‹ La composition de Salammbô d'après la correspondance de Flaubert (1857-1862) avec un essai de classement chronologique des lettresChapitre 10 sur 68 · Fin mai · texte numérisé non relu

Fin mai

À. — On vous attend lundi 8 juin. Dans l'édition Charpentier, cette lettre est placée en (juin ?) 1858, mais le quantième aussi bien que le ton de la lettre s’opposent à ce classement, — sans compter que le 5 juin 1858 Flaubert arrivait à Paris, revenant de Carthage. Le nouvel éditeur l’a mise en août 1857, à cause, sans doute, de quelques expressions qui se retrouvent dans la lettre 20. Cela ne suffit pourtant pas pour supposer que Flaubert se serait trompé et de mois et de quantième. La lettre est vraisemblablement des premiers jours de juin.

Pi

4 — chapitre XVII de l'Eté de Feydeau parut dans l’Artiste du 28 juin. (Cf. 18 D.) :

B. — L'Univers du 26 juin contient un éreintement de Madame Bovary par Léon Aubineau.

C. — J'entamerai probablement « Carthage » dans un mois. Cf. lettre 15 : « Dès le commencement d’août, je me mets à Carthage. » Ces deux lettres ayant été écrites le même jour (cf. lettre 15 : « Je viens d'écrire à Feydeau »), il s'ensuit qu’elles doivent être du commencement de juillet. Or les frappantes ressemblances de langage entre les lettres 13 (2 juillet) et 14 permettent, faute d'indications contraires, de leur supposer la même date. Il faut donc dater 15 aussi du 2 juillet.

Rem. — Quant à la monstruosité grammaticale qui (lettre 13) « se trouvait au début, dans la dédicace » de Madame Bovary, il faut la chercher dans la dernière phrase : « Acceptez donc ici l'hommage de ma gratitude qui, si grande qu’elle puisse être, ne sera jamais à la hauteur de votre éloquence ni de votre dévouement. » Je n’ai pas pu trouver un exemplaire de la seconde édition de Madame Bovary. Dans celui de la troisième (1857) que possède la bibliothèque municipale de Grenoble, ce ni est déjà remplacé par et, comme dans les éditions postérieures.

Il est piquant de noter à ce propos que le feuillet portant cette dédicace manque à l’exemplaire de la première édition offert par l’auteur à la bibliothèque publique de Rouen.

Page 1