‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 174 sur 274 · EN ITALIE · texte numérisé non relu

EN ITALIE

ment décidé et que vous me donniés des ordres làdessus.

Les encouragements que le jugement de l'Académie a donné à plusieurs des Pensionnaires ont fait redoubler leur émulation au point que plusieurs^ n'estant pas assés contents d^eux^ ont recommencé leurs ouvrages. Le s. David c'étoit si fort échaufé la tête pour répondre à la bonne opinion qu'on peut avoir de ces talents qu'il avoit également recommencé plusieurs fois son académie sans en estre content; de manière que je me suis apperçu quUl faloit le distraire; je lui ai conseillé de faire le voyage de Naples' quUl faira le plus court qu^il le pourra. Le s. Su^^anne, sculpteur^ qui a terminé son ouvrage, part demain avec lui pour lui tenir compa-* gnie.

M. Aubry fait partir aujourd'huy par le courrier le tableau qu'il a fait pour vous. Le tableau lui a fait hon« neur ici ; j'ai eu la facilité de le faire voir à toutes les personnes qui sont venues pour voir celui que j^ai terminé et que je compte faire partir dans huit jours par la même voye, n^ayant pas osé le risquer par mer, dans les circonstances actuelles; d^ailleurs, Monsieur, connoissant votre zèle pour Texposition des ouvrages de notre École, j'ai imaginé que ma petite contribution ne vous deplairoit pas; il se pourroit que M. le cdmte d'Orsay, pour qui je l'ai' fait, peut trouver la dépense de la voye que j'ai préféré un peu chère, mais je l'ai prévenu là-dessus et l'ai mis fort à son aise; quand même le tableau me resteroit, je ne serois pas fâché de l'avoir fait. Je sçavois qu'on désiroit ici de voir de moi un sujet d'histoire en grand ; les professeurs et les personnes de la plus grande considération en paroissent contents. Je^ désire. Monsieur, que vous puissiés Pêtre.

J'ai^ l'honneur de tous envoyer les comptes du quartier d'avril de cette année.

Nous sommes, ma femme et moi, très-reconnaissans^ Monsieur, de la bonté que vous voulés bien avoir de vous intéresser à nos santés, et nous désirons plus que personne la continuation de la vôtre; ma femme me charge de vous faire agréer ses très-humbles civilités. Je suis avec le plus profond respect,

Monsieur

Votre très-humble et trèsobéissant serviteur,

ViEN.

Rome, ce 21 juillet 1779.

Page 1