‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 168 sur 181 · Cath. de Québe · texte numérisé non relu

Cath. de Québe

1 homme qui ten:

e aux Ministres (| , sans la moindri ne Maison, pour || | propres intérêts

le Montréal, ayui t certifie qu'il es o j'ai écrit de mn

BéparD, Ptre

je puisse faire la Réplique et l'envoyer de même :

À M. Ducraux, Ptre., Supérieur du Séminaire de St.

Sulpice, à Paris.

Monsieur et très honoré Père,

Je prends la liberté de vous envoyer un cahier qui contient une Déclaration et des Observations, que j'ai adressées à mes confrères dans ce Séminaire, au sujet des affaires Ecclésiastiques qui nous occupent ici depuis plusieurs années. J'ai été longtemps sans en venir à cette démarche ; mais à la fin, j'ai cru que la conduite du Séminaire dont je suis membre ne pouvait s'accorder avec les principes de la soumission que nous devons tous aux premiers Pastours, et que dans cette porsuasion, je ne devais pas seulement le témoigner de vive voix à mes confrères, mais encore leur déclarer par écrit, et motiver ma déclaration. ‘Trois de nos Messieurs ont lu mon écrit ; plusieurs ont refusé, quoiqu’honnêtement, de le lire ; quelques-uns l'ont méprisé et injurié ainsi que son auteur ; et aucun n'a voulu y répondre ou y avoir le moindre égard.

Mécontent de ces procédés, et voulant être utile à mon Evêque et à son Auxiliaire, dans une cause qui me paraît juste et importante ; j'ai déclaré que j'avais quelque dessein d'envoyer mon ouvrage à mon supérieur général, comme je fais aujourd’hui, et que j'étais déter. miné à en envoyer une copie à la Propagande, ce que j'ai exécuté au milieu d'Octobre dernier. J’ajoutai en même temps, que puisque je communiquais mon écrit avant de l'envoyer, je me persuadais aussi que l’on me communiquerait la Réponse que l’on y ferait, afin que mais mon attente a été vaine jusqu’à ce jour.

Le Cahier que j'ai envoyé à Rome est semblable à celui-ci, excepté les d'eux feuilles imprimées que vous

trouverez page 118, et les pages 132 et les suivantes jusqu’à la fin, parce que ces additions ont été faites depuis l'envoi.

Maintenant le silence a succédé aux discussions ; et après quelques orages, on me traite à-peu-près comme avant les troubles, sans toutefois, je pense, m'estimer ni m'aimer, à quoi je ne suis pas insensible. Cette peine et bien d’autres, seront une partie de mon châtiment, si j'ai mal agi; et pourront étre la matière de quelque mé rite, si j'ai bien fait. Au reste, il me semble que dans tout ce que j'ai dit et écrit, je n'ai pas eû intention de tromper Îles autres ; et si Je me suis trompé moi-même, je me soumets dès à présent à ce que le St. Siége voudra bien décider.

Quoiqu'il importe peu, relativeme:.t à mon ouvrage, de savoir qni je suis, il n’est peut-être pas inutile de

vous dire que je suis Canadien, âgé de 58 ans, et que

‘appartiens à St. Sulpice depuis le 28 Sept. 1792: que

j'ai toujours depuis ce temps, chéri et estimé notre Con grégation ; et que je crois avoir écrit autant par amour pour elle, que pour le bien de lx Religion en ce pays. M. Thavenet pourra vous en dire d'avantage, pour ou contre moi, car il me connaît assez.

Quant à mes connaissances, elles ne sont pas bien étendues, ayant eû peu de temps et de santé pour étudier ; mais je me suis âppliqué particulièrement à con naître la Doctrine de l'Eglise, sa discipline, les principes ae son Gouvernement, les droits de ses Pasteurs, et en particuiier l'esprit de St. Sulpice. |

Je vous prie de me marquer ce que vous pensez de mon Cahier : vos réprimandes mêmes seront bien reçues Mais j'espère que vous ferez plus, #t que pour rétablir la paix et faire fleurir la Religion dans ce pays comme dans le vôtre, vous emploierez vos prières auprès de Dieu, et les autres moyens que votre zèle et votre vru dence vous inspireront.

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Permettez que nos confrères trouvent ici l'assurance u respect affectueux que je conserve pour eux.

J'ai l'honneur d’être, avec un respect et une confiance liale, Monsieur et très-honoré Père,

Votre très-humble et Très-obéissant Servitceur.

(Signé,)

J,. B. Cu. BÉDaARD

Aoséminaire de Montréal, 4 janvier 1825.

(Pour copie)

IG. BourGET, Ptre. Secr:.

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