XXII INTRODUCTION
parxenait i)as à al)attre. Il était ainsi dans la plus respectable et la plus aiilliiMitique tradition <le ses {)rédécesseurs. 11 n'en sortait ];as non |>li;s (|:iand, \ain()iieur de tous les obstacles, par la suprême habilité à manier hoin- Tnes et choses, il assurait l'avenir de notre université. Tout nn passé n'était-il pas là pour lui dicter sa conduite et lui communiquer l'impulsion: Frères des Ecoles Chrétiennes attirés à ^lontréa.l, écoles de oarcons et de filles construites partout, oeuvre des écoles dirigées par les laïques, patronnée et encouragée, bibliothèques publiques ouvertes, cercles d'études formés, associations littéraires établies. L'arbre, on le voit, est chargé de fruits, ses branches plient sous le faix. Mais la sève est toujours abondante et voilà que, tout au sommet, droit vers le ciel elle vient encore de pousser une fleur nouvelle: l'Ecole St-Jean.
Je m'en voudrais de ne montrer dans le sulpicien moderne que l'éducateur, bien que ce titre pût suffire à sa gloire. Il garde avec la population son contact séculaire. Longtemps il en a été le chef sur qui elle s'est orientée. Son rôle, devenu secondaire reste encore important. Animé de pensées larges, inspiré de sentiments débordant la sphère des routines pour s'approprier l'avenir, il nîultiplie pour ie peup'le les institutions nécessaires aux besoins de ses pauvres, de ses malades, de ses coupables et de ses repentis. Il lui rappelle ses devoirs de soumission aux heures d'orage et de colère, il sait aller jusqu'à la mort pour dispenser à ses moribonds le secours des consolations chrétiennes. La vieille église, l'église à l'ombre de laquelle nos pères se grou])èrent autrefois et formèrent un peuple, l'ég'lise "au clocher d'argent" et sous les voûtes de laquelle battirent des "coeurs d'or", cette église n'est plus. Un temple aux proportions grandioses en a pris la place. Mais ici comme