MO
mais
b venir
Lucirer.
À la bonne heure. Voyons, Fume Bouche, dis-nous maintenant ce que tu sais de la conduite des Curés perpé tuels à l'égard de l'Evêque actuel de Montréal. Peut-être sora-t-il plus facile de les justifier sous ce dernier rapport?
FuME-Boucre.
Peut-être ! ! ! Tu vas en juger, illustre monarque. L'Evêque actuel de Montréal a fait ce qu'il a pu pour faire régner la concorde, l'union et la paix entre lui et le Séminaire. Dès les promiers jours de son épiscopat, il a écrit au Supérieur du Séminaire, lui fesant part de ses dispositions généreuses ot lui fesant les avances de la plus grande charité. A cet appel suprême de la douceur et de la noblesse évangéliques, on à répondu de façon à mériter los reproches suivants de Messire Marcoux, vénérable Curé du Sault Saint-Louis, s'adressant à M. Faillon, sulpicion. “Ici, monsieur, il est clair comme lo jour, et reconnu par le clergé et les laïques, que depuis le commencement jusqu'à maintenant, il y a eu opposition systématique du Séminaire à l'épiscopat. Quiconque :a mal parlé des Evêques, a toujours été en haute faveur au Séminaire, et au contraire quiconque s’est prononcé pour l'épiscopat a été honni, chassé ou forcé de s'en aller ................,.,...... “Oh! le Séminaire s’est montré bien petit à côté de l'Evêque. Un jour, le Séminaire gémira de l'avoir ainsi contristé ; car Dieu prendra en main l’œuvre de son ser vitour. M. Bédard n'a-til pas prédit, dans son “ Mé:moire”” la désolation de la maison de St. Sulpice de Montréal, si elle ne révenait à l'Evêque ‘toto corde." Et comment expliquer autrement que comme un commencemont de désolation la désertion de la Maison des meil leurs sujets canadiens et français qui n'y pouvent tenir ? Depuis un nombre d'années limitées nous comptons une uzaine de prêtres qui ont quitté St. Sulpice de Montréal, parce qu'il ne sympathise pas avec l’Evêque. Le grand nombre de ceux qui sont sortis sont des hommes au-dessus
254 LA COMÉDIZ INFERNALE,
du commun, on on fait des Evêques, des Grands-Vicaires, des Supérieurs de Collëgos, des Chanoïines titulaires, etc Autant do perdu pour St. Sulpice. (C‘oux qui sortent 8'à cordent à dire qu'ils n'ont pas voulu être plus 'ongtenips solidaires de cet esprit entaché de ‘“ gallicanisme", protestant comme M. Olier lui-même a protesté, et 8e rangoant à “ l’obéissance aux Saints Prélats!’ qui sont, los “ premiors Supérieurs ’” du Séminaire, selon le même M. Olier
Lüctrenr.
Quand Messire Marcoux a-t-il écrit cela ?
Foumr-Boucurx,
Le 2 Juin 1850.
Peux-ta nommer quelques-uns des MM. de St. Sulpice dont parle Mossire Marcoux, et qui ont laissé lo Séininairo à causo de sa conduite envors les prélats ?
Fuue-Bououe.
Messire Musart, Mgr. Charbonnel et Mgr. Pinsonnoault. } LUCIFER,.
Sais-tu s'il y a ou dernièrement de ces désortions et pour
le même motit ?
Fuur-Boucne.
Non |! Mais Baalbérith on sait peut-être quelque chose, BAALBÉRITH.
Il y a M. O'’Farrel et, parait-il aussi, M. Toupin, bien qu'on ait donné le change au public à propos de la sortio
de ce dernier, LuctIFER.
Quels hommes sont ces deux derniers Prêtres.
l'o ot dé
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L'E gino P n'a pa
En :
rendait vint, to de la v le Curd tait qu’
oreilles,
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Le Ca offrant à gande d
amener |
Et l’a |
Oui, Montréal 4 Préfet de de la par
LA COMEDIN |INFERNALE,
BAALBÉRITH
l'out ce qu'il y a de plus \éntrable, de plus orthodoxe ot de plus digne sous le rapport du talent et de la vertu,
Loubit tn \ nyrond, l'ume-Bouvho, bOourai Fume-Boucne,
L’Evêque actuel de Montréal a donc tout fait dès l’origino pour 8e concilier le Séminaire ; mais le Séminaire n'a pas voulu.
En 1854, l'Evêque de Montréal, so trouvant à Rome, rendait compte au St. Siége de son administration et en
pico vint, tout naturellement, à parler de “ l'unique paroisse ” \airo de la ville de Montréal. Le secrétaire de la Propagande,
le Curdinal Barnabo, en apprenant que Montréal ne comptait qu'une seule paroisse, out de la peine à en croire ses oreilles,
BaBer.
Je crois bien: on s'étonnerait à moins.
