JACQUES EDMB DUMOHT
A Paris, le 29 messidor de Tan Iliade la République française une et indivisible.
Ant. Quatremère, président.
Léon du Fourny, secrétaire.
Dans un autre document, en tout semblable, quant à la partie imprimée, à celui qui précède, il y a ce qui suit :
Du 24 pluviôse Pan III^... Jugement des esquisses de sculpture qui ont été présentées au concours qui a pour sujet la statue du peuple français terrassant le fédéralisme, on procède par la voie du^ scrutin au choix de celles qui méritent le deuxième prix et Pesquisse n* 44, ayant réuni Tunanimité des voix, son auteur, le citoyen Dumont, natif de Paris, et y demeurant cour du Louvre, section du Muséum, est prodamé par le président comme ayant obtenu un deuxième prix con* sistant à exécuter dans la proportion de six pieds le modèle de l'esquisse par lui présentée au concours et pour lequel il lui^sera alloué la somme de dix mille livres.,.
A Paris, le 29 messidor de Tan Iliade la République française, une et indivisible.
Ant. Quatremère, président.
Léon du Fourny, secrétaire.
Puis ensuite cette modification apportée au sujet du concours (entièrement manuscrite) :
« Extrait du procès^verbal des séances du jury des arts du 24 floréal Van Ilh de la République fran^ çaise une et indivisible. »
Sur Fobservation d^un membre qui représente que depuis le moment où le Jury a adjugé aux citoyens Dumont et Michalon, Pexécution en grand du modèle des esquisses qu^ils ont présentées au concours du Fédé-
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ralisme, la Convention nationale ayant par décret prononcé la destruction du colosse élevé sur Pesplanade des Invalides, ainsi que de tous les monunlents relatifs au Fédéralisme, il convient au Jury de se conformer à Pesprit du décret en modifiant son jugement.
« L^assemblée arrête, que les citoyens Dumont et » Michalon ne seront plus astreints à exécuter en grand » le sujet de leurs esquisses, qui est le Peuple français » terrassant le Fédéralisme, mais qu^ils pourront faire » en place tout autre grouppe dont le sujet sera » à leur choix, et pour Texécution duquel ils rece- » vront la même somme de dix mille livres qui 9 leur a été allouée pour le premier grouppe. »
A Paris, le 29 messidor Tan III« de la République
française, etc.
Ant, Quatremère, président.
Léon du Fourny, secrétaire.
Dans un troisième document, semblable au premier, quant à la partie imprimée, on lit ce qui suit :
Dupremierventôse,Van IIP... jugement des esquisses de sculpture qui ont été présentées au concours ayant pour sujet la statue de la Liberté qui doit être élevée sur la place de la Révolution, on procède par la voie du scrutin au choix de celles qui méritent le deuxième prix, et Tesquisse n© io3 ayant réuni 21 voix sur 2S son auteur, le citoyen Dumont, natif de Paris, et y demeurant cour du Louvre, section du Muséum, est proclamé par le président comme ayant obtenu un 2^ prix, consistant à exécuter dans la proportion de six pieds le modèle de l'esquisse par lui présentée au concours, qui devra être achevé dans le terme de dixhuit mois, à compter du jour auquel la Convention nationale aura ratifié les jugemens du Jury, et pour
256 ANTOINE COYPSL.
lequel il lui sera alloué la somme de «fp^ mille livres,.. A Paris, le 29 messidor de Tan III« de la République française une et indivisible.
Ant. QuATREitÈRE, président.
Léon du Fourny, secrétaire.
LETTRE DU DUC D^ANTIN A ANTOINE COYPEL *, DIRECTEUR DE l\CADÉMIE, au sujet DE LA MORT J>E LOUIS XIV.
A Versailles, le 6« septembre (171 5).
Dans la grande perte que PÉtat vient de faire que nous devons tous pleurer, et moy plus qu^un autre, il est sçur. Monsieur, que les sciences et les arts sont le plus à plaindre par la proteaion particulière que Sa Majesté leur accordoit et par les grâces qu'elle répandoit sur un nombre considérable de gens illustres qui se sont distingués dans ce siècle.
Puisque le hazard m'a mis à leur tête, je ferai de mon mieux pour qu'ils s'en ressentent. Je vous prie donc d'assembler toute l'Académie, et de leur dire de ma part qu'ils aient patience et confiance en moy et que je procurerai aux gens de mérite de toute proffession les grâces et les avantages qu'ils peuvent raisonnablement espérer, je leur donne ma parole avec d'autant plus de sûreté que Monsieur le Régent connoit le prix du mérite beaucoup mieux qu'un autre, et qu'il regarde les sciences et les arts comme une des choses qui peut le plus faire fleurir son gouvernement et son administration, vous sçavez qu'en mon particulier il n'y a rien
I. Antoine Cqypel était, comme nous l'avons vu, le beaufrère de François Dumont, et par conséquent l'arrière-grandoncle de M. il. Dumont, aujourd'hui membre de l'Institut.