‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793). Par Alexandre Tuetey et Jean GuiffreyChapitre 47 sur 132 · Judith^ par Le Vaulentin^ ^ de · texte numérisé non relu

Judith^ par Le Vaulentin^ ^ de

1. Attribué à Collantes. F. Engerand, t. I, p. 204; Villot, n° 544; Tauzia, n° 533; C. S., n" 1703.

2. Devons-nous reconnaître ici le tableau de Steenwick représentant ce sujet et dont les dimensions sont sensiblement les mêmes? F. Engerand, t. 1, p. 261; Villot, n" 5oi ; C. S., n° 258i.

3. F. Engerand., t. I, p. 199. Attribué à Manfredi. Villot, n" 248.

ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. 8l

3 pieds de haut sur 2 pieds

4 pouces, fait 7 pieds . . . 17^10 s.

19. Michel-Ange \ représentant des Mascarades, de 2 pieds de haut sur 2 pieds 8 pouces de

large, fait 5 pieds 4 pouces . i3ft 6 s. 8 d.

20. Bassant^, représentant la Vendange, de 3 pieds de haut sur 3 pieds 8 pouces de large,

fait II pieds 27* 10 s.

21. Deux PoM55az«5 pendants, de 4 pieds de large sur 2- pieds 10 pouces de haut, fait 22 pieds

8 pouces 56ft i3 s. 4 d.

Total 1,527* ^ s- ^ ^^

Arrêté le présent mémoire à la somme de quinze cent vingt-sept livres.

A Paris, ce 1 1 février 1793, l'année 2« de la République.

BOSSUT, JOLLAIN, P. COSSARD, ReGNAULT,

Vincent, Pasquier.

Pasquier a Coqueau.

14 février 1793, Fan 2^ de la République. Voici, Monsieur, une note de nos finances relativement aux garçons gardiens du Muséum, l'un, nommé

1. Michel-Ange Cergno^:{i, dit des Batailles. F. Engerand, t. I, p. 49; Villot, n" 169.

2. Bassan. F. Engerand, t. I, p. 119 et 120; Villot, n° 3o6; Tauzia, n» 3oi ; C. 5., n° 1428.

8î LA COMMISSION DU MUSEUM

Marignez, est entré au service du Muséum le i*"" novembre dernier et nous lui avons payé deux mois échus au 3i décembre, l'autre, nommé Bidaut, est entré le 24 novembre et il a été payé au 3i décembre d'un mois et du cinquième du mois.

Pour les gages, vous nous avez fait remettre 400 ft, comme s'ils avaient dû recevoir à la dite époque trois mois de gages, ce qui ne pouvait être. Voici donc leur bordereau :

Reçu 400»

Payé à Marignez i33tt 6 s. 8 d.

— à Bidault Soft

Total ,. . 2i3tt 6 s. 8"T

Reste en caisse i86ft i3 s. 4 d.

Vous voyez que nous pouvons leur payer le mois de janvier et il nous restera encore des 400*, 53* 6 s. 8 d. Quant aux commissaires conservateurs du Muséum, nous espérons que vous voudrez bien vous occuper de nous, nous avons été payés jusqu'à la fin de décembre et il nous est dû le mois de janvier.

Pour les menues dépenses du Muséum, nous sommes encore en fonds et nous y mettons toute la prudence et l'économie possibles. Nous serons, Monsieur, très reconnaissants de votre attention pour nous. J'ai l'honneur d'être, très fraternellement.

Pasquier, Rue des Orties, galeries du Louvre.

Archives nationales, F'' loSg, n° i.

Commission du Muséum a Garât.

Paris, le 20 février 1793, l'an 2« de la République.

Citoyen ministre,

Le travail poui- l'arrangement provisoire des

tableaux appartenant à la Nation, dans la galerie du Muséum, étant presque terminé, et les salles qui comp osent l'appartement de l'Infante ayant été destinées à recevoir les statues, les bronzes, les pierres gravées, les ouvrages de mécanique, d'optique, etc., qui doivent aussi entrer dans l'ensemble du Muséum, il est urgent de faire enlever les objets étrangers qui obstruent les salles pour faire place aux objets d'art dont nous venons de parler. Nous vous prions en conséquence, citoyen ministre, de donner les ordres les plus prompts pour ce déblaiement. Nous espérons de votre zèle éclairé pour le bien- des arts que vous saisirez cette occasion de leur en donner cette nouvelle preuve que nous sollicitons avec confiance.

Nous observerons en particulier que l'une de ces salles est encombrée de vieux papiers, de cartons et de meubles qu'on peut sans doute facilement transporter ailleurs, si toutes fois vous jugez qu'ils méritent d'être conservés.

JOLLAIN, ReGNAULT, ViNCENT,

BossuT, Pasquier.

Archives nationales, F'" loSg, n" i.

Laurent % graveur, a Garât.

23 février 1793.

Citoyen ministre,

Je profite de la permission que vous me donnez de vous écrire et vous fais passer un mémoire qui vous instruira des motifs de ma demande, vous verrez

I. Pierre-Loiiis-Henri Laurent^ fils de Pierre Laurent, graveur, né à Paris en 1779. Chargé en 1825 de la direction du grand ouvrage, resté inachevé, sur le Sacre de Charles X.

qu'elle consiste à remettre en activité une entreprise qui vivifiera les arts et digne d'être encouragée par vous, citoyen ministre.

Les artistes qui étaient occupés pour cette belle collection attendent avec l'impatience du besoin le moment qui leur permettra de reprendre leurs travaux.

Je me flatte, citoyen ministre, que vous voudrez bien en cette considération vous occuper un instant de l'objet de mes vives sollicitations.

P. Laurent.

Le 23 février 1793, l'an 2^ de la République.

Archives nationales, F'^ioôg, n° i.

Au CITOYEN MINISTRE DE LA JuSTICE FAISANT PAR INTERIM LES FONCTIONS DE MINISTRE DE l'InTÉRIEUR.

23 février 1793.

Citoyen ministre,

Le soussigné vous expose qu'ayant entrepris depuis dix-huit mois de graver et faire graver la collection des chefs-d'œuvre de peinture, sculpture et desseins originaux qui doivent composer le Muséum français, dans le format des galeries d'Égalité* et de Florence, il avait obtenu du ministre alors en place la permission de remplir ce projet.

Cette grande et utile entreprise fut commencée en octobre 91 et suspendue en août 92. L'exposant y a employé des fonds considérables ; il oc/upait un grand nombre d'artistes dessinateurs et graveurs ; il importe, citoyen ministre, pour l'avantage des arts et du com-

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