‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 122 sur 274 · H. Q. DE LATOUR · texte numérisé non relu

H. Q. DE LATOUR

de son emploi, et d'Anne de La Tour, sa mère, avec laquelle elle réside à Laon, 'depuis huit mois, et auparavant à Saint-Quentin, n'ayant, non plus que sa mère, d'autre métier que celui de tricotter des bas.

A dit: qu'elle étoit née à La Fère, mais que sa famille étoit originaire de Laon. Feu Nicolas Bougier, Chantre en l'Église G)llégiale de Laon, étoit son ayeul paternel et feu Jean de La Tour, maître maçon à Laon, étoit son ayeul maternel.

A dit : qu'elle s'étoit bien comportée, n'avoit jamais eu d'habitudes criminelles avec aucun homme, ni garçon, à l'exception qu'elle s'est abandonnée trois fois au nommé Quentin de La Tour, garçon de dix-neuf ans, peintre de son métier, demeurant à Saint-Quentin, son cousin-germain, et cela, dans le temps qu'elle demeuroît avec sa mère à Saint-Quentin.

Interrogée si c'est des œuvres dudit de la Tour^ son cousin, qu'elle est devenue enceinte de Tenfant mort, dont elle est accouchée, le i5 août 1723, après avoir celé sa grossesse^, a dit que oui, qu'elle s'est crue hydropique parcequ'après avoir eu ses habitudes avec ledit de La Tour, elle a eu ses purgations ordinaires huit jours après et ne les a plus vues depuis.

Anne Bougier, ne sachant signer, est déclarée atteinte et convaincue d'avoir tenu sa grossesse celée jusqu'au jour de ses couches et, pour ce fait, condamnée à être admonestée en la chambre du Conseil, à ne plus récidiver, et en 3 livres d'amende, applicables aux pauvres de l'Hôpital de Laon.

I . L'édît de février 1 566 assimilait à lUnfiiiiticide le recel de la grossesse et de raccouchement.

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