ARTICLE II
Effets de ces Ecrits.
Ceux mêmes qui sont opposés aux Evêques, trouvent, l'est vrai, que la publication de ces Ecrits, produit de
mauvais effets dans Ie public. # Mais, dit-on, le public
a pourtant droit d’être instruit de ces questions, parcequ'il y est intéressé; et après tout, les matières s’éclair-
‘iront, et on saura à quoi s’en tenir.’
Mais il est maintenant aisé de voir par expérience, si lon a bien instruit ce Public, s'il est aujourd'hui plus
iclairé et mieux en état de juger ces questions qu'il ne l'était auparavant. Combien peu de personnes sont capailes d'apprécier les raisonnements faits de part et d'autre, u les autorités citées.
On instruit le pouple de plusieurs choses qu'il devrai ignorer ; et on lui fait prendre l’estime, la confiance et |l respect qu’il avait pour ses supérieurs, pour les Prôtre comme pour les Evêques. On lui fait entendre qu'il peu examiner et juger ses Supérieurs ; ce qui est contraire la subordination, surtout en fait de Religion.
D'ailieurs, en parlant ou écrivant contre les Evêques on devait bien s'attendre que d’autres parleraient « écriraient en leur faveur. De là les divisions et parti opposés entre les Laïcs, qui s'accusent réciproquement se haïssent, s'injurient, Par là, on trouble les Fidèle paisibles, on les malédifie, et on se charge de tout mal. |
Car a-t-on droit de publier comme on l'a fait, tan d’accusations, de reproches, de soupçons ? Tout cela nui à ceux qu'on attaque, et même aux deux partis. Con ment donc peut-on autoriser cette conduite ? |
Et en effet que prétend-on dans ces attaques ? Humiliel les premiers Pasteurs, les faire passer pour ambitieux. vains, despotes, injustes, ete. On veut empêcher un Eta blissement qui peut produire beaucoup de bien, « rendant la v'gilance et les soins, plus faciles par la préff sence d’un second chef. 11 n’est conforme ni à la charit& ni à la justice, de priver le Ülergé et les Fidèles, def secours qu'ils ont droit d’en attendre : et on se charc@" beaucoup en empêchant le bien qui doit résulter de | Visite des Paroisses, de la Confirmation, des Ordination
etc. Dans tout cela que de péchés. On doit bien craindr
pour tous ceux qui auront à en répondre, quelsqu'i soient,