I. U est en effet né à Rome le 4 mai
458 LBTTRâ DE GÉRARD tt GtUOtBT
Bramo poter provare col mio talento de non esserae
indegno, corne la proverà certamente roservanza^ Taffe-
zione e il rispetto col quale mi professo di voi, illustris*
simo signor présidente e signori accademici omatissimi^
l'umil»*, dévot"*, obbl«* servitore,
F. Gérard.
Parîgî, 28 febbrajo 181 1.
(Archives de PAcad. des Beaux-Arts de Florence, filza 18 1 3, II* 67.)
Monsieur le président, — Daign& reoefroir et tran»» mettre à l'Académie Pezpression de notre reconnais-* sance du choix qu'elle vient de foire de nous. Cet encouragement, le plus flatteur que nous pussions obtenir, augmentera notre zèle et notre désir de mériter la preuve d^estime qu^elle vient de nous donner.
Florence est la première patrie des arts depuis leur renaissance; elle fut Théritière d^ Athènes. La voilà, comme elle, embellie de nouveau par les chefs-d^œuvre d^un autre Phidias. Le suffrage des artistes et des plus illustres citoyens de cette viUe est Tune des couronnes les plus désirables. Tune des palmes les plus appréciées dans la carrière glorieuse des arts.
C'est en mon nom et en celui de Monsieur Granet, trop malade en ce moment pour s^acquitter de ce devoir, que nous vous prions, monsieur le président, de recevoir et de feire agréer à PAcadémie l'assurance de notre profonde gratitude.
Nous avons l'honneur d'être avec respect vos très-
obéissans serviteurs.
Le baron de Forbin, M. Granet,
Chambellan, etc. Peintre.
Florence, -5 mai 1 8 1 2 .
(Archives de l'Académie des Beaux- Arts de Florence, filza x8i3, n* 67.)
A L\CAtfÈMlfi DS FLORBNCE. 459
Dans les lettres de Sisnondi à la comtesse d'Albeny publiées par M. Saint-René Taillandier, i^3y in- 12, p. 202, se trouve, dans celle du i5 octobre iSi3, ce passage sur M. de Forbin i
« Vous avez donc à présent (à Florence) M. de Forbin, que vous appelez baron — chambellan — peintre. Est-ce le même que je connois comme saint, romancier et poète? Ce sont bien des choses pour un honmie. Je crois que c'est Forbin-Janson. Il est moitié de Técole de Chateaubriand, moitié de celle de Madame de Staël. Il a lu beaucoup de petits romans dans la Société cet hiver, et j*ai vu plusieurs de ses auditeurs qui disaient beaucoup de bien de ses tableaux, qu'ils ne connaisssaient pas, pour compenser leurs sévérités sur les contes, qu'ils connaissaient trop. Je l'ai rencontré plusieurs fois chez M. de Loménie, et sa conversation est assez agréable, mais non pas sans mélange de cagoterie, que le ton de la maison exigeait peut-être. Il doit avoir un frère qui s'est fait prêtre, et dont j'ai vu une lettre écrite comme l'aurait fait un capucin. Tout cela ne me préparait pas à des tableaux de sa main, vendus dix mille francs en Italie. »
M. de Porbii^ n'était pas Forbin-Janson, mais Forbin-Labarben, —^ qui est un château de Provence, — comme on le voit dans Pépitaphe de son tombeau au cimetière d'Aix :
Hic, venerandam juxta matrem, jacet ^ Ludovicus Nicolaus Philippus Augustùs, Cornes de Forbin-Labarben -^ qui ^ prièclaris atavis editns, ingenio, corporis et animi dotibus— morumque elegantia praestans, — egregius pictor, scriptor insignis, «^ nec inglorius miles, — arfes eximias, quas ipse prœsul excoluit,— diram post tempestatem vix enatantes, «^ ad portum reduxit, servavif — et, in difficillimis temporibus, per annos viginti quinque feliciter direxit. — Natus anno MDCCLXXVII, obiif anno- MDGCCXU.
Quant à sa qualité de Chambellan, où il avait, outre son esprit et ses manières, le mérite d'être l'un des plus él^anttt cavaliers de son temps, il le fut, et même autre chose, ont dit les n^auvaises langues, de l'admirablement belle princesse Pauline Borghèse*
Sur sa vie d'artiste et d'administrateur on peut voir la notice d'un de ses meilleurs amis, M. le vicomte Siméon, lue à l'Académie des Beaux-Arts le' 27 mars 184». EXLt a été imprimée à k suite de la séance de l'Académie, ttiljà un tirage à part in-8*