ARTICLE VIII
Effets par rapport au Gouvernement.
Quant au (Gouvernement, un moyen de conserver sa protection, était de demeurer unis aux Supérieurs Ecclésiastiques, et de ne former qu’un seul corps avec eux. L'union fortifie ; et, dans des temps de crises, un Evêque peut obtenir beaucoup en faveur de ses Séminaires. D'ailleurs, les Evôques, les Séminaires, les Curés et tous les Fidèles, unis ensemble, forment un tout qui impose autrement qu'une Maison isolée, soutenue par une Paroisse ou peut-être par quelques-unes.
D'ailleurs, le grand motif que l'on présente au Gouvernement pour conserver le Séminaire, c’est que cette Maison est établie pour soutenir et perpétuer la Religion, en formant des Prêtres, en instruisant et conduisant les peuples, et particulièrement les Sauvages, suivant leur mstitution. Mais ce motif s’affaibliera et même raitra si la division continue. Car on verra que que peut se passer d’eux pour l'éducation, et que même il désire s’en passer. On saura qu'il peut conduire Monttréal comme Québec, par un Curé et des Prêtres qui n’appartiennent pas à un Séminaire; et qu’il peut mettre aussi de ses Prêtres à la tête de la Mission du Lacs des Deux- Montagnes, comme à la tête de celle du Sault-$t.-Louis et de St. Régis, qui ne sont pas sur un plus mauvais pied que celle du Lac. En un mot, on dira que le Séminuire est à charge à l’Evêque, qu'il est plus nuisible qu'utile à la Religion, et qu’il est facile de faire acquitter par d’autres ses différentes fondations. L’'Evêque con-
dispal'Evé-
psulté alors, que répondra-t-il, s’il est mécontent ?