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Lfi nombre des voix représentées n'arrivo jamais i la moitié des électeurs. Trois sur cinq électeurs ne «ont jias représentés à la Chambre.
11 y a des députés qui parlent au nom de la majorili, comme d'une déité infaillible, donnant tous les droits, et les chiffres ci-dessus monlront que c'est la minftrité qu'ils auraient seulement !e droit d'Invoquer.
D'autres parlent avec effroi du despotisme » du nombre ", et ces chiffres montrent que le nombre, loin d'eiercer son despotisme, subit le despotisme de ceui qui parlent en son nom, alors qu'ils n'y ont aucun titre.
On va ans vuix k la Chambre des députés : nouvelles abstentions volontaires ou involontaires. Si on additionnait les ïoiï obtenues par les députés de chaque parti, on trouverait encore une nouvelle réduction, et on arriverait à constater que la décision prise l'est souvent par une majorité de la Chambre ne représentant pas le quart des électeurs inscrits. Par une ironie à laquelle on est si habitué qu'on n'y prend pas garde. la Joi est proclamée, le minislèro est renversé ou sauvé, et c'est cette infime minorité qui impose ses volontés à l'ensemble du pays.
Je citais, dans le Siècle du 15 janvier 1895, le passage suivant des Mémoires de Larévelliëre-LiSp«3Ui qui s'applique si bien aa mome^\.vïte?i«nN.'-
Le vrai péril 467
Une mcyorité, quelque grande qu'elle soit, ne larde pas à devenir une faible minorité, lorsque ses membres marquants se laissent subjuguer par une opposition opiniâtre et turbulente. C'est ce qui arrive lortiqu'ils restent sur une timide défensive au lieu d'attaquer eux-mêmes avec vigueur et sans la moindre relâche... Une majorité, qui cède sans cesse au lieu de combattre, bientôt se Recompose.
Voilà comment un pays en arrive à trembler sous une minorité de jacobins et finit par accepter les coups d'État de brumaire et de décembre.
Je ne conclus par au vote obligatoire : nos lois nous imposent déjà bien assez d'obligations, et les socialistes reulent nous en imposer tant d'autres que je combats celle-là, non seulement au point de vue des principes, mais au point de vue de l'expérience. Le vote est obligatoire en Belgique, et la Chambre des représentants compte 29 socialistes, IH catholiques et 12 libéraux.
J^en appelle à tous les bommes qui crieraient au voleur! si un individu prenait quelques sous dan^ leur poche ; qui auraient Ténergie de se colleter avec lui pour l'arrêter ; qui le traîneraient devant la justice et qui, aujourd'hui, restent apathiques et indifférents k l'égard de ceux qui proclament hautement leurs pro'^ J6ts de confisquer, par des lois spoliatrices ou par la Révolution sociale, tout ce qu*ils possèdent.
J'en appelle, avec M. Aynard (1), à tous ceux qui se considéreraient comme des insensés s'ils n'assuraient point contre l'incendie leurs maisons et leurs meubles^
(1) Discours à rUnion libérale, 2 Julix i%^l»
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et qui ne compreanent ptia la nécessité de s'assurer contre l'inTasiou de ces barbares do l'intérieur qui montrent lo caractère sinistre de leur politique en célébrant chaque année, comme solennité d'origine, l'annivergaire du jour où Paris fumait des incendies de la Commune I
Quand on voit en action la troupe socialiste, quand on lit se.s programmes, quand on voit ses équivoques, ses mensonges grossiers, ses subtilités hypocrites, tous ses procédés perfides et violenta, quand on voit ses personnages à l'œuvre, il est évident que la force do socialisme ne vient ni de la puissance de ses idées, ni de l'autorité, ni du caractère, ni du talent de ses chefs : elle provient de la faiblesse de la résistance que lui opposent des hommes dont toute l'existence est liée intimement à la propriété individuelle.
Nous sommes le nombre, la force, l'intelligence, la richesse, car nous représentons les 8,500,000 propriétaires de France, tous les porteurs d'actions et d'obligations, tous les industriels et tous les commerçants, petits et grands; nous avons pour nous le droit, l'expérience des siècles, les résultats acquis par l'évolution humaine, la science; — par notre apathie la France ri^que-l-elle donc do darcnir la proie d'une basde de farceurs, de fous, de rhéteurs, d'hypocrites, de dupeurs et de dupes, qui n'ont pour programme qu'un recul vers les formes embryonnaires de l'humanité; pour moyens d'action, que le mensonge et la violence; poiir idéal, que la rapine et la tyrannie?
Pages Dédicace i