avec moins d'éclat ?

Après tout, quand'onaura prouvé que Mgr. de Telmesse uusé de Poies de frit dans notre Eglise, il sera temps d'examiner si véritablement elles méritent ce nom, et si iles peuvent être comparées à celles dont il se plaint de notre part,

jai annoncées au commencement de ces Observations.

En attendant je vais poser les Maximes que

L MaxrIMe.

Il faut obéir au Pape.

Le Pape avant donné à Mgr. de Telmesse l'autorité nécessaire pour gouverner le District de Montréal, ordonne par là même au clergé et aux Fidèles du même

District, de le reconnaître pour leur chef, tenant à leur!

égard la place de l'Evêque de Québec ; et de l’honorer et lui obéir en cette qualité. Cet ordre du Souverain Pon. tife nous étant clairement manifesté par notre Evêque: c'est une obligation très étroite et très importante de l'exécuter tidèlement ; et par conséquent ceux qui refusent de s’y soumettre sans raison légitime, péchent très grièvement. Or les raisons que l’on prétend avoir, sont.

elles réelles ? sont-elles assez grandes ? C’est ce que nousi

n'avons pas droit de décider. Nous avons seulement le droit d'exposer ces raisons au Pape ; c’est à lui seul de décider ces doutes, et de dispenser de l'obéissance, s’il le juge à propos. ,

Et qu'on ne dise pus que le Bref du Pape est contraire aux Canons ; que le Pape.lui-même est soumis aux Canons, et obligé d'y conformer ses décisions. Pour réponsc, je me contente de transcrire les paroles sui vantes de Muzzarelli: ‘ Est-il quelqu'un assez peu logi- ‘“ cien, pour unir ensemble ces deux idées, d’une puis “ sanceplénière,suprême et universelle dans toute l’Eglise “ conférée par J.-C. au Pontife Romain, et de subordina- ‘ tion, comme sujet aux Canons, non-seulement des Con: ‘ ciles, mais encore des Provinciaux, pour ne pas dire “des Diocésuins ?"" Muzzarelli, l'origine de la juris diction des Evêques dans leurs Diocè es, page &6.:*

II MaAxIME.

Il faut obéir à l’Evêque.

L'obligition d'obéir à l'Evêque et de lui être soumis, est certaine et importante. Pour s'en dispenser, il faut

elmesse l'autorité et de Montréal,

Fidèles du même hef, tenant à leur et de l’honorer ct u Souverain Pon.

ar notre Evêque:; ès importante de nt ceux qui refu.

ime, péchent très.

étend avoir, sont- C’est ce que nous vons seulement le c’est à lui seul de ‘obéissance, s’il le

>ape est contraire

est soumis aux décisions. Pour > les paroles sui un assez peu logiidées, d’une puis lans toute l'Eglise.

, et de subordiniulement des Con:

pour ne pas dire gine de la juris page E6.:

lui être soumis.

dispenser, il faut

onc des raisons certaines et non douteuses, importantes Lnon communes. Or à qui est-ce à juger si ces raisons nt telles ? Ce n'est certainement pas à ceux qui y sont htér'essés.

Des Prêtres blâment leur Evêque, décident qu'il a tort, mont-ils le Droit ? Ils parlent en & nséquence, ils insirent les mêmes sentinents à leurs amis et à leurs Elèves. Le peuvent-ils en conscience ? Chacun aura le même hoit de s'élever contre ses Supérieurs.

Dans le clergé, les Prêtres sont subordonnés à leur Eéque. Ils ne Coivent done pas chercher à l'ennorter ur lui dans ee qui concerne la Religion, & ons que le périeur de l'Evêque ne le décide ains..

Car on doit savoir que tout Evéque à droit le dire ce que disait autreiois St Thomas Ge C'antorbery au Comte le Leicostre, qui le citait au tribunal üe sou Souverain envi IT.

