‹ La Compagnie de Saint-Sulpice au CanadaChapitre 16 sur 54 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

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C'est sur ces souvenirs glorieux, estompés des nécessaires fragilités himiaines, que se clôt ce que j'appellerai» xolontiers l'époque héroïque de l'oeuvre sulpicienne à Montr-éal. Elle commeuce à M. de Queyius et finit avec M. Koux. J<]l!e eut ses génies créateurs, ses précurseurs et ses pioniiie]-s dont les tentatives hardies reculant les bornes et l"i"anchlssant les barrières, vivifièrent et transforuièrent peu à peu le milieu ingrat où elles s'exercèrent. En face des obstacles que l'homme et la nature multiplièrent contre leur action sous les morsures du froid et de la faim, devant la misère, la fatigue, la maladie, l'abandon et la jnort, ils dressèrent leur endurance, leur longue patience, leur droiture, leur foi victorieuse, leur invincible espérance. Et, sans se lasser, ils coururent des risques, affrontèrent des périls, assumèrent des responsabilités, assouplirent les évè. ueinents rebelles, gardèrent jusqu'aux heures crépusculaires l'enlj-ain des heures matinales. Mais leur rêve ])renait corps lentement. A travers les ombres et les lumières dont il était formé il laissait entrevoir, dans l'avenir, des réalités d'une indicible beauté. Qu'importaient, devant ces perspectives, les combats, les labeurs, les défaites, les calvaires gravis, les calices amers vidés?

Est-ce à dire que ce charme des origines héroïques se soit maintenant évanoui? qu'il n'y ait plus aujourd'hui que le terne idéal du moindre effort? que l'activité première se soit assoupie? que les conditions de vie dure de jadis, mais en m?iiie temps évocatrices d'énergie, étant disparues, on ne soit p'us en face que de l'engourdissement fatal, syinptôme de déchéance et de mort? — Non, non! — Ce qu'il y a de vrai c'est que les circonstances ne sont plus les mêmes ;

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