‹ La comédie protectionnisteChapitre 185 sur 265 · LE COMMERCE AMÉRICAIN · texte numérisé non relu

LE COMMERCE AMÉRICAIN

dollars dollars

Matières agricoles 16.286.7i0 22.749.635

Cuirs et objets ea cuir. . . 29.798.323 33.980.615

Cotonnades filées et tissées. 32.108.362 22.403.713

Cuivre 41.218.373 57.142.079

Huiles minérales, raffinées. 66.218.00i 72.487.415

Objets en fer et en acier. . 98.552.562 111.948.586

Si nous examinons la part de TEurope dans le commerce des États-Unis, nous constatons qu'elle pourvoit à 50 p. 100 de leurs importations.

Total des importatioDs Part

des Etats-Unis de iTSurope P. 100

dollars dollars

L'Europe absorbe près des trois quarts des exportations des États-Unis.

Part de l'Europe P. 100

Pour les objets manufacturés, la proportion est plus faible : la moyenne des exportations des objets manufacturés des États-Unis, pendant les années 1899-1902, a été de 396.400.000 dollars; la part de l'Europe a été de 206.800.000 dollars, c'est-à-dire de 40 p. 100.

L'Amérique du Sud ne compte, au contraire, que pour 27 millions, soit de 6 à 7 p. 100.

Quelle est la part de la France dans le commerce des États-Unis, d'après ies tableaux établis par leurs

douanes?

Exportations des Etats-Unis.

En France En Europe Total

dollars dollars dollars

Importations aux Etats-Unis.

De France D'Europe Total

dollars dollars dollars

La France vient, au point de Tue de Timportance de son commerce avec les États-Unis, en troisième ligne pour l'ensemble des importations et des exportations : et elles sont à peu près au même niveau.

Le Tarif Mac Kinley n'a pas empêché le développement des importations françaises aux États-Unis. En 1896-1897, elles étaient de 67.530.000 dollars; et la moyenne annuelle de 1902 à 1904 était de 84 millions 680.000 dollars, soit une augmentation de 25 p. 100.

De même, en dépit du Tarif Méline, Texportation des objets manufacturés des États-Unis en France, qui était, en 1892, de 6.049.000, s'e^t élevée à 26 millions 755.000 dollars en 1900, et à 16.786.000 dollars en 1903. .

Ces chiffres prouvent que les tarifs de douane n'empêchent pas les peuples d'acheter les uns aux autres les objets dont ils ont besoin; seulement, ils les paient plus cher, et ils sont obligés soit d'en acheter moins chez eux, soit d'en acheter moins à l'étranger, soit de faire moins d'épargnes.

Certains protectionnistes européens voudraient bien vendre aux États-Unis, mais à la condition de ne leur rien acheter. Au fond, ils regrettent que Christophe Colomb ait découvert l'Amérique, et cependant il n'est pas indifférent à quantité de Français de leur expé< environ 400 millions de francs de >marchandises an. C'est un chiffre qui représente à peu près huitième du total de nos exportations.

MHGRGE AMËRICAIN 323

lie les Américains nous en envoient js personnes vous parlent à la fois du Péril jaune.

Le Péril jaune! C'est l'invasion de TEurope par les produits chinois et japonais. Pourquoi? parce que les «aluires, très bas en Chine et au Japon, permettront vahissemeni de l'Europe par les produits chinois, s les mêmes personnes sont également elTrayées le Péril américain. Cependant, ce n'est pas le bas [ de la main-d'œuvre qui peut faciliter l'expoitation produits des États-Unis, puisque les salaires sont 100, de 200 et de 300 p. 100 supérieurs à ceux des s européens. Si le Péril jaune existe parce que les tires sont bas, il n'y a pas de Péril ctméricnin ; et si te ■il américain existe, malgré le taux élevé des salaires, rs il n'y a pas de Péril jaune provenant de la modicité salaires.

Mais il est bon de savoir quelle est la part des exportations des objets manufacturés relativement à la production des Étals-Unis.

Le capital engagé dansles établissements industriels des États-Unis est de 9.838 millions de dollars donnant

■ 13.030 millions de produits annuels. Dix-huit industries représentent 5.064 millions de ce capital : ce sont donc

! les principales.

On peut les diviser en trois groupes ' : 1° les industries intérieures; dans ce groupe se trouvent le gaz, la lumière électrique, la presse, la briqueterie, les

■ wagons, etc. Elles représentent un capital de 1.651 millions, soil 33 p. 100 de 3.064 millions de dollars ;

! P Les industries qui peuvent exporler des objels

' • timentalion et des matières premières : bois, viande

W. R. Lawson. American induitrtal problemi.

abattue, farine, etc. Elles représentent 1.159 millions! de dollars, soit 23 p. 100 ;

3° Les industries dont les produits peuvent faire concurrence aux objets manufacturés des autres nations (fer et acier, textiles, coton et laine, produits chimiques^ cuirs et souliers, machines agricoles, voitures et charrettes, etc.). Elles représentent un capital de 2.252 millions de dollars ou 44 p. 100.

Si, maintenant, nous prenons la valeur annuelle des produits, nous trouvons :

Millions de dollars P. 100

1er groupe j,080 17 1/2

2e — (mat. prem. ou aliment.) ... 2.272 39 1/2 3* — Objets manufacturés 2.493 43 »

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