Voir la note 3, p. 37. Villot, n" 298; C. 5., n
2. Voir la même note que ci-dessus; Villot, n" 297; C. S., H n" 433. :
sentant Jésus prenant un repas che:{ les Pharisiens^
peint par Jouvenet*, venant de Saint-Martin-des-
Champs.
Ce 12 décembre 1792, an i^r de la République.
Lenoir, Garde du dépôt des monuments.
Reçu le tableau ci-dessus mentionné.
JOLLAIN.
En conséquence des ordres du ministre Roland et des administrateurs du Département, j'ai remis aux citoyens commissaires au Muséum Jésus au milieu des docteurs^ pa.r Philippe de Champagne, venant des Chartreux.
Ce 12 décembre 1792, l'an le"" de la République.
Lenoir, Garde du dépôt des monuments.
Reçu le tableau ci-dessus mentionné.
JOLLAIN.
En conséquence des ordres du ministre Roland et des administrateurs du Département, j'ai remis aux citoyens commissaires au Muséum quarante-sept bordures dorées de toutes grandeurs et provenant de différentes maisons religieuses et royales supprimées. A Paris, ce 12 décembre 1792, l'an i^r de la République.
Lenoir, Garde du dépôt des monuments.
Regnault, commissaire; Pasquier, commissaire du Muséum.
En conséquence des ordres du ministre Roland et
I. Voir la note 3, p. Sy. Villot, n" 3oo; C. 5., n° 486. 1909 4
des administrateurs du Département, j'ai remis aux citoyens commissaires au Muséum deux tableaux, représentant l'Apothéose de saint Joseph, par Le Brun, venant de Saint-Lazare, et l'Apothéose de la Vierge^ par La Fosse^ venant de Choisy-le-Roi.
A Paris, ce i3 décembre 1792, l'an i" de la République.
Lenoir, Garde du dépôt des monuments.
Reçu les deux tableaux ci-dessus mentionnés.
JOLLAIN.
Les administrateurs des biens nationaux a Lenoir.
Commune de Paris.
Commission de l'administration des biens nationaux.
Le 19 décembre 1792, l'an premier de la République française. Nous avons reçu, citoyen, votre lettre du i5 de ce mois, par laquelle vous nous annoncez qu'en vertu d'un pouvoir du ministre de l'Intérieur et des administrateurs du Département, six commissaires, nommés par le ministre pour l'établissement du Muséum, ont enlevé des Petits-Augustins les tableaux qui leur ont paru mériter une place parmi les chefs-d'œuvre des grands maîtres et qu'ils se disposent à en enlever encore. ^
Nous ne vous dissimulons pas, citoyen, que nous
avons lieu d'être surpris de ce qu'ayant été établi
par nous gardien de ces objets, vous en ayez fait la
•M-emise sans nous en prévenir. Nous ne nous y serions
ET LA CRÉATION DU MUSEE DU LOUVRE. 5l
pas opposés, mais, au moins, nous aurions dû y être appelés, ne fût-ce que pour nous en faire décharger au pied des minutes d'inventaire que nous en avons dressées, et si vous eussiez demandé aux commissaires du ministre un délai de 24 heures pour nous en donner avis, ils ne vous l'auraient certainement pas refusé.
Au reste, puisque vous n'avez pas eu cette attention, vous devez au moins nous remettre copie du pouvoir en vertu duquel les six commissaires ont opéré, et non seulement les récépissés que vous dites vous avoir été donnés, mais encore une copie ou expédition du procès-verbal qu'ils ont dû dresser de leurs enlèvements.
Nous vous invitons donc, citoyen, à nous procurer ces différentes pièces.
Pour les commissaires à l'administration des biens nationaux.