FUME-BGUCHE.
pour
Le Cardinal parla alors de démembrer cette paroisse, en offrant à l’'Evêque de faire annuler la réponse de la Propagande du 8 Octobre 1831. Mais l'Evêque, pensant pouvoir amener le Séminaire par des mcyens de douceur, s’y refusa.
LyUCcIFER.
Et l'affaire en demeura là, je suppose ?
Fumr-Boucus.
Oui. Avant de se rendre à Rome en 1862, l'Evêque de
Montréal conseilla au Supérieur Gu Séminaire d'écrire aa Préfet de la Propagande relativement au démembrement de la paroisse de Montréal, offrant de présenter lui-même
D ;: la lettre à qui de droit. Arrivé dans la Ville Eternello, Mgr. remei la lettre en question au Cardinal Préfet qui, PHARE après en avoir pris Connaissance, informe Monseigneur et Ba qu’il se chargerait de régler lui-même cette affaire avec M. que. + le Supérieur du Séminaire. Kn conséquence, l’'Evêque de jusqu’ ; Montréal ne s’occupa plus de rien. r. En 1863, les MM. du Séminaire informent Mgr. de 7 ‘ Montréal de leur résolution d'envoyer à Rome, Mons, Mai pit Bayle, "ur y traiter l'affaire de la paroisse de Montréal. 1 Sur ce, l'Evêque demande au Séminaire, représenté par ÎR son Supérieur et M. Bayle, de vouloir bien s'entendre dar d'abord à Montréal avant que d'aller auprès du St. Siège: ’ ru : TS cela était, disait-il, préférable pour les deux partis; d'ail . ns leurs on s’empresserait à Rome de sanctionner ce qui Ut aurait été réglé à l'amiable.
; LUCIFER. ; Ainsi affaire à Et le Séminaire suivit ce sage conseil ? D Lremont FUME-BoucHE. 71 ? Il n'enfitrien. Bientôt, M. Bayle, accompagné de M. En Carrières, Supérieur-Général, se rendit auprès du $! 1 8 est Siège. Ces deux avocats du Séminaire de Montréal ru 4 purent donc plaider leur cause à leur aise, puisque yer- * Chose sonne à Rome ne représentait l’'Evêque de Montréal. ‘Rioncre ü $C rendi BABEL. p mois d’ex ‘à He l'arranger Personne ! Allons donc! Et le droit, la justice, La théo. RE .... logia les “ Canons,” la discipline, etc., n'est-ce rien! Si dl cela s'appelle “personne,” qui donc s'appelle “ quel. ; qu'un’?
Un avai a Tous, riant. en venir à 3ravo | "4 FUME-BOUCHE. Fa 4 HVeqUu Quand je dis “ personne,” j'entends parler, non du droi Demande, >
de l’Evêque, car ce droit est inattaquable, mais de la per ge'oncñdé
eee en Et LA COMÉDIE INFERNALE. 2351 lo, A 1 ) TA. A : AA , ‘ CN | sonne mémo de l’Evêque de Montréal. Les MM. Carrières ui ; . 4 re pp LU et Bayle s’en donnaient à cœur joie sur le compte de l'Evéour | FRE ; re ‘ que. Dans lour mémoire du 11 Juillet, 1863, ils aliaient M. usqu'à accuser Sa Grandeur de violer leurs droits JUSQU à accuser Ha Grandeur «6e VIOICr IeUrS OroIiIts, , de ‘ BELIAS, de ons Mais l'Evêque ainsi accusé ne finit-ilpas par se défendre ? réal. a - .
À FUME-BoUcHY , $ par »ndre Seulement sur l'invitation que lui en fit le St. Siège. TI iège : écrivit un mémoire en Septembre 1863 et se rendit à Rome d'ail en 1864.
@ qu!
1 PBAATL.
Ainsi ce n'est pas lEvêque qui a porté toute cette affaire à Rome ; ce n'est pas lui qui a demandé le démem- D brement, ce n’est pas lui qui a soulevé les difficultés ?
FUuME-Borcre.
6 de M.
du 5
ontréal
s'est tenu à l'écart aussi longtemps qu'a pu. Il a offert au Séminaire toutes les chances possible de régler
la chose amicalement. Mais Je Séminaire n'a pas voulu 1e per-
entendre raison. Même, après avoir obligé l'Evêque à se rendre à Rome en 1864, il ne faliut pas au moins de 15 nos d'explications pour que le Séminaire consentit à ‘arrangement dont le “décret de 1865?” est le pacte La théo- DE crc
ient
« quel OLIVOR.
On avait fait des concessions de part et d’autres pour
en venir à signer ce # décret,” n'est-ce pas ? FvuE-Borvcux.
L'Evêque avait concédé au Séminaire tout ce qu'ilavait demandé, mais le Séminaire n'avait rien, absolument rien \, du dr ns A à meooncédé à l'Evâ de la pet à l'Evêque.
On a déià dit, dans une de nos précédentes assemblées comment, après avoir promis de se soumettre purement et simplement au décret, le Séminuire refusa do proposa l'Evêque, qui le lui demandait, un plan de démembr
meñt..
