‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 205 sur 274 · PENDANT SON EXIL · texte numérisé non relu

PENDANT SON EXIL

Mes amitiés à [ ]; )e n'ai pas changé à son égard; pas plus que ma femme.

Dans cette lettre, que David écrit à des amis de Paris pendant

son exil et qui est- -tout intime , les nqms propres ont été non

pas seulement raturés et effacés, mais soigneusement coupés au

ciseau; la lettre est pleine de trous. Le nom des destinataires

serait curieux ; il est sûr que la femme était peintre et que le

înari ne Tétait pas, il n'est pas besoin de cela pour exclure

M. et M* Vien puisque celui-ci était mort en 1809. M. et

M* Frémiet demeuraient à Dijon, et la' lettre paraft adressée

à des gens du monde de Paris. On pourrait penser à M. et

à Madame Auzou qui n'est morte qu'en i835, ou bien à M. et

à M* Benoît, qui n'est mort qu'en 1826; mais il est bien

plus probable qu'il s'agit de Mongez l'aîné, antiquaire et

membre de l'Institut et de sa femme. Celle-ci s'efforçait de

peindre l'histoire comme un homme, et tandis que M* Benoît se

consacrait surtout au genre plus féminin du portrait, elle a fait

nombre de grands tableaux grecs et romains. M* Auzou en a fait

aussi ; mais on a attribué à David la composition et même des

parties d'exécution de plus d'un tableau de M* Mongez. Cette

assertion charitable, fondée sur des conseils très-naturels, est

fiiusse sans doute, mais elle témoigne de relations assez amicales

et assez intimes pour nous faire penser que la lettre possédée par

M. Fillon est très-probablement adressée à ses deux amis M. et

M»» Mongez.

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