‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793). Par Alexandre Tuetey et Jean GuiffreyChapitre 3 sur 132 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

leurs. Les autres Commissions n'auront plus qu'à perfectionner dans le détail Tœuvre de leur devancier, qu'ils s'efforceront de diminuer afin d'exalter leurs propres mérites. Si la première Commission ne put, dès l'origine, faire mieux, ce n'est pas certes qu'elle ignorât les perfectionnements possibles de son œuvre, mais que les ressources financières, l'emplacement mis à sa disposition ou le temps ne lui permirent pas d'apporter toutes les améliorations qu'elle eût souhaitées. On peut même être surpris de la justesse et de l'opportunité de certaines mesures qui furent prises alors et dont plusieurs ont été observées jusqu'ici : exclusion des œuvres d'artistes vivants, réglementation du nombre des copistes, etc. Même la décision qui réservait certains jours exclusivement aux artistes n'était pas indifférente; on sait que, si elle ne fut pas maintenue au Louvre, pareille mesure est encore en vigueur dans certains musées étrangers et qu'elle a encore en France de nombreux partisans.

Il faut louer aussi l'éclectisme des commissaires qui surent choisir pour être exposés au Muséum des tableaux de maîtres ou d'époques alors peu en honneur. Une tête d'évêque de Tïepolo est mentionnée au

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