L'AALBÉRITH.
su Les Curés perpétuels n’ont dont pus attendu que | mé dén.embrement fut opéré pour s'y oproser ? Not * Le = 1» e L Fur DOUCHE Non, Et s'ils avaient voulu sincèrement le démembre. Le LD ment, ils se seraient empressés de se rendre à la prière de figur l’Evêque, en proposant le plan demandé.
1) At’ DAAL.
Et :
Et quand Ie démembrement a été opéré qu'ont prétena RM nouve les (‘1 er; étu 4 ? comm
| ‘ érirées FUME-BOoUCuE. hi BIUISSCS
('a déjà été dit. Cependant, il y a un point sur leque
nous n'avons pas assez appuyé. Les Curés perpétuck Paroiss prétendaient que lEvêque n'avait pas compris le décret de 1865 ; qu'il établissait des paroisses canoniques, lorsque le décret n’antorisait que dus paroisses civiles. E Les
ien en BAALBÉRITH,
Es-tu certain de ve tait ?
Jls sa ÉHUME-HOUCHE, Post au
piicndr
Je n'avance rien sans être certain. Le 26 février 180
M. Bayle, Supérieur des Curés perpétuels, disait ce qui “ils 0: suit, dans son protêt contre le démembrement de | roisse Notre-Dame de Toutes-Grâces :
“ Cependant, nous étions à Rome lorsque e décretis portant fut rendu et nous crûmes alors que l'int ntion à
Mgr., aussi bien que celle du St Siége, manifestée par
LA COMÉDIE INFERNALE. 259 emblées, teneur de cet'icte canonique, était de former des paroisses ‘ement et ordinaires, telles que sont en général les “autres paroisses ropos ir À n Canada”, C'est-à-dire des paroisses qui jouiraient de
émem br tous les avantages civils” dont jouissent ici ces sortes d'établissements. Nous nous figurions des paroisses dont chacune aurait “ son église, son presbytère, son Curé sa Fabrique, ses écoles, ses intérêts propres, se régirait elle- 1e. to il méme et serait indépendante du Curé et de la Fabrique de au que k Votre-Dame et du Séminaire. ”?
BAALBÉRITU.
| 4 em r Les C'urés perpétuels pouvaient-ils raisonnablement se ae 110111 Lu LC | > ] ] rièr : nrurcr cela .
A JTICrE ut
FUME-BOUCHE
Et non! Puisque le décret disait formellement que les Ra aies nouvelles paroisses considéreraient l'église de Notre-Dame ul à icomme l'église mère, que ces nouvelles paroisses seraient Birisées dans l'enceinte de la paroisse mère, que ces pa-
Loisses seraient érigées selon la Constitution de Benoit
BUIV,6 Novembre 1744, laquelle Constitution regarde les
paroisses cahoniques.
nt sur lequ
és perpétue] pris le déis BAAL.
ques, lorsqu hiques; Nr : é nus Les C'urés perpétuels ne savent done pas lire, ou ils sont
ien entêtés,.
es.
FTME-BOUCHE.
fssavent lire. Ils ont bien lu et bien compris le décret. estautre chose qui leur manque. Vous venez de leur
tendre dire qu'ils ont accepté le décret de 1865, parce-
duils ont cru à des paroisses civiles, n'est-ce pas ?
“int nil
LG LEVI disait ce
| 1 3 NET ment de fi Tous.
e re décret Le J'intenti01 4 FuME-Boucue.
anifestée PO ; |
Dh Lien! Voilà que plusieurs paroisses ont demandé
d’être érigées civilement, demandez à Baalbérith età Babel, qui arrivent da Canada, ce que les Curés perpétuels pen: sent de ces # paroisses civiles ?
Non.
BABEL. levoir
la |, [ls s'y opposent de toutes leurs forces. Se servant des se marguillers, ils portent la chose jusque devant le tribunal Are civil | |
BAALBÉRITIH.
Si cet
Non la chose elle-même, mais certaines questions de for Er Jimais
malité.
tenir sur
BABEL. Blais con:
Oui, des questions de formalité ; mais avec l'espéranc que ces questions ajourneront l'enquête qui se fait à ce à . : 20, & Or sujet. nn
t@"Yention LUCIFER. cher, d’ent . . . . PT h vés.”?
Plus vous en dites, et plus je vois que la justification des Curés perpétuels n’est pas possible. A moins de lew supposer des motifs honorables dans toute cette affaire. | Est-ce à
FTuuME-BovcuE. Vie, d'in pos Seigner
Je connais ces motifs. Vous allez en juger sur champ. Ils veulent des succursales et jouir du “stat
quo.” :
b O0, (6 San LUCIFER. mIssion | | orür du di Qu'entencdent les Curés perpétuels par le ‘statu quo : To:
Fuur-BoucnE.
Les Sujets
10. # Le droit pour leur Supérieur-Général de révoquer nduite qi
prêtres du Séminuire de Montréal, e ss cvoyer Bis! Cost
nt!!
toute autre Maïson de la Congré. Enfan
Le è