ARTICLE VII
Effets des contestations présentes par rapport aux Mai guilliers.
Nous avons certainement témoigné beaucoup de bont et de complaisance aux Marguilliers de notre Paroiss: et en particulier c’est pour leur plaire que nous avon refusé de publier la Quête mandée par Mgr. de Québec Malgré cela, dans le temps même qu’on les favorisait, w des principaux d’entre eux a dit à un de nos anciens Con frères : ‘“ Pourquoi les Supérieurs Ecclésiastiques se mé “ lent-ils de régler la forme qu’on doit donner aux Egjli “ ses que l’on veut bâtir ?’ Le même Marguillier disait encore au même Prêtre : “ Il serait à désirer que le Cler “ gé fut pauvre comme dans les premiers siècles ; il est « trop riche.”
Les Marguilliers paraissent d'ailleurs conserver la pré. tention qu'ils ont depuis longtemps, de ne pas laisser présider un Prêtre dans leurs Assemblées. Eux et les autres Laïcs nous rendront au centuple les désagrements que nous aurons causés à nos Supérieurs Ecclésiastiques.
Dans la Requête présentée à Mgr. de Québec, pour ol tenir la permission de construire à Montréal une not: velle Eglise paroissiale, il n’est fait nulle mention du Curé, non plus que dans les lettres patentes du Roi qui permettent d'acquérir différents terrains à cet effet. Tout est au nem des Marguilliers, ce qui est contraire aux règles, à ce que je pense. Ainsi, les Marguilliers font les choses sans nous, et paraissont nous faire la loi. Maïs nous n’en disons mot : nous réservons nos oppositions
pour les Evêques.
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I1 pout se faire, cependant, qu’en cela les Marguilliers aient agi de concert avec le Séminaire: et alors ce sera une preuve de notre extrême complaisance pour eux, et du peu de zèle que nous apportons à soutenir nos droits de Curés, quand il ne s’agit pas de les opposer à ceux des Evêques.
ARTICLE VIIT.
Effets par rapport au Gouvernement.
Quant au (rouvernement, un moyen de conserver sa protection, était de demeurer unis aux Supérieurs Ecclésiastiques, et de ne former qu’un seul corps avec eux. L'union fortifie ; et, dans des temps de crises, un Evêque peut obtenir beaucoup en faveur de ses Séminaires. D'ailleurs, les Evêques, les Séminaires, les Curés et tous les Fidèles, unis ensemble, forment un tout qui impose autrement qu’une Maison isolée, soutenue par une Paroisse ou peut-être par quelques-unes.
D'ailleurs, le grand motif que l’on présente au Gouver:nement pour conserver le Séminaire, c’est que cette Maison est établie pour soutenir et perpétuer la Religion, en formant des Prêtres, en instruisant et conduisant les peuples, et particulièrement les Sauvages, suivant leur institution. Mais ce motif s’affaibliera et même disparaitra Si la division continue. Car on verra que l'Evéque peut se passer d'eux pour l'éducation, et que même il désire s’en passer. On saura qu'il peut conduire Monttréal comme Québec, par un Curé et des Prêtres qui n’appartiennent pas à un Séminaire; et qu'il peut mettre aussi de ses Prêtres à la tête de la Mission du Lacs des Deux- Montagnes, comme à la tête de celle du Sault-St.-Louis et de St. Régis, qui ne sont pas sur un plus mauvais pied que celle Au Lac. En un mot, on dira que le Séminuire est à charge à l’Evêque, qu'il est plus nuisible qu'utile à la Religion,et qu'il est facile de faire acquitter par d’autres ses différentes fondations. L'Evêque consulté alors, que répondra-t-il, s’il est mécontent ?
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