CHAPITRE X
I. — La presse libérale et universitaire se déchaîne contre les Jésuites. Le Journal des Débats et le Constitutionnel se distinguent entre tous. Le comte de Ghamhord au collège d'Oscott. La Jésuitophohie gagne le l^euple. Manifestations A'iolentes.
II. — Défenseurs et apologistes : Montalembert. Henri et Charles de Riancey. Le « Solitaire ». Les anonymes. Dans les Journaux et Revues. Louis Veuillotet VUiiivers. Charles Lenormant. Le P. Théodore Ratisbonne. Des Jésuites, par un Jésuite. L'Opuscule du P. de Ravignan, De l'Existence et de l'Institut des Jésuites, Impression profonde produite par cette piiblication. Une réticence et une lacune. Encore le Monopole universitaire.
m. — Une ère de tribulations. Mgr Affre. Anciens témoignages de sympathie pour la Compagnie de Jésus. Ordonnance de l'archevêque de Paris contre la maison de la rue des Postes. Réponse du P. Général. Bref de Grégoire XVI. Une thèse de Droit Canon sur l'état religieux en France. Bref à l'évêque du Mans à propos de Solesmes.
IV. — Autres sujets d'affliction. Le P. François Moigno. Le P. Charles Déplace. Le cas A/fenaër. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Les cours du Collège de France avaient sonné comme un appel aux, armes. C'était le rôle de la presse périodique d'en prolonger le retentissement dans le temps et dans l'espace; elle s'en acquitta avec autant d'entrain que d'ensemble. Du commencement de 1843 à la fin de 1845 la rubrique Jésuites occupe une place importante dans les colonnes des grands journaux de Paris, le Constitutionnel.^ le Siècle, le National, le Journal des Débats, le Courrier français, etc. A vrai dire, le fond de cette littérature n'est pas très abondant; c'est celui du livre de Génin;