EFFETS DES CONTESTATIONS PRÉSENTES
ARTICLE ÎER.
‘ Ecrits publiés contre les Evêques.
Le Séminaire, il est vrai, n’a pas contribué à la publi ‘ation dos deux écrits de Mr. Chaboillez ; il 4 méêmt engagé l’auteur pendant un an à ne pas publier le pre mier de ces pamphlets, à cause des inconvéniens qu'il } avait à exposer au Public les matières controversées, e en quelque sorte à l'en rendre juge.
Mais 1° il convenait très-fort que le Séminaire après cette publication, prit la défense des Evêques attaqués. Car les Séminaires sont les défanseurs nés «dl leurs Evêques et de la Religion. Ainsi pensait Mr Poynter, Vicaire Apost. du District Episcopal de Lon dres, lorsqu'il écrivait à Mgr. de Québec : ‘‘ Je suis per « suadé que l’illustre Séminaire de St. Sulpice, pour qu “ j'ai la plus haute estime, sera le premier à réprouver « & pamphlet. ” Malheureusement ses espérances ont ét vaines. Quant à moi, affligé du silence de mes confrères
Sdrale :, et non pour e; mais On s'appuie s’agit de faire voir > tel ou tel honneur.
ière de parler sont
de convenance qui > différente de celle à parler dans la 3 que produiront lès
SERV ATTONS.
'RÉSENTES.
Evêques.
ntribué à la publi.
illez ; il 4 même pas publier le preconvéniens qu'il y s controversées, et ue le Séminaire, nse des Evêques défenseurs nés de \insi pensait Mr.
Épiscopal de Lon:ke: ‘Je suis per- Sulpice, pour qui ier à réprouver ce espérances ont été de mes confrères,
NET Eu
jai écrit deux lettres particulières à l’auteur de ce Pamphlet pour le réfuter selon mes forces, employant successivement la douceur et la sévérité.
20 Il fallait au moins ne pas approuver le Curé écrivain, et ne pas le favoriser comme il paraît que l’on a it, en disant ouvertement que son fpremier écrit était appuyé sur les bons principes, et bien prouvé, (à l’exeption peut-être de la citation du Concile de Trente) ; en recevant ses visites dans los temps critiques plus souvent que jamais, et lui faisant le meilleur accueil ; en l'aidant de conseils, disent quelques-uns, sans l’assurer, mais le présumant, de la conformité qui se remarque entre ses assortions, preuves, etc. et celles du Mémoire fait par le Séminaire
Mais au moins Dieu connait si et jusqu'où cetto Maison «contribué aux écrits en question, et aux murmures de plusieurs Prêtres et Laïes ; et il connaît aussi la conduite qu'elle devait tenir dans ces circonstances. Je crains son jugement et ses châtiments, ‘pour monde-ci.
même ce
ARTICLE Il.
Effets de ces Écrits.
Ceux mêmes qui sont opposés aux Evêques, trouvent, ilest vrai, que la publication de ces Ecrits, produit de mauvais effets dans le public. # Mais, dit-on, le public “a pourtant droit d’être instruit de ces questions, parce- ‘qu'il y est intéressé ; et après tout, les matières s’éclair- “ciront, et on saura à quoi s’en tenir.”
Mais il est maintenant aisé de voir par expérience, si lon a bien instruit ce Public, s'il est aujourd’hui plus éclairé et mieux en état de juger ces questions qu'il ne l'était auparavant. Combien peu de personnes sont capables d'apprécier les raisonnements faits de part ot d’autre, ou les autorités citées.
di san
On instruit ie pouple de plusieurs choses qu'il devra ignorer ; et on lui fait prendre l'estime, la confiance et | respect qu’il avait pour ses supérieurs, pour les Prôtr comme pour les Evêques. On lui fait entendre qu’il pet examiner et juger ses Supérieurs ; ce qui est contraire la subordination, surtout en fait de Religion.
