F. Engerand, t. I, p
4. F. Engerand, t. 1, p, i55; Villot, n» 328; Tauzia, n" 3i8; C. S., n" 1447.
des treize tableaux tirés du cabinet de la ci-devant
Surintendance de Versailles, parle citoyen Herinckx,
et, après en avoir discuté tous les articles avec la
plus scrupuleuse attention, les objets présents, nous
avons modéré et réduit ce mémoire, qui se montait à
la somme de 1,214^, à celle de cinq cent trente-six
livres.
Vincent, P. Cossard, Regnault, Jollain,
BossuT, Pasquier.
Archives nationales, F''' loSg, n° i.
Commission du Muséum a Garât.
Paris, le 29 janvier 1793, l'an 2«
de la République.
Citoyen Ministre,
Nous avons lu le mémoire qui vous a été adressé par le s»" Jonard, et sur lequel vous nous demandez notre avis. Lorsque nous fûmes nommés commissaires du Muséum national, au commencement d'octobre dernier, nous nous rendîmes au logement du ci-devant duc de Lorges pour en retirer les tableaux appartenant à la nation qui y avaient été déposés par une Commission antérieure à la nôtre; nous y trouvâmes le s"" Jonard établi à la garde de ces tableaux ou des meubles appartenant au citoyen Grandpré, membre de cette Commission. Le s"" Jonard nous montra beaucoup de zèle et des sentiments d'honnêteté; en conséquence, nous lui confiâmes la garde des tableaux dont il s'agit, et nous avons à nous louer beaucoup du soin avec lequel il les a surveillés pendant une vingtaine de jours, ce qui mérite
une récompense de votre justice. Nous ne pouvons, d'ailleurs, rien statuer sur les indemnités qu'il peut réclamer à d'autres égards, parce qu'il n'a pas été placé par nous et que nous ne connaissons pas les conditions qui ont pu être stipulées entre lui et ses commettants.
Vincent, Jollain, P. Cossard, Regnault, Pasquier, Bossut.
Archives nationales, pi'ioSg, n° i.
Leblond a Gohier^.
Le secrétaire de la Commission des monuments au ministre de la Justice.
Paris, le 2 février 1793, l'an 2 de la République.
La Commission des monuments m'a chargé de solliciter auprès de vous le payement de différents mémoires de frais occasionnés par les travaux entrepris sous sa direction, pour le rassemblement des monuments de sciences et d'arts dans le Dépôt provisoire établi aux ci-devant Petits-Augustins.
Les détails de cette partie de l'administration ne devant pas vous être fort connus, j'ai cru qu'il était nécessaire de vous dire et ce que c'est que la Commis-
1. L.-Jér6me Gohier, 1746 f i83o, avocat, membre de l'Assemblée législative en 1791, fit l'inventaire des papiers trouvés aux Tuileries le 10 août 1792. En 1799, il remplaça Treilhard au Directoire, qu'il présidait le 18 brumaire, et où il protesta énergiquement. Il vécut ensuite dans la retraite et publia ses Mémoires en 1824.
Leblond était le secrétaire de la Commission des monuments.
sion des monuments et quel est l'objet de ses travaux. Je joins donc ici une pièce qui vous en instruira; j'y joins aussi la copie de la lettre du ministre Roland à la Convention nationale, à l'effet d'obtenir des fonds pour le payement des mémoires; j'y joins enfin les décrets relatifs à la Commission des monuments.
Vous ne serez pas peu surpris d'apprendre que la Commission, pour prix de ses travaux et du rassemblement immense des monuments qui en est le résultat, a vu enlever de l'un de ses dépôts un grand nombre de tableaux dont les commissaires ou émissaires du ministre ont fait choix et se sont saisis, sans prévenir la Commission, pour les transporter dans le prétendu Muséum (qui n'a point été décrété') et qui n'existera jamais, dans le long boyau de la galerie du Louvre, que cet enlèvement s'est effectué sans qu'il ait été pris la moindre mesure pour payer les mémoires des ouvriers employés à former le rassemblement dans le dépôt dépouillé.
Je dois vous observer que j'en fis à l'instant même mon rapport au Comité d'instruction publique, qui désapprouva la conduite du ministre, que quelqu'un pour l'excuser employa la formule de l'ancien régime : on a surpris sa religion. J'en conclus que nous pourrions abolir tout ce qui tenait à l'ancien régime, excepté les intrigants.
