‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 3)Chapitre 317 sur 362 · I. Bernard us i>alles, montes Benedictus amahat · texte numérisé non relu

I. Bernard us i>alles, montes Benedictus amahat

Compila Franciscus, magnas Ignatius urbbs.

une communauté nombreuse. En même temps qu'il enlevait les théologiens, le Père Gautrelet avait donc résolu de les remplacer par les novices d'Avignon, et du même coup la résidence de cette ville était réunie au collège Saint-Joseph. Toutes ces mesures furent d'abord approuvées par les autorités romaines. Mais quand le projet fut connu en Avignon, il y souleva une petite tempête. Le Père Général fut assailli de protestations parfois fort vives. La collection de ces lettres prouverait du moins que la population avignonnaise n'était pas indifférente à la présence des Jésuites au milieu d'elle. Certain Mémoire, rédigé par un publiciste ardent, M. iVugustin Ganron, reprenant de haut leur établissement dans la cité des Papes, montrait que, dès l'origine, la Compagnie de Jésus y avait eu simultanément collège et noviciat distincts, et il s'efforçait d'ailleurs de prouver qu'elle ne pouvait, sans blesser la justice, supprimer aucune des maisons actuellement existantes. Le Père Gautrelet dut répondre à ces prétentions ; il le fît sans beaucoup de peine. Il dut renoncer toutefois à fondre la résidence avec le collège.

Quant au noviciat, le Père Beckx écrivait le 20 novembre 1858 : (f Si, lorsque la translation a été proposée, j'avais connu le véritable état des choses comme je le connais maintenant, je n'aurais pas pu y consentir. » Du reste au bout de deux ans les novices delà Province de Rome expulsés dTtalie prenaient la place laissée vide par leurs frères de France ; le Père Général écrivait au Père Bouffier : «L'accueil que vous leur avez fait est digne d'un Supérieur animé du véritable esprit de la Compagnie. » {3 Décembre 1860.) A cette même date la maison s'enrichissait d'une gracieuse église, œuvre d'un architecte de talent, l'abbé Pougnet, du clergé de Marseille. La résidence jetait, si l'on peut dire, de nouvelles racines dans le sol avignonnais. Quatre ans plus tard, la percée de l'avenue de la Gare ayant fait disparaître cette église, l'abbé Pougnet en construisit une autre. Comme on avait à cette occasion remis en question le maintien de la résidence^

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