La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]
Réjouissons-nous ! Une grande lumière est descendue sur mon humble village, et du fond de ma modeste chaumière, j’en ai été tout i{uminé.
J'ai vu l’Église menacée et la Patrie en péril par une trame infernale.
J'ai écrit ce que j'ai vu, ce que J'ai entendu et ce que J'ai compris des secrets desseins des démons !
Encore sous l’impression douloureuse de ces navrantes visions, j’ai entendu une voix mystérieuse qui disait : “ Malheur à celui qui gardera captives la lumière et la vérité ; ”
Longtemps ai feint de ne pas comprendre cet avertissement : j'avais peur des terribles révélations qui m’avaient été faites : je craignais de produire un grand scandale en les publiant !
il, PRÉFACE.
Cependant la mystérieuse voix ne cessait de se faire entendre !
Chaque jour ses accents devinrent plus impérieux |!
“ Ne crains rien, me disait-elle sans cesse, depuis longtemps le mal travaille dans l’ombre ; il est temps de le dévoiler ; les ennemis du Syllabus et de Pautorité épiscopale vivent de mensonge ou d’ignorance; et le public est trompé, odieusement trompé : Parle ! Livre à la publicité la Conjuration dont tu as été Le témoin : s’il y a scandale; ce sera un scandale nécessaire ; il éclairera le public et rétablira la vérité : ZI est nécessaire que le scandale arrive !”
Oui, me disais-je, à est nécessaire que le scandale arrive, mais malheur à celui par qui il arrive
Et la voix de répondre : Malheur aux scribes et aux pharisiens, les auteurs du scandale, et gloire, honneur au Christ qui les démasque et les fait connaître tels qu’ils sont.
Jésus-Christ est venu nous enseigner ce qu'il fallait faire ; or, il n’a pas craint de dévoiler la perfidie et l'hypocrisie ; tu ne peux donc mieux faire que de l'imiter.
Vaincu enfin par cette voix, qui était celle de ma conscience, je publie ce que j'ai vu, entendu, compris, comme je l’ai compris, entendu et vu !
Comme les démons n’ont pas cité leurs autorités, J'ai dû, afin de reproduire fidèlement, ne mentionner moi-même aucun des auteurs où ils se sont informés et renseignés.
Si le public le désire, je lui mettrai, un jour ou l’autre, les pièces justificatives sous les yeux.
Puisse cette me au bon s qu'ils jo nada, da presse.
En mon V
PRÉFACE. li.
se Puissent les infortunés égarés être instruits par cette merveilleuse publication, Puissent.ils revenir
É- au bon sens, à la lumière, et cesser l’ indigne rôle qu’ils jouent, bien innocemment sans doute, en Ca-
18 nada, dans l'Eglise, dans la politique et dans la
st presse.
le UN IzLumiINé.
En mon Village, ce 2 Novembre 1871.
lersonnages.
LUCIFER: ie PRINCE DES DÉMONS.