‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793). Par Alexandre Tuetey et Jean GuiffreyChapitre 97 sur 132 · Pasquier · texte numérisé non relu

Pasquier

vatoire vient de faire auprès du ministre de l'Intérieur, auquel il est soumis quant à l'administration, les démarches nécessaires pour faire disparaître quelques-uns de ces obstacles; il attend sa réponse. Les autres se dissiperont successivement; mais il a besoin pour cela de l'appui des autorités supérieures. Le jour où la Commission supprimée aura effectué la remise du dernier objet dont elle est comptable au Conservatoire, et qu'il n'existera plus de relation entre elle et lui, ce jour, le Conservatoire ne craint pas de l'avancer, sera très heureux pour le Comité d'instruction et pour lui, puisque c'est de ce moment seul que doit dater le salut de la République dans cette intéressante portion de sa fortune et de sa gloire. C'est alors que nous nous représenterons devant vous pour vous proposer une mesure salutaire, indispensable : celle d'apposer à tout le Muséum un sceau indélébile et sacré qui ne permette plus d'en soustraire les objets, ni d'en altérer la nature.

Le Conservatoire connaît ses devoirs et saura les remplir. Un des plus précieux et qu'il a mis à l'ordre du jour est de tenir le Muséum ouvert sans interruption. S'il n'était pas instant de procéder d'abord à une, nouvelle disposition des objets qu'il renferme, au besoin indispensable d'éclairer ces objets autrement qu'ils ne le sont, déjà le Muséum serait ouvert. Il espère que son intention conforme au vœu de tous les citoyens, qui depuis longtemps réclamaient contre l'abus de n'ouvrir le Muséum que trois jours par décade, n'éprouvera point de contrariété dans un Comité spécialement chargé de l'instruction du peuple et du soin de lui ménager ses jouissances. Cependant, le Conservatoire serait flatté de recueillir

à cet égard les vues du Comité ou même d'avoir à répondre à ses doutes, s'il en élevait de contraires à cette disposition particulière. Quoi qu'il en soit, il est dès à présent décidé que les conservateurs inspecteront tour à tour les salles du Muséum et qu'ils y feront une garde assidue tous les jours où l'ouverture

en sera publique.

Fragonard, président.

Le Sueur, secrétaire.

Archives nationales, F^^ i238.

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