AUGUSTIN PAJOU
NOTE DES STATUES EN MARBRE ENLEVÉES DE LA SALLE DES ANTIQUES DU LOUVRE ET TRANSPORTÉES EN DIVERS LIEUX SOUS L^ADMINISTRATION DE FEU If. DE MARIGNY ET PAR SES ORDRES.
T^ièce communiquée par M. H. Lot.
Le duc d*Antin avait, dans son chftteau de Petit-Bourg^, des tableaux de la collection du Roi. On va voir, par la note dont nous venons de transcrire le titre et dont on lira le texte, que M. de Marigny a continué d'en prendre tout aussi à son aise, même plus, puisqu'il s'agit de statues en marbre, moins faciles à faire voyager que des tableaux, et surtout moins faciles à faire revenir, l^ne note des Mémoires de Félibien pour servir à Tbistoire des^ Maisons royales des bords de la Loire, xSyS, p. loi, indiquait, avec le doute d'un souvenir incomplet, que TAtlas et la belle Phaétuse de Théodon, maintenant au Louvre, et autrefois aux Toileries, y avaient été apportées à la Révolution. La réclamation très-juste de Pafou montre que c'est bien la vérité; mais au lieu d'y voir un dépouillement, ce n'était qu'une resti-
tution, ou pour mieux dire une reprise légitime.
A. dé M.
Deux Statues de sçpt à huit pieds de proportion/ l^une représentant Jules César, Tautre Auguste, trèsbonnes copies d^^pr^s.lçs, originaux ani;iques conservés à Rome^ au Capitole ; elles sont à Ménars^ terre de feu AI; de Marigny.
I. Abecedario de Mariette, article Chaufourier, I^ 365; Archives de Tart français, !"• série, ÎV, 224.