‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 3)Chapitre 184 sur 362 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

« Monseigneur, écrit le Père Général, demande avec instance des Pères de la Compagnie pour fonder Grand et Petit Séminaire. » (27 Avril 1842.) Un mois après il est, paraît-il, revenu à la charge : « Mgr est plus décidé que jamais à nous confier son Grand Séminaire, et également son Petit Séminaire à Philippeviile. » (28 Mai 1842.) D'après une troisième lettre du mois de juillet, on voit que le prélat insiste encore sur le même sujet. En septembre tout est changé. Des Messieurs de Saint-Lazare arrivent à Alger; ce sont eux qui dirigeront le Grand Séminaire; ainsi en a-t-il été décidé dans le cabinet d'un ministre. Quant au Petit Séminaire, plusieurs essais furent tentés ; annexée à l'orphelinat du Père Brumauld, l'institution encore au berceau se vit menacée des rigueurs de l'administration universitaire; il fallut la fermer. Dans son Mémoire au Saint-Siège, Mgr Dupuch écrivait cette page mélancolique : « Pour fonder, pour essayer de fonder un Petit Séminaire, j'ai dépensé en sept années 100.000 fr., et ai souffert les plus tristes contradictions, jusqu'à ce que j'ai enfin été contraint d'y renoncer, à peu prés sans résultat. La frayeur occasionnée en France — le Saint- Père n'oubliera pas ma franchise — par une Société célèbre et chère à tant de titres à l'Église de Dieu, frayeur qui traverse les mers, je ne sais en vérité pourquoi, y a été pour beaucoup, je dirai même pour tout, mais non de ma part assurément ^ »

L'intolérance qui, aux colonies comme en France, écartait les Jésuites de toute fonction d'enseignement fut pénible sans doute aux missionnaires d'Algérie ; la politique de la métropole le fut davantage en cherchant à leur interdire l'apostolat auprès des indigènes. On sait que, dès l'origine, le Gouvernement français eut pour

i.Ibid., p. 45o.

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