LES PROCÉDÉS DE POLÉMIQUE DE JAURÈS VA
pas et n'en a souci, et les badauds le suivent d'autant plus volontiers qu'on le comprend moins.
Cet universitaire, ce professeur a le vocabulaire grossier des cuistres du bon vieux temps.
S'il discute, voici ses procédés de polémique :
Quand nous parlons ainsi en toute vérité et bonne foi, nous comptons sans Ja perfidie ou la sottise de nos adversaires.
Ceci est une maladresse. Il n y a que les menteurs qui invoquent leur amour de la vérité et leur bonne foi. Les autres n'y pensent pas. M. Jaurès a montré le bout de l'oreille.
M. Jaurès ajoute que si « ses adversaires prennent des airs scandalisés », c'est qu'ils sont « convenus d'avance avec la police ». Ou collectiviste ou mouchard, tel est le dilemme pour M. Jaurès. S'il en est là, jugez des procédés de polémique et des moyens de persuasion de ses amis I .
Il ajoute :
Ceux-là se font anarchistes qui, ne trouvant pas la justice dans Tordre capitaliste, s'imaginent, sur la foi de M. Yves Guyot, qu'ils ne trouveraient pas la liberté dans l'ordre socialiste. En sorte que c'est nous qui faisons contre l'anarchie, je parle de l'anarchie doctrinale, la seule propagande efficace.
Me voilà père des anarchistes, d'après M. Jaurès. J'avoue que j'ai dit et que je répète que je ne vois pas Tordre socialiste assurant la liberté. J'ai Texpérionce pour moi. C'étaient des institutions communistes que celles de Lacédémone et du Paraguay ; c'est une institution communiste que le mir russe, et elles n'ont jamais eu la prétention d'assurer la liberté.
Mais je ne vois pas bien comment M. Jaurès peut
appeler « propagande efficace contre l'anarchie » politique qui a pour base des récriminations anale à celles des anarchistes et le même idéal collecti^ Il a le soin, du resle, de distinguer entre Tana pratique et « l'anarchie doctrinale ». Ce n'est contre celle-ci qu'il prétend faire de la propage Quant à Tautre, lui et ses amis ont prouvé, à ma reprises, qu'ils n'entendaient pas la contrarier. •