‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 3)Chapitre 96 sur 362 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Compagnie de ce qu'il avait usé de ménagements, et sans condamner ni doctrines ni professeurs, « indiqué seulement des améliorations et des perfectionnements ; il pouvait compter sur leur zèle à les introduire dans leurs leçons. » (8 Novembre.)

Cependant le feu couvait sous la cendre; la demimesure imaginée par le Père Passaglia avait laissé chacun sur ses positions; les articles souscrits à Vais avaient été rédigés de façon assez large pour ne gêner aucune conviction, et maintenant, avec quelques précautions de langage, on pouvait continuer à suivre dans l'enseignement des voies scabreuses. Le Père Roothaan, tenu au courant, écrivait le 5 décembre au Père Pellico, Provincial de Turin : « Le Père Passaglia a été trop ange de paix, en donnant raison à peu près à tout le monde... ;mais moi je dis : Pacem et veritatem diligite^ . » Et quelques jours après au Père Maillard : « Ce serait bien mal connaître ma pensée que de croire que je pense autrement que les Pères Assistants sur la méthode d'enseignement suivie à Vais... Au lieu de recourir à des moyens violents, j'ai consenti, il est vrai, à ce qu'on employât des voies plus douces pour y substituer une autre méthode.. ; mais il s'en faut bien que j'aie voulu par là sanctionner ce qui avait précédé. » (1*'' Décembre 1849.)

Depuis longtemps déjà les Assistants réclamaient un acte d'autorité que le Père Pioothaan répugnait à accomplir. A la date où nous sommes arrivés, ils étaient tous présents à Marseille et, estimant qu'il y avait urgence, ils renouvelèrent leurs instances sous la forme d'une délibération revêtue de leurs signatures. (23 Décembre 1849.) Cette démarche mit fin aux hésitations. Sur le point de quitter la France, le Général de la Compagnie dressa une Ordonnance pour les études supérieures^ au R. P. Louis

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