Pourrais-je obtenir de vous ce que je n'ai jamais pu obtenir de M. Roland, c'est de prendre connaissance du rassemblement de monuments de sciences et d'arts au Dépôt du couvent des ci-devant Petits- Augustins?
I. Cette assertion est inexacte, les décrets du i5 et du 19 septembre 1792 avaient ordonné la fondation au Louvre d'un Muséum destiné aux arts, aux lettres et aux sciences.
Un quart d'heure d'inspection vous donnera plus de notions à cet égard que vingt rapports par écrit.
Depuis l'enlèvement illégal, impolitique et impoli ' fait à ce dépôt, je m'en suis interdit l'entrée; mais si vous choisissez un jour pour en faire la visite, je vous demanderai la permission de vous y accompagner et vraisemblablement je ne pourrais plus me défendre d'y retourner et d'y passer ma vie comme auparavant'^.
Le Blond.
Archives nationales, pi' io32.
GoHiER A LA Commission du Muséum.
Le ministre de la Justice^ faisant par intérim les fonctions de ministre de l'Intérieur^ aux commissaires inspecteurs du Muséum national, à la salle du ci-devant Grand Conseil au Louvre.
Paris, 5 février 1793, l'an 2« de la République française.
Vous m'avez bien, par votre lettre du 29 janvier, marqué la somme à laquelle vous croyez que doit être réduit le mémoire du restaurateur de tableaux Herinckx; mais il est nécessaire que vous me renvoyiez le mémoire, avec votre règlement apposé au
1. Cette lettre prouve que les résistances de Lenoir à livrer aux commissaires du Muséum les tableaux qu'ils réclamaient étaient encouragées ou au moins moralement soutenues par toute la Commission des monuments.
2. Les procès-verbaux de la Commission des monuments ne portent aucune mention de cette lettre.
bas, afin que Je puisse sous cette forme et également sur la même feuille en approuver le payement.
Archives nationales, F'' loSg, n" i.
Rapport sur la réclamation de Saint-Jonard.
8 février 1793.
Une Commission formée spontanémentpar quelques députés de l'Assemblée législative dans les premiers mouvements du 10 août et qui s'était adjoint quelques citoyens, entr'autres le nommé Grandpré\ avait établi le citoyen Saint-Jonard gardien de quelques effets et notamment de tableaux appartenant à la Nation déposés au Louvre dans l'appartement ci-devant dit de Lorges.
Cette Commission fut dissoute et remplacée par celle dite du Muséum, nommée par le ministre Roland. Les membres de celle-ci se rendirent au commencement d'octobre au dépôt dit de Lorges pour en faire retirer les tableaux et les faire transporter au nouveau local qu'ils avaient destiné à former le dépôt provisoire du Muséum. Ils y trouvèrent le citoyen Saint- Jonard et l'employèrent pendant une vingtaine de jours. Ils déclarent avoir eu à se louer de son honnêteté, de son zèle et de ses soins et regardent comme juste de lui en accorder le salaire.
Les commissaires du Muséum indiquent d'une manière vague le temps qu'ils l'ont employé et déclarent ne pouvoir rien statuer sur son service
I. C'est à la Commission des arts qu'il est fait ici allusion.
antérieur. Mais le citoyen Saint-Jonard n'en porte le commencement qu'au i8 septembre, ce qui, avec la vingtaine de jours qu'il a été aux ordres de la nouvelle Commission, ferait un espace d'environ six semaines, qu'il paraît juste de lui payer à raison de 3** par jour. On propose en conséquence au ministre de lui accorder la somme de cent trente-cinq livres sur le fonds destiné à l'encouragement des arts et au surplus de congédier le citoyen Saint-Jonard qui le demande lui-même.
Approuvé, le 8 février, et remis au citoyen Faypoult pour expédier l'ordonnance.
Archives nationales, pi^ loSg, n° i.
Commission du Muséum a Garât.
Paris, le 8 février 1793, l'an 2^
Les commissaires du Muséum national ont l'honneur d'envoyer au citoyen ministre Garât le mémoire du s^ Herinckx avec le règlement apposé au bas, ainsi que le citoyen ministre le leur a demandé par sa lettre du 5 du présent.
Archives nationales, pi' loSg, n° i,
MÉMOIRE DE HaCQUIN, PEINTRE.
Mémoire des tableaux nationaux rentoilés, sur ordre de messieurs les commissaires du Muséum natio-
nal, par Hacquin, depuis le mois d'octobre i'jg'2 jusqu'au quinze janvier ijg3.
8 février 1793.
Savoir :
Superficies :
Pieds. Pouces. Lignes.