‘loi, ni selon la raison, que des enanis se parlent pour

# Considérez, mon fils, qu'il n'est ni selon la

juger &e leur père, et qu'ils le condainment : ainsi je ‘me Soustrais au jugement du loi et au vôtre, ot à celui ‘de tout autre qui entreprenurait contre moi. Respon-

/ ao

“subie à Lieu seul, je ne puis être jugé que par le Pape, appelle comine vous en Ctes tous témoins."

allie. livre XX VIT, tonte LE PE y 922,

once droit de parler huuteinent contre

‘à qui j en

Mist. de l'Egtist Personne jiil

Mur. de Quéicc ot son Atagiliuire ; et de condamner £ Ÿ te

ublguement leur conduite, avant qu'ils aient été con

hniés par le Pape encore moins de les calomnier, Watne ont init quelques-uns ; ce qui est regardé comme urave par l'Eglise, qu'elle le met au nombre des trois

] léce seit la:

la dégradation solennelle =

kuils cas où elle prononce bntre ceux qui s'en rendent coupables, savoir, pour le wine d'hérésie, la falstication des Lettres Apostoliques, & la calomnie contre son propre Evéêque, Durand di Mais attendant Île

luilanne, verbo. Dégradation. el

wement de Rome, s'il doit avoir lieu, voyons ce que lus avons à faire.

one 90 =

TITI MAXxIME.

[faut un juge pour terminer les contestations.

Le parti des Kvêques, et celui des Prêtres qui leur sont opposés s'accusent mutuellement de subtilités, de*pré ventions, de fausses imputations. Qui en sera le juge! Ce ne sera certainement pas le Public. Cependant de Prêtres dénoncent leurs Evêques au Public. Mais outr que ce n'est pas là la marche de l'Eglise quand les Supé rieurs sont en faute, comment le public pourrait-il décide entre ces mêmes Supérieurs, et quelle force aurait & décision ? En eflet, chacun des deux partis soutient qu'il a raison : il faut un juge pour donner le droit à qu il appartient. Quel sera le juge ? Le Publie ? [n'a ni les Tumières, ni la prudence, ni lautorité nécessaires pour juger de si grandes questions.

Le Public ou le Peuple ne peut donc être juge dans cette cause, Qui le sera donc ? Kera-ce le (rouverne. ment ? Mais comment le Gouverneinent peut-il décider entre les Pasteurs Catholiques et leurs ouailles, en ma: tère de Religion ? C’est d'ailleurs ce qu'il ne prétent pas, et ce que nous ne pourrions lui demander. Ile faut dire autantdes Tribunaux Civils. Enfin. sera-ce le Clergé ? C'est ce qu'il reste À evmminer

Ceux des Prêtres de ce District qui sont mécontents de la conduite des deux Evêques. et qui Sen plaignent ne peuvent point décider la contestation par eux-mêmes: eur ils sont partie intéressée. et par leur caractère sucer dotal. soumis à l'Evêque Diocésain et à son Auxiliaire Ainsi quelque soit leur manière de penser et de s'énoncer, rien de tout cela ne peut donner le dessous à leurs Supé rieurs C'anoniques. Les autres ne sont pas qualifiés non

plus pour juger et décider dans ces affaires. Quant à l'Evêque Auxiliaire. on lui refuse la qualitéet les pour voirs qu'il a reçus de Rome, et on l’accuse au lieu de recevoir ses ordres, Comme on devrait. Enfin l'Evêque

contestations.

rêtres qui leur sont subtilités, de *pré ui un sera le juge!

6. Cependant des ublic, Mais outr se quand les Supé pourrait-il décide le force aurait « IX partis soutient nner le droit à qui Public ? [ln'ani

autorité nécessaire

ic être juge dan a-ce le (Gouverne.

nt peut-il décider ‘ ouailles, en ma:

qu'il ne préten demander. Ilen Enfin. sera-ce le Fe pont mécontents de Son plaignent ne pit eux-mêmes:

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er et de s'énoncer,

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sous à leurs Supé.

pas qualifiés non iffaires. Quant à

qualité et les pour accuse au lieu de Enfin l'Evêque

me ft

jocésain est lui-même blâmé publiquement : on veut étruire les Etablissements qu'il a faits dans le Diocèse, trendre nul le Mandement qu'il a adessé à ce snjet au lergé et aux Fidèles de ce District. On est par: consé. went bien éloigné de prendre pour juges ces deux Prélats. uel autre tribunal reste-t-il donc à invoquer, sinon celui ui à droit de juger les Fidèles, les Prôêtres et les Evêques ux-mêmes, savoir le St. c'est aussi le seul tribuhal auquel les premicrs Pasteurs puissent être cités dans ke qui concerne la Religion.