D'ailleurs, en parlant ou écrivant contre les Evêque: on devait bien s'attendre que d’autres parleraient o écriraient en leur faveur. De là les divisions et parti opposés entre les Luïcs, qui s'accusent réciproquement se haïssent, s'injurient. Par là, on trouble les Fidèle paisibles, on les maléditie, et on se charge de tout | mal.
Car a-t-on droit de publier comme on l’a fait, tan d'accusations, de reproches, de soupçons ? Tout cela nui à ceux qu'on attaque, et même aux deux partis. Con ment donc peut-on autoriser cette conduite ?
Et en effet que prétend-on dans ces attaques? Humilie les premiers Pasteurs, les faire passer pour ambitieux vains, despotes, injustes, etc. On veut empêcher un Ett blissement qui peut produire beaucoup de bien, € rendant la vigilance et les soins, plus faciles par la pri sence d’un second chef. [Il n’est conforme ni à la charit ni à la justice. de priver le Clergé et les Fidèles, de secours qu'ils ont droit d’en attendre : et on se charg beaucoup en empêchant le bien qui doit résulter de | Visite des Paroisses, de la Confirmation, des Ordination etc. Dans tout cela que de péchés. On doit bien craindr pour tous ceux qui auront à en répondre, quelsqu'il soient,
ARTICLE IIL.
Effets des contestations Ecclésiastiques, par rapport à notre maison aux Communautés Religieuses, aux fidèles laîes, et aux Protestants.
Les esprits d’une même Communauté se partagent. | se forme deux partis qui s’observent, se soupçonnen
oses qu'il devrait , la confiance et le À , pour les Prôtres ntendre qu’il peut
qui est contraire à
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marient l’un contre l’autre, s'accusent réciproquement, et e contristent. On n’a plus l'intimité et l'union que des nfrères doivent avoir. On se pique, on s’échauffe ; et ‘on se trouve comme étranger ou ennemi dans le sein de à même famille.
De plus, on s'occupe du sujet des contestations, on y tfléchit ; on approfondit les moyens de défense ou d’at- “que ; il faut chercher des preuves et des autorités ; tout «la fatigue l'esprit et emploie du temps. Outre cela on «st inquiet sur ce que penseront certaines personnes ; on aint pour le succès ; et la conscience aussi peut n'être las en repos,
Enfin ces divisions qui font beaucoup de mal au de:uns, étendent au dehors leurs funestes effets. Les Comnunautés Religieuses prennent les impressions qu'on eur donne, raisonnent suivant ce qu’elles entendent des lifférentes personnes qui les fréquentent, et se partagent le sentiments ; ce qui ne peut que nuire au recueillenent et à l'union qui leur sont si nécessaires.
Les Laïcs prennent aussi part à ces divisions, et fornent deux partfs ennemis qui se haïssent et se livrent à des excès déplorables, soit en paroles, soit en écrits. Il st vrai que lex Fidèles pourront voir les témoignages de rspect et de civilité que nous donnons à l'Evêque Auxilaice ; mais ils sauront que tout cet extérieur est vuide, ‘que le cœur n'y a aucune part. Ils trouveront qu'il st commode pour eux de nous imiter.
Mais ce n’est pas tout : nous devons aussi nous occuver des intérêts de la Religion dont nous sommes les Ministres. Quel effet ces divisions doivent-elles produire sur les Protestants ? Ils auront moins d'estime et le respect pour les Evêques et les Prôtres ; ils concevront le l'opposition contre la Doctrine, s'ils regardent comme lignes de mépris, ceux qui la prêchent.
Cependant quand il s’agit de la Foi, nous ne devons pas oublier ceux qui demeurent dans la maison de la Foi,
mr.
ou dans l'Eglise. N'y a-t-il pas pour eux et pour nou: dans les divisions présentes, un danger réel de faire u funeste naufrage, en abandonnant l'unité de l'Eglise Nous allons en dire un mot dans l’article suivant.