‹ La comédie protectionnisteChapitre 73 sur 265 · CUIRS ET PEAUX · texte numérisé non relu

CUIRS ET PEAUX

Conclusion.

La France a importé chaque année, de 1900 à 1903, environ 12 millions de tonnes de houille, dont 6.800.000 tonnes d'Angleterre. Le droit de 1 fr. 20 par tonne de houille frappe toutes les industries qui en usent.

Du rapprochement entre l'industrie du vêtement et l'industrie textile, entre la fabrication des objets de fer et d'acier et la production métallurgique, entre les objets en cuir et la tannerie, il résulte que les industries qui occupent le plus nombreux personnel^ dans lesquelles la main-d'œuvre contribue le plus à la valeur du produit^ sont tributaires des droits protecteurs obtenus par les industries destinées à leur fournir leurs matériaux^ qui représentf^nt un beaucoup moins yrand nombre d'ouvriers et qui sont la plupart concentrées dans de grands établissements.

Cette étude permet de dire, aussi bien au point de vue des travailleurs qui façonnent les produits à moitié fabriqués qu'au point de vue des consommateurs, que le protectionnisme y c'est le profit de quelques-uns au détriment de tous.

En même temps, on voit le protectionnisme pi^ovoquer la surproduction^ puis le chômage. C'est un organisateur de crises.

Un tarif protecteur n'empêche pas des produits nécesiaires d^entrer.dans un paxjs; mais il en rehausse le prix pour tous les produits semblables qui passent sur le mar- Ci et^ le prix de revient de tous les objets auxquels ils c ribuent en étant augmenté^ il en résulte une surcharge p • toute sa production e/, j^ci^' conséquent^ pour toutes *( 'exportations.

Les chifTres que nous avons donnés pour les cotons et pour les fers montrent qiïil est incapable d'augmenter les progrès de l'exportation normale; quand le chiffre d'exportation de ces produits protégés augmente, il indique une liquidation.

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