BUREAU DE STATISTIQUE
s'exprime ainsi dans nn rapport officiel : a Je suis convaincu qu'un hcclolitre de pommes de lerre par an équivaut, pour le Gouvernem(.MU, à la vie d'un soldai. » Dans tous les hôpilaux de régiment, ainsi que dans tous les hôpilaux généraux, j'ai constaté que la Commission sanitaire avait déjà fourni les légumes dont on avait besoin j)our les malades, de sorte que, dans nos régiments, aucun soldat n'est mort du scorbut. »
La Commission réussit à faire parvenir à l'armée du général Grant qui investissait Yicksburg et ne pouvait s'approvisionner dans un pays hostile qu'avec danger et difficulté, près de 2,200 hectolitres de pommes de terre, 8,000 kilogrammes de fruits secs, 15,000 citrons, une énorme quantité de conserves de légumes et autres anliscorbutiques. Mêmes précautions furent prises au printemps de 1 862 pour les troupes stationnées le long du Mississipi. Ainsi que le disait d'une manière saisissante le docteur ^Varriner, un des inspecteurs sanitaires : a Les légumes envoyés ont changé le cours des événements et modifié l'histoire. »
Pendant l'été de 1862, l'armée du Cumberland fut aussi très-abondamment pourvue, comme nous le voyons par l'extrait suivant de l'organe officiel de la Commission, le Sanitary Reporter : « Récemment, quand le scorbut menaçait notre armée, un commissaire du gouvernement fit un appel près-
sant pour qu'on lui envoyât une quantité suffisante d'oignons et de pommes de terre. Mais personne ne répondit à cet appel. On n'osait pas expédier à un point aussi dangereux les 18,000 hectolitres de pommes de terre et la quantité correspondante de légumes qui avaient élé demandés. Toutefois il était bien peu de familles, dans l'Ouest, qui ne pussent disposer d'un hectolitre ou d'un boisseau de leurs produits agricoles, et grâce à leurs contributions volontaires la Commission put envoyer, dans l'espace d'un mois, à l'armée plus de 6,000 barils de légumes et la sauver d'un désastre. La Commission servit ainsi de moyen de communication entre le peuple et ses défenseurs sur le champ de bataille. »
De même, tous les hôpitaux du Gouvernement à Washington ont été approvisionnés, durant l'hiver de 1865 et l'année 1864, de légumes envoyés de New-York et de Philadelphie dans des v^agons réfrigérants\ construits expressément à cette intention. Pendant les trois derniers mois de 1865, la Commission a expédié plus de 1,050 tonnes de provisions fraîches, coûtant 700,000 francs.
Suivant M. Woodward, l'un des chirurgiens les plus honorablement connus de l'armée, « les causes essentielles du scorbut peuvent être résumées en un seul mot : la mauvaise hygiène du camp. « Probablement, dit -il, on ne pourrait pas citer un seul
* Refrigerating cars.
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exemple de scorbul faisant son apparition dans une armée suffisamment approvisionnée de légumes frais. »
C'est sur de semblables données et à la suggestion de conseillers aussi intelligents, que la Commission sanilaire a fait fonctionner son service d'hygiène préventive, dont les résultats ont été si bienfaisants pour l'armée et pour le pays en général.
III. Monographies médicales. — Afin de fournir une preuve du zèle dont sont animés les savants médecins qui ont offert leur concours désintéressé à la Commission en rédigeant des traités médicaux et en les faisant distribuer aux chirurgiens de l'armée, nous donnons ici une liste des monographies déjà publiées.
Traité servant d'Inti^oductioîi générale sur P emploi des anesthésiques dans la chirurgie militaire.
A. Rapport sur l'hygiène et la thérapeutique militaires.
B. Devoirsdeschirurgiensde l'armée sur le champ de bataille.