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CHAPITRE IX

I. — L'année i85o est pour la Compagnie de Jésus en France une date heureuse. De nombreuses maisons lui sont offertes. Les noviciats se remplissent. On prépare la division de la Province du Midi. Décret du 7 août 1852. L'attribution du scolasticat de Vais à la Province de Toulouse provoque des réclamations. Mort du Père Général Jean Roothaan. Le Père Beckx élu pour lui succéder. Le Père Maillard, premier Provincial de Toulouse. Son activité. Son voyage à Rome pour l'élection du Général. Son retour à Toulouse. Sa maladie et sa mort.

II. — Le Père Maurice Orgerdias, Provincial de Toulouse. Sa répugnance pour le commerce épistolaire. Le Père de Villefort est envoyé comme Visiteur. Le Père Frédéric Studer, troisième Provincial de Toulouse. II change le mode de propriété. La nouvelle résidence de la rue des Fleurs. Construction et décoration de l'église. Le noviciat à la rue de l'Inquisition. Etablissement des Jésuites à Pau. Floraison d'églises: Bordeaux, Montpellier, Limoges. Un noviciat à Vais. Prospérité du scolasticat. Travail intense des missionnaires. Le Jubilé de i853. Erection du monument de Notre-Dame de France. Les PP. Ducis et Nampon.

III. — Le Père Joseph Bon, Provincial de Lyon. Son programme de gouvernement. Fondation de Notre-Dame de l'Ermitage à Lons-le-Saunier. La résidence de Dijon. La SaA'oie est rattachée à la Province de Lyon. Les Jésuites à Chambéry, puis à Notre-Dame de Myans. Établissement d'un noviciat à Clermont-Ferrand. Mort du Père Barrelle.

IV. — Construction de la maison de Fourvière, d'abord destinée au Troisième An, Le Père Gautrelet, Provincial, y transfère le scolasticat d'Aix. Le noviciat enlevé d'Avignon. Protestations que soulève cette mesure. A Marseille. Le Cercle religieux. Son extraordinaire prospérité. Le Père Nicolas Tissier. La galerie de tableaux du Cercle.

V. — Projet de division de la Province du Nord. Provincialat du Père Rubillon. Le Père Studer lui succède. L'oeuvre de Saint-Joseph pour les Allemands à Paris. Le Père Jean Ghable. Fondation de la résidence de Nancy. Opposition du clergé. Fondation à Brest. A Strasbourg. Projet de collège. Grande activité à la résidence. Mission dans le Grand-Duché de Bade. A Lille comme à Marseille l'établissement d'un collège est arrêté par l'autorité épiscopale.

VI. — Les Jésuites à Paris en i85o. Le Jésus de la rue de Sèvres. Les PP. Millériot, Lefebvre, de Ponlevoy. Dernières années du Père de Ravignan. Le Carême des Tuileries. Sa mort et ses funérailles. Sa Vie par le Père de Ponlevoy. Le Père Joseph Félix, Conférencier de Notre- Dame. Le Père de Ponlevoy, Supérieur à la rue de Sèvres. Construction de l'église et de la résidence. Difficulté avec l'administration diocésaine. Bel exemple d'humilité du Père de Ponlevoy.

L'année 1850 est pour la Compagnie de Jésus en France une de ces dates heureuses, comme il y en a peu dans son histoire. Avec la loi Falloux elle a vu poindre l'aurore de la liberté ; sur toutes les parties du territoire on la sollicite d'ouvrir de nouveaux établissements; sans pouvoir satisfaire à toutes les demandes, elle s'étend de toutes parts et semble vraiment florissante.

Mais c'est surtout dans le Midi que ce progrès s'accuse. Nous avons vu la Province de Lyon fonder en deux ans onze collèges; à la rentrée de 1851, on y comptait au total 2.000 élèves^.La charge était lourde assurément; mais la Providence paraissait encourager des espérances audacieuses pour l'avenir. Les vocations se multipliaient de façon merveilleuse, comme en témoigne la lettre suivante du Provincial, le Père Maillard : « Nous voilà dans l'embarras, de bien et de prospérité, il est vrai, mais embarras réel. De Saint-Ghamand(Avignon) le Père Gaillard m'écrit: Nous n'avons plus de place à donner; nos quarante-deux novices scolastiques, sans compter les Frères coadjuteurs, occupent et absorbent tout. Et de Toulouse le Père de Foresta me dit aussi que les places lui manquent ; il en est au quarante-deuxième ou quarantetroisième novice. Exubérant torcularia. Or, de nouvelles et bonnes recrues nous arrivent ; il faut donc songer à ouvrir quelque part un troisième noviciat... Partout d'ailleurs, par la plus grande miséricorde de Notre-Seigneur,

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