‹ La composition de Salammbô d'après la correspondance de FlaubertChapitre 40 sur 82 · mai · texte numérisé non relu

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A. — Non, Amyot ne m'a envoyé aucune feuille. Cette phrase est inintelligible si la lettre est postérieure à 1859, vu qu'après Daniel {Bib. Fr., 28 mai 1859) Amyot ne publia plus rien pour Feydeau. Flaubert étant resté à Paris jusqu'après le 11 mai {Journal des Goncourt, I, 275), il ne peut plus être question maintenant de lui envoyer les épreuves de Daniel. S'agirait-il ici d'articles de critique ?

B. — Je viens de recorriger mon IX' chapitre. Cette lettre a de légères ressemblances avec la lettre 86, mais ne contient aucune allusion ni au voyage de Feydeau en Afrique ni à la première de Bouilhet, etc. Il vaut donc mieux, à cause des nombreuses ressemblances de langage entre les lettres 55 et 56, supposer ici une leçon fautive, IX ayant remplacé I V, erreur facile avec la numérotation romaine. Il faudrait alors laisser quelque intervalle entre 55 et 56, vu le début de celle-ci : « Je ne t'oublie pas du tout, mon cher vieux. »

Rem. — J'ai plus d'une fois demandé au détenteur des lettres de Flaubert à Fe3^deau de bien vouloir contrôler cette hypothèse par l'autographe de cette lettre, mais je me suis heurté, à un mutisme non motivé.

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