‹ La Compression Successive des Deux Poumons: Dans le Traitement de la Tuberculose Pulmonaire par le Pneumothorax ArtificielChapitre 15 sur 15 · IV. — Cliniquement · texte numérisé non relu

IV. — Cliniquement

a) on peut juger du degré de réparation des lésions:

Par la longueur du temps de compression (deux ans sont un minimum pour l’obtention d’un résultat durable).

Par le caractère même des foyers primitifs. (Par exemple lésion cavitaire plus facilement curable que des foyers fibro-caséeux disséminés, ou des tubercules crus, (d’après Burnand).

Par l’ancienneté des signes de guérison clinique observés chez le malade.

b) On peut apprécier la restauration fonctionnelle de l’organe, définitivement décomprimé et revenu à la paroi:

D’après la proportion de parenchyme sain qu’il possède encore et qui doit être suffisant pour assurer la vie.

Lorsque, après une observation minutieuse, prolongée deux ou trois mois, il n’a donné aucun signe (stéthoscopique et radiologique), d'activité pathologique.

V. — En raison des difficultés que présente son établissement et des risques qu'il peut faire courir au malade — (réactivation toujours possible des foyers primitifs; accidents dyspnéiques, etc.), le P. A. successivement bilatéral ne semble pas appelé à devenir une méthode thérapeutique courante. L'expérience clinique en précisera sans

doute les indications. Mais déjà, quelques malades, considérés comme condamnés, lui doivent une amélioration notable: prolongation de la vie, ou même acheminement vers la guérison définitive.

me Va : le Doyen, Vu : le Président,

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