‹ La Commission du museum et la creation du Musee du LouverChapitre 76 sur 134 · Allais {Louis- Jean), graveur. Paris 1762 -f Paris i · texte numérisé non relu

Allais {Louis- Jean), graveur. Paris 1762 -f Paris i

4. Vignon {Barthélémy), architecte. Lyon 1762 -{- Paris 1846. Elève d'Amaury Leroy. Il construisit l'église de la Madeleine à Paris. Salons de 1789, 1801, 1802, 1806.

b. Moitte {Jean- Guillaume), sculpteur, deuxième fils de Pierre-Etienne Moitié, graveur. Paris 1746 -j- Paris 1810. Prix de Rome en 1768 : David portant la tête de Goliath en triomphe. Agréé de l'Académie en 1783, membre de l'Institut en 1795. Salons de 1783 à 1810.

6. Berruer {Pierre), sculpteur. Paris 1734 -j- Paris 1797. P"'^ '^^ Rome en 1756, agréé de l'Académie en 1765, reçu en 1770, adjoint à professeur en 1785. Salons de 1765 à 1793.

chefs-d'œuvre du Musée de la République, déposés dans la galerie attenante, pendant le temps que durera cette exposition, dont la publicité est ordonnée par un décret et doit commencer le lo de ce mois, c'està-dire demain. Le ministre de la Guerre m'annonce qu'il a donné des ordres en conséquence aux capitaines Moreau, Coquebert, Tiveau et Daubarède, mais le service dont les compagnies de ces deux derniers se trouvent chargées rend impossible d'en tirer aucun détachement, et les capitaines Moreau et Coquebert ne peuvent fournir que trente hommes des leurs. Ce nombre n'est point en état de suffire au besoin. Il s'agit de la conservation et de la sûreté d'objets infiniment précieux appartenant à la République. Les productions des arts sont d'ailleurs susceptibles par leur nature d'une sorte d'intérêt qui semble devoir promettre à leur publicité des égards particuliers et appeler autour d'elles tout ce qui peut ajouter au respect qui leur est dû. C'est d'après cette considération que j'ai regardé le service de nos braves et respectables vétérans comme le plus convenable à une telle destination, et que, les moyens du service régulier devenant insuffisants pour y pourvoir, j'ai cru pouvoir me flatter que le civisme spontané et volontaire des vétérans qui sont à demeure à l'Hôtel pourrait offrir en cette circonstance un supplément, que j'ose espérer que leur zèle voudra bien fournir. Je vous invite, en conséquence, citoyens, à proposer aux vétérans qui habitent l'Hôtel de fournir entre eux trente hommes, pour être réunis et incorporés, sous les ordres du citoyen Moreau, au détachement de pareil nombre déjà fourni par sa compagnie et celle du citoyen Coquebert. Le service à faire sera de

veiller tous les jours, pendant la durée de l'exposition, depuis neuf heures du matin jusqu'à sept du soir seulement, à la sûreté des objets exposés dans le salon et dans la galerie du Louvre. Il sera accordé vingt sols de haute paie par jour à chacun de ceux qui voudront accepter ce service. Je vous invite k leur faire part sur-le-champ de mes intentions, à m'informer sans délai, puisque le service doit commencer demain, de ce qu'elles auront obtenu et à vous concerter, au surplus, avec le citoyen Moreau pour la formation de cette levée. Archives nationales, F'' i285.

Garât a Heurtier.

Le ministre de l'Intérieur à l'Inspecteur général des bâtiments de la République.

Paris, ce (9) août 1798, l'an 2<= de la République.

La surveillance nécessaire à la garde du Muséum, dont l'ouverture se fait demain, et la sûreté de cette exposition publique, comme de celle que doivent faire aussi les artistes, m'a fait juger convenable de demander au ministre de la Guerre une garde de soixante hommes, avec un capitaine et deux lieutenants. Il faut, en conséquence, leur procurer un local convenable, et je vous autorise à mettre à la disposition des officiers la salle du tribunal du Grand Conseil et à disposer ce local de manière à ce que les braves vétérans préposés à cette garde y trouvent les tables, banquettes et autres meubles dont ils pour-

raient avoir besoin, et pour lesquels les capitaines Moreau, Coquebert, Tiveau et Daubarède se concerteront sûrement avec vous. Vous voudrez bien ne pas tarder à m'instruire du résultat de ces opérations. Archives nationales, pi" i285.

Garât a Gohier.

Le ministre de l'Itïtéj'ieur au ministre de la Justice.

