‹ La Commission du museum et la creation du Musee du LouverChapitre 82 sur 134 · I. Voir L. Tuctey, t. I, p. 261, 262 et note · texte numérisé non relu

I. Voir L. Tuctey, t. I, p. 261, 262 et note

ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. apS

avec une inscription qui rappelle l'usage touchant auquel ils ont servi, il vous invite à concerter entre vous la rédaction de cette inscription, que je me propose de communiquer de suite au Comité d'instruction publique qui la soumettra à la Convention nationale.

Archives nationales, F'" loSy, n° 6.

Paré a la Commune des arts.

Le ministre de l'Intérieur aux commissaires de la Commune des arts.

Paris, le ... aoust 1793, etc.

J'ai reçu, citoyens, votre lettre du 18 courant. J'ai lu les observations qu'elle contient sur le changement qui s'est opéré dans la garde commune à l'exposition du Musée et à celles qui concernent la Commune des arts. Quant aux questions que vous m'y faites, relativement au montant des frais journaliers de ladite garde demeurés à la charge du fonds de 6,000 « accordés à votre Commune pour l'acquit de ses frais d'exposition, sur le mode de paiement pour sa comptabilité, et enfin sur celui du remboursement de ce que j'ai fait payer sur la somme de 6,000 « à la garde employée depuis le 10, ma réponse se réduit à vous dire que la Commune des arts doit payer le surplus des frais de la garde en question dont je n'aurai pas ordonné le paiement sur le fonds de 100,000^ destiné aux dépenses du Musée; que ces frais par rapport à vous se bornent: 1° au nombre des fusiliers particulièrement employés à la garde des différentes exposi-

tions de votre Commune et depuis le 19 à celle du Salon; 2° à la moitié de la solde des officiers, sousofficiers, caporaux et tambour dont le service a été depuis le 10 août et est encore commun à la garde du Salon et à celle du Musée; qu'à l'égard des factionnaires employés aux issues communes, j'ai mis cette dépense à la charge du Musée à compter du 25 du courant.

Pour ce qui concerne le mode de votre comptabilité, il doit être tel que vous soyez toujours en état de rendre compte de l'emploi des 6,000 tt, ce qu'il vous sera toujours facile de faire au moyen des quittances du commandant de la garde commune. Vos paiements seront toujours fixés par les rapports que j'arrêterai pour ce qui est à la charge du Musée, et dont je vous ferai passer copie.

Archives nationales, F^^ i285.

Paré a Bervic, trésorier de l'Exposition du Salon de peinture.

Le ministre de l'Intérieur au citoyen Bervic, graveur^ commissaire trésorier de V exposition du Salon de peinture.

Paris, le 24 août 1793, etc.

Malgré l'erreur qui avait été commise, citoyen, dans le compte d'après lequel j'avais fixé ce qui devait être à la charge de la Commune des arts, dans les frais de garde de l'exposition, l'attention que vous avez eue de retenir au capitaine commandant les iio*t de faux calcul et la solde des factionnaires,

que la clôture des salles de la ci-devant Académie a mis dans le cas de renvoyer, cette attention, dis-je, a mis nos deux comptes d'accord. Je ne suis point à portée de suivre la variation journalière que peut subir la quotité de cette garde. Celle particulière au Musée ne varie pas, j'en fais le compte, je la fais payer et le surplus tombe naturellement à la charge des fonds qui vous sont confiés. Cette marche est claire et simple, et je vous préviens en conséquence que je viens de faire payer au citoyen Moreau la somme de 602 ft pour la 3« semaine, devant avoir cours depuis le 24 jusqu'au 3i de ce mois, ce qui, avec 591 tt 10 s. d'une part et 409 « 2 s. 6 d. de l'autre que je lui ai déjà fait payer, formera depuis le 10, et à la charge particulière du Musée, la somme totale de i,6o2ft 12 s. 6 d. En déduisant cette somme du compte total du citoyen Moreau, vous aurez la somme qui doit être acquittée sur les fonds de la Commune des arts; vous observerez sans doute que la quotepart du Musée est augmentée de 63 « pour cette semaine, puisque les autres ne montaient qu'à 539 ft. Cette diflFérence vient de ce que j'ai pensé que la charge commune aux deux services devait être répartie proportionnellement à la quotité de leurs charges respectives, et que, depuis la suppression des postes des salles de peintures, il était convenable que le Musée fût chargé en entier des factionnaires de l'escalier et des deux portes principales.

Je ne crois pas au surplus que l'attention que j'apporte à ces détails paraisse trop minutieuse. Le fonds accordé au Musée, considérable sous le point de vue des circonstances actuelles, est bien modique sous celui du besoin de la chose. L'intérêt des arts est que

je ne dépense qu'avec la plus scrupuleuse économie. Il faut le faire profiter le plus possible, et les artistes eux-mêmes seraient les premiers à me blâmer, si je n'apportais pas la plus vétilleuse sévérité à l'emploi d'un fonds qui est à eux et pour eux, et sur lequel reposent leurs plus précieuses espérances. Archives nationales, F'' 1285.

Bervic, trésorier de la Commune des arts, A Paré.

