Intérêts des capitaux
a) Intérêts des capitaux disponibles 444, 45 395, 20 b) Loyers et sous-locations. 3 089, 50 1 863, — 3 533, 95 3. Divers.
a) Vente en plus de | FR re 167, — vieux matériel | Vente en plus. 265. 70 10 487, 60 ORPI Rss ine VR = == 432, 70 | 4. Déficit.
| Allocation de la caisse fédérale (voir pages 142 et 256) 89 148, 52 23 399, 60
. La comptabilité camérale est plus simple, plus facile à comprendre, et exige moins de travail que la comptabilité double;
. L'emploi simultané de la comptabilité double pour les services industriels et de la comptabilité camérale pour l’administration générale entraîne des inconvénients:
a) Le personnel ne peut pas être occupé rationnellement; si un des services est très occupé à un moment donné, il ne peut faire appel aux employés de l’autre service, à moins que tous les employés ne soient familiarisés avec les deux systèmes de comptabilité,
b) Les falsifications sont plus difficiles à découvrir,
c) Le bouclement des comptes est plus compliqué.
. La comptabilité camérale est capable de donner les mêmes résultats que la comptabilité double.
Voyons un peu ce que valent ces arguments:
. Le budget détaillé pour les services industriels n’est pas indispensable; on peut se contenter de porter au budget général seulement le résultat prévu pour chaque service. Mais l’établissement d’un budget détaillé n’est pas du tout incompatible avec l'usage de la comptabilité double; pour éviter les dépassements de crédits on n'aura qu'à inscrire en tête de chaque compte la somme prévue au budget, de même que les crédits votés en cours d'exercice. On pourra s'assurer ainsi, à tout moment, que le budget est observé. Ce procédé n’est d’ailleurs pas étranger à la comptabilité commerciale; dans beaucoup de maisons de commerce on inscrit, à l’en-tête des comptes ouverts aux clients, le crédit maximum qu’on veut leur accorder. Ces chiffres jouent le même rôle que