ARTICLE I
Motifs d'attachement et de
reCOhHLISSANCe
Qui veut-on empêcher de demeurer dans cette I “l'y exercer ses pouvoirs ? Un Evêque dont l'enfance “la jeunesse nous ont été connues, nn élève de cette roisse qu'il a toujours édifiée par la sagesse de sa con. lite, par sa piété, par sa ferveur ; és lumières et
>uroisse ,
et dont les talents les vertus font assez l'éloge : qui n'est titré dans l'Etat Ecclésiastique, que dans la ferme espé. nice d’être Prêtre du Séminaire ; qui dans cette muison Hit tout le bien qu’:1 a pu; qui pour lui rendre service itonsenti, contre son goût, à un voyage d'Europe, lequel puvuit achever de ruiner sa santé déjà faible, et l'ex. Wait à ne plus revoir une mère tendre et Justement
Vovez à la fin, le rer appendice.
chérie: qui n’a accepté l’'Episcopat qu'avec peine. d’ près la volonté du Supérieur général de St. Sulpice. de celle du Supérieur de cette maison, d’après les in tances de son Evêque, et les ordres exprès et réitérés d Pape; qui ne se consolait que dans l'espérance d’éti toujours uni au Séminaire, et d'en être regardé comm membre. Pour les services qu’il a rendus pendant quinz ans, l'attachement qu'il nous à témoigné, et l’empre sement qu'il avait de ne vivre qu'avec nous, quelle récon pense a-t-il reçue ? Quel retour de la part du Séminaire
Dès le commencement des malheureuses affaires, j'e: primai combien je désirais que Mgr. de Telmesse cor tinuât à demeurer avec nous dans notre Maison: mai on trouva que la chose n'était pas praticable. On di cependant au Prélat qu'il pouvait loger au Séminair pendant plusieurs mois. Mais bientôt on lui signif qu'on ne pouvait le garder même un peu de temps, e que s'il continuait de venir en récréation avec nous plusieurs de nos Prêtres n'oseraient s'y trouver, et 8e raient obligés de se priver de ce délassement. I} fallu donc que l'Evêque cherchât promptement un autre asile et le Jour méme où on lui donna cet avis, son embarra fut tel. qu'il ne savait en quel lieu il coucherait. J'en fus pénétré de chagrin: j'en témoignai ma peine; j\ joignis des représentations et des instances ; mais san succès, Depuis ce temps, je n'ai pu effacer de mon espril ce triste événement ; et plus d’une fois, quand j'ena entendu le récit, je n'ai pu retenir mes larmes.
Malgré ces sujets de mécontement et plusieurs autres Mgr. de Telmesse est encore attaché à notre maison: € il conserve des sentiments de modération et de charité tels qu'ils doivent se trouver dans le cœur d’un Evéque On l'u entendu plusieurs fois s'exprimer ainsi :
‘Je ne veux pas de mal à personne. Je ne parle contr “ mes adversaires, qu'autant qu'il est nécessaire pour m “ cause. Je les excuse autant que je puis ; et je ne souflr “pas qu'on les blâme et les condamne en ma présence
u'avec peine, d'a.
e St. Sulpice. €t 1, d'après les ins près et réitérés du l'espérance d’être *e regardé Comme us pendant quinze igné, et l’empres ous, quelle réconiart du Séminaire ?
uses affaires, j'exde Telmesse con:
tre Maison: mai raticable. On di oger au Séminaire ôt on lui signifa peu de temps; € réation avec nous, s'y trouver, et &tissement. Il fallut ent un autre asile.
avis, son embarras il coucherait. J'en nai ma peine; j\ tances ; mais Sais acer de mon esprit fois, quand j'en al ks larmes.
et plusieurs autres à notre maison ; © ation et de charité cœur d’un Evêque
1er ainsi :
h, Je ne parle contr nécessaire pour mi uis ; et je ne souflt ne en ma présence
“ Je suis disposé à tout oublier, et à faire tous les sacri- « fices possibles. Je ne veux qu’exécuter la volonté du ‘ Pape et de mon Evêque. Cette volonté m’est connue ‘clairement: je puis l’accomplir sans déplaire au Gou. - vernement : il est de mon devoir de m’y conformer, “ je ne veux nuire aux droits de qui que ce soit.
‘ Je veux continuer de vivre dans la Paroisse où je ‘ suis né, où j'ai été élevé, et où j'ai vécu jusqu’à présent, “excepté pendant que j'ai été secrétaire de M. Denaut,
et pendant mon voyage d'Europe. Cette ville est le chef-lieu du District, et la résidence naturelle de celui “ qui doit conduire la Ville et tout son Territoire. Cette “ Ville a été assignée pour le lieu de ma résidence future, par le Ministre d'Etat, lorsqu'il m'agréa pour gou- -verner ce District, au nom du Prince régent lui-même. Comment peut-on donc me blâmer ?
‘ Le Séminaire ne peut me loger; je me réfugierai ail- ‘leurs en attendant mieux. Des Laïes me refusent dans leur Paroisse la place que j'y occupais : leurs Prêtres ‘ne s'y opposent pas:
j'ai formé en conséquence le - dessein de construire une Eglise dont je serai maître : “et auprès, une maison pour ma demeure. On a refusé “de demander les secours des Fidèles pour cet Etablis- “sement : la Providence y pourvoit d'une autre manière. * Au reste, cet Etablisement ne préjudiciera en rien aux - droits des curés, des Patrons et des Seigneurs. On ne : fera dans l'Eglise de St. Jacques, que ce qu'on a droit “de faire dans une Eglise qui n’est pas Paroissiale. Enfin, ‘tout cela se fait suivant la volonté de l'Evêque Diocésain “et avec son approbation. ”
Ainsi parle et agit Mgr. de Telmesse. Cette modération jointe aux services qu'il nous a rendus, et à l'attachement qu'il conserve pour notre maison, ne mérite-t-elle pas quelques égards ?
Quant à Mgr. de Québec, on fait l'éloge de ses bonnes qualités, de ses vertus, et en particulier de sa pationce. On sait qu’au moins une fois il a écouté tranquillement