Ces principes sont incontestables

Siége ;

il fallait donc former un Appel Canonique au St. Siége, puisqu'on ne vouhit pas se soumettre à l'Evèque Diocésain, ni àson Auxilaire comme Je suis persuadé que nous devions le faire commencement. Au lieu qu’en résistant aux Evéques et les dénonçant comme on à fait, arte de la subordination essentielle au (iouvernement de l'Eglise, et l'on s'expose par à à être blàmés et repris même P: ar ks Laïes.

En effet si un simple Fidèle demande quel e t le sujet des contestations entre les Evêques et les Prêtres ; on lui répondra que ce sont les honneurs de l'Eglise. et l'auto. rités nécessaire pour gouverner spirituellement ce District. I répliquera : ces honneurs et cette jurisdiction contesde paraissent bien regarder la Religion, ce qu'on ne pourra Mais continuera-t il, dans les choses qui oncernent la Religion, quand d’un côté ce sont des Evé: ques, et de l'autre des Prêtres qui contestent, moi qui ne onnais pas ces matières, quel parti suivrai-je ? Celui des Prêtres, ou celui des Evêques qui sont supérieurs aux Prêtres ? Quelle réponse leur donnera t-on ?

Ne vous mêlez pas de ces discussions, lui dira t-on. Mais, répliquera-t il, les Prêtres s'adressent aux laïcs is disent que sont intéressés dans ces débats, et qu'ils doivent les connaître pour former leur opinion. Ils poursuivent vivement les Evôêques, qui sont au-dessus du Uorgé et des Laïcs. Je crois être obligé de me déclarer

dès le on s'éce

nier,

es laïcs

pour les Evêquos, jusqu’à ce que leur Supérieur les ai: condamnés. Autrement quand des Capitaines s'élèvent | contre leur Général, sans qu'aucun juge compétent Géc de, les soldats devraient se déclarer pour eux et se so: lever contre le Général. Si donc vous êtes nos Pasteur, |

donnez-nous l'exemple de la soumission que vou nou:

préchez ; et obéissez à vos Supérieurs, comme vous vo

lez que noùs vous obéissions.

IV MAXxIME.

Dans les matières de Religion, il faut céder à la plu grande Autorité.

Nous devons donc nous joindre à la partie la’ plus co: Kidérable du Cierge de ce District et à cinq Evêques, quels approuvent la conduite de nos deux Prélats, souticnnent que nous devons exécuter le Bref du Pa] je m'explique.

10. cinquante-quatre Prêtres de ce District, (ce forme la majorité,) ont Gonné pur écrit leur adhésion bre: en question du Souverain Pontife et au and ment de Mgr. de Québec, déclurant qu'ils désajpro

vent le pamphlet sorti de Longueuil, et tous autres Ecrit: faits contre les aits Pre; et Mandeiment, Et il est

marquer que plusieurs de ces Prêtres sont ans au

jiuil'o,

2 Mg. Povnter, Evêque d'Italie, et Vicaire apost lique de Londres s'est déclaré ouvertement jy ur Mu

Plessis contre le curé de Longueuil On ne peut do

alement que les véque de fihésine, (1) de 4'osc PE D | . n Rs A ' ra Juir je, NC pensent Corine \Ler. Povntei i,1h:iil 4 ‘ ' 4 " ,° 14 , x PR ' sr ; ] { Coudjuteur, qui:lès avant le départ de Mgr. Ge Qi npl'ly } i ÿ À “1 , iv »

l jou l'Europe, a connu et approuve les Plans, n'a Ï - k , A 4 n°1 =, 4 1° | r 11 d connuître qu'il eût changé d'avis Voilà don Evêques, juses naturels des matières Ecclésiastiques 1 \ ‘us ] A y \ TU nÉ£éhan { se joignent à Mur. de Telmesse, à Mgr. de Québec, ct à __— (1) Voye Ù « dice à ce mémoire, ve |

Supérieur les ai:

pitaines s'élèvent e compétent déc:

Dur eux et se soc tes nos Pasteur, In que vou

CONMe VOUS Vol

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artie luplus con inq Evéques, deux Prélats,

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(ce q adhésion :

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