Paris, le 23 août 1793, l'an 2^ de la République, une et indivisible. J'apprends par votre lettre, datée du 24 du présent, qu'il y a eu double payement de fait au citoyen Moreau, capitaine commandant la garde du Musée et du Salon, pour les postes de l'escalier et les deux principales portes, ce qui emporte le nombre de neuf fusiliers par jour, qui jusqu'alors avaient été payés en commun. Cette erreur n'aurait pas eu lieu, si le citoyen Moreau vous avait instruit du payement que je venais de lui faire, montant à 472 «, pour les huit jours suivants jusques et compris le 3i août; je lui ai remis une note détaillée dans laquelle vous auriez vu que je lui avais payé, comme par le passé, pour chaque jour de garde la moitié de la solde de 3 officiers, faisant 4^ 10 s.

5 sergents, de 3ft i5

6 caporaux .' 3fti5

9 fusiliers et i tambour 5 h

Et la solde entière de 42 fusiliers . . 42*1

Total par jour 69 ft

Total des huit jours .... 472 ft

ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. 2Qg

Il résulte du détail que je viens de vous donner que J'ai payé un jour de plus, et je Tai fait pour diviser le mois prochain en cinq payements égaux de six jours chaque, ce qui mettra de la régularité et de la simplicité tant pour moi que pour le capitaine qui paye le prêt tous les trois jours, en lui faisant un compte rond de 354 « ^^^^ ^^^ ^i^ jours.

J'ai dit jusqu'à la fin du mois de septembre, parce que j'imagine que le Salon devra être fermé le 3o au soir, ayant été suffisamment ouvert pour que tous les citoyens aient pu voir et juger les ouvrages qui composent sa décoration. Le prolonger ne ferait que jeter dans une dépense superflue et qui ne serait utile, tout au plus, qu'aux artistes qui, ayant de leurs ouvrages à vendre, trouveraient fort commode de les laisser exposés jusqu'à ce que quelques amateurs leur fissent des offres, ce qui, ce me semble, ne peut, ni ne doit servir de motif à l'administration pour en perpétuer la durée.

D'après cet exposé, citoyen ministre, je crois que le payement des neuf fusiliers, qui a eu lieu jusqu'à présent en commun pour le Musée et le Salon, doit continuer comme par le passé, puisqu'ils sont également utiles à l'un et l'autre établissement. En conséquence, je vous prie de retenir sur le payement prochain les 63 tt que vous avez payées de trop, et je désirerais que vous approuvassiez ma division pour les payements du mois prochain, afin que le citoyen commandant la garde remît le même jour la solde complète de sa garde pour six jours.

Je vous prie de me faire part de votre décision sur ce que je vous propose et de me croire, citoyen ministre, votre dévoué concitoyen.

Bervic.

3oO LA COMMISSION DU MUSÉUM

P. -S. — J'observe que la solde entière des neuf fusiliers ne fait que qft par jour, ce qui n'a pu faire qu'une augmentation de 4* 10 s. par jour, et qui, pour les sept jours que l'administration du Musée a payés, ne peut faire que 3i « 10 s.

Archives nationales, F'" I285.

Rapport sur le mémoire de Moreau, peintre.

27 août 1793.

Le citoyen Moreau l'aîné, peintre \ produit le mémoire des ouvrages par lui faits de l'ordre de la Commission du Muséum relativement à la restauration des tableaux depuis la fin de février dernier, ledit mémoire montant en demande à 1,374* et réglé par les membres de ladite Commission à la somme de 1,272*.

On propose au ministre d'ordonner que, sur le fonds de 100,000* décrété le 27 juillet dernier pour l'acquit des dépenses du Muséum national, il sera payé par les commissaires de la Trésorerie nationale au citoyen Moreau l'aîné, peintre, et sur sa quittance, pour les causes ci-dessus exprimées, la somme de 1,272*, en vertu d'ordonnance à employer dans la plus prochaine distribution.

A Paris, ce 27 août 1793, etc.

Archives nationales, F'^i285.

I. Moreau {Louis-GabriePj, dit l'aîné, peintre de paysage. Paris 1740 7 1806. Voir Adrien Moureau, Les Moreau [Collection des artistes célèbres), i8g3, et L. Deshairs, le Paysage au XVIII' siècle après Watteau (Histoire du paysage en France, H. Laurens, éd. 1908).

ET LA CRÉATION DU MUSÉE BU LOUVRE. 3oi

Mémoi7'e de M or eau, peintre.

Commission du Muséum.

21 août 1793.

Montant des ouvrages dont la Commission a chargé Moreau l'aîné, peintre, depuis la fin de février, Tan de la Liberté 4^ et de la République 2^ 1793, à raison de 18 tt par jour, y compris les déboursés :

I ° Deux tableaux de Grissier * , peints sur bois, les avoir dévernis, enlevé les repeints, raccommodé les défectuosités et revernis pour les deux, 19 jours

3i2tt à i8tt, fait 342 «

2° Deux tableaux ovales, peints sur cuivre, de Claude le Lorrain^, les avoir revernis, enlevé les repeints, raccommodé les défectuosités et revernis, 36ott pour les deux 24 jours, fait .... 432 « 3° Les quatre tableaux de Vernet servant de dessus de porte au ci-devant château de Choisy^, lesquels tableaux j'ai nettoyé et refait à chacun les quatre angles et revernis, ce qui 600 tt m'a employé un mois, pour ce . . . 600 «

1,27214, total de la réduction. — Total. . . 1,374* Nous, soussignés, commissaires du Muséum natio-

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