‹ La comédie protectionnisteChapitre 168 sur 265 · E DES COLONIES · texte numérisé non relu

E DES COLONIES

ittre des tarifs sur les objets itrauger alin de faire proimports, les libres importail parlait de free trade, il nies autonomes pouvaient, ifs do faveur aux produits

Mais ce système comporte une double ingérence ; ingérence des colonies dans la politique fiscale du Rojaiime-Uni; ingérence du parlement de Westminster dans la politique fiscale des colonies.

Quand M. Chamberlain lançait son programme ù irmingham, le 15 mai 1903, il parlait comme le manire de l'empire britannique. Aujourd'hui il ne sait ce que les colonies voudront faire. Dès le lende- 1 du discours de Birmingham, je lui répondais était condamné à un échec, car jamais les colonie»

290 LE PROGRAJkiME CHAMBERLAIN

autonomes ne voudraient permettre au gouvernement] anglais de supprimer leur autonomie financière. elles consentaient à ce qu'il modifiât leurs droits de douane, elles consentiraient donc à ce qu'il fût le maître de leurs industries. Avec une pareille conception, M. Chamberlain voulait recommencer Thistoire de la rupture des colonies de l'Amérique du Nord avec la métropole.

Dans l'été de 1905, M. Chamberlain ne montrait plus la belle assurance qu'il manifestait au printemps de

A Saint-Helens, il a fait cet aveu : « Nous sentons tous que le résultat de la conférence coloniale sera donteox; quoique j'aie ma propre et profonde conviction, je ne puis savoir quelles seront les propositions de la conférence et si elles pourraient être égales aux sacrifices el aux concessions qui pourraient nous être demandés. »

Si le Canada et l'Australie se montraient enthousiastes pour les 10 et les 11 farthings mensuels qu^ M. Chamberlain promet à leurs habitants, ces colonies prouveraient la modestie de leurs demandes; puisque les propositions de M. Chamberlain aboutissent à zéro, pourquoi les prendraient-elles en considération ?

Mais la question est plus haute, elle est politique. En 1897, aux discours de M. Chamberlain, les premiers miuistres des Colonies, à l'exception de MM. Seddon et Sir E. W. Braddon, avaient répondu avec fermeté, « qu'il étaient d'avis que l'état des relations politiques actuelles entre le Royaume-Uni et les colonies autonomes était satisfaisant ».

Actuellement, voici comment peut se résumer ï itude du Canada : le Canada est un Ëtat indépem it sous la même couronne, comme le Royaume-Un î* n'entrera dans aucune union commerciale. Il n'ad t-

Là DEFAITE DE M. CHAMBERLAIN 291

tra pas que ses tarifs soient réglés par un autre corps que son propre Parlement. Coopération avec les autres parties de l'Empire, oui ; subordination, jamais*.

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