LETTRE DE CHARLES-ANTOINE COYPEL A L^ACADEMIE
Messieurs — un devoir indispensable qui m^appelle à Versailles ne me permet pas de me trouver aujourd'hui à rassemblée. Je suis d'autant plus mortifié d'être privé de cet honneur que je comptois. Messieurs, vous proposer moi-même un règlement au sujet des aspirans. Je le remets à Monsieur le Secrétaire pour vous en faire la lecture, ainsi que quelques idées que j'ai jettées sur le papier à l'occasion du nouveau concours pour les quatre prix qui resteront à distribuer aux élèves. Je soumets le tout à vos sages décisions. Je suis,. avec le respect dû à cette illustre compagnie et le tendre attachement que j'ai voué à ceux qui la composent. Messieurs, votre très humble et très-obéissant serviteur,
0>YPEL.
Ce 3i aoust 1748.
Cette lettre est relative à la nomination de quatre élèves pour compléter le nombre de six, dont devait se composer la nouvelle École des Élèves protégés, ouverte le i*' janvier suivant. Voir le livre déjà cité sur l'École des Élèves prot^és par M. L. Courajod, p. 29.
EDMB DUMONT. aSç
l^ÇU DE LA CAPITATION D^UN MEMBRE DE l\cADÉMIE.
Année 1766.
Capitation de r Académie Royale de peinture et de
sculptures
Je soussigné, Conseiller et Trésorier de PAcadémie
Royale de peinture et de sculpture, reconnais avoir
reçu 'de M. Dumont la somme de trois livres dou\e
sols, y compris les quatre sols pour livre, pour laquelle
il a été employé dans le rôle de répartition de Tannée
1766. A Paris, en PAcadémie, ce 28 mars J767.
Pour quittance de capitation,
Chardin.
On voit, par ce document, que la perception de ]a capitation due à rËtat par chaque membre de l'Académie, comme habitant de Paris, était dans les attributions de son Trésorier. Il en était probablement de même dans les autres Corporations ou Communautés. Cet impôt se répartissait par tête et selon les fieicultés de chacun ; personne n'en était exempt. A Paris, il était levé par le Prévôt des marchands et les Échevins. Par arrêt de 1747, on y avait )oint en sus quatre sols pour livre.
PIÈCES RELATIVES A LA DESCENTE DE LA STATUE DE NAPOLÉON I*' DU FAITE DE LA COLONNE DE LA PLACE