Paris, ce fg) août 1793, l'an 2«, etc. Je vous préviens, mon cher collègue, que la sûreté des expositions publiques du Muséum et du Salon, dont l'ouverture se fait demain, m'a fait juger nécessaire d'organiser auprès de cet établissement une garde de soixante hommes, et j'ai été forcé de mettre à leur disposition la salle du tribunal du ci-devant Grand Conseil, mais je suis informé que ce local sert de dépôt à quelques papiers, qui proviennent sans doute de ce tribunal et qui regardent comme tels votre administration. Je ne pense pas que les braves vétérans, à qui la garde du Muséum va être confiée, puissent apporter grand dommage à ce dépôt de papiers ; mais j'ai cru nécessaire de laisser à votre sagesse à décider s'il importe ou non de débarrasser le local ou d'en recommander seulement la surveillance à ces mêmes vétérans et à leurs officiers. Je vous prie seulement de m'instruire du parti définitif que vous aurez cru devoir prendre sur cette affaire. Archives nationales, Fi^i285.

Xavier Audouin a Garât.

6° DIVISION. L'adjoint du ministre de la Guerre

Vétérans militaires au citoyen ministre de l'Intérieur.

nationaux.

Paris, le 9 août 1793, l'an 2^ de la République, une et indivisible.

Nous n'avons pas reçu hier, citoyen ministre, la lettre que vous annoncez concernant la garde du Muséum; nous en avons reçu une le 6 et, le 8, j'ai donné aux capitaines Moreau et Coquebert, à l'Hôtel, Tiveau et Daubarède, à l'Arsenal, les ordres de tirer i5 hommes de chacune de leurs compagnies pour former les 60 que vous demandez pour la garde du Muséum. Je les préviens de prendre vos ordres et la consigne que vous devrez leur donner et de se concerter entre eux sur le choix du capitaine et des deux lieutenants qui devront commander ces braves vétérans.

Je vous envoie copie de l'ordre donné.

Xavier Audouin.

Archives nationales, F'' 1285.

Consigne proposée pour la garde chargée de maintenir le bon ordre et la sûreté de l'exposition des peintures^ sculptures et objets précieux^ tant du Salon des arts que du Musée de la République.

Art. ler. — Le Salon et le Musée devront ouvrir tous les matins à neuf heures. A cette heure précise,

chaque factionnaire devra être à son poste. Ils fermeront tous les soirs à sept heures précises.

Art. 2. — La garde veillera à ce que personne ne touche de la main à aucun tableau, statue, vase ou autre objet quelconque.

Art. 3. — Elle invitera fraternellement les citoyens à circuler, autant qu'il sera possible d'une manière égale, suivie et dans le même sens, faisant entrer d'un côté et sortir par l'autre. Elle tâchera surtout d'empêcher les engorgements et priera, à cet effet, d'avancer les personnes qui s'arrêteraient à des conversations trop prolongées et qui n'auraient pas pour but d'observer ou d'étudier quelque objet d'art avec plus d'attention.

Art. 4. — Elle empêchera avec soin qu'il entre aucune personne prise de vin. Elle ne permettra à qui que ce soit d'introduire des chiens. Elle veillera à ce que les enfants ne s'écartent point seuls et loin des personnes qui les auront amenés.

Art. 5. — Le ministre de l'Intérieur s'en rapporte à la sagesse et à l'intelligence de l'officier de garde sur les meilleures dispositions à prendre et les ordres les plus convenables à donner à sa troupe pour l'exécution des articles précédents.

Art. 6. — En cas de délits, tels qu'insultes graves, batteries, fracture d'effets précieux, dégradation de tableaux ou autres, les factionnaires devront requérir main-forte pour arrêter les délinquants, et l'officier de garde devra les conduire au Comité voisin de la section du Muséum, lequel il requerra de les recevoir et d'y statuer, conformément aux règlements de police et au décret du i3 avril dernier, qui prononce la peine de deux ans de détention contre ceux qui seront

convaincus d'avoir mutilé les chefs-d'œuvre d'art appartenant à la République.

Archives nationales, pi^ i285.

GoHiER A Garât.

Le ministre de la Justice aie ministre de l'Intérieur.

Paris, 10 août 1793, l'an 2^ de la République.

Votre lettre d'hier, mon cher collègue, m'est parvenue trop tard pour qu'il m'ait été possible de faire enlever de la salle du ci-devant Grand Conseil les cartons et papiers qui y sont en dépôt. Je me borne donc à en recommander la surveillance au commandant des braves vétérans auxquels vous avez confié la garde du Muséum. Je lui adresse, en conséquence, sous cachet volant, la lettre ci-jointe. Je vous serai obligé, mon cher collègue, de vouloir bien la lui faire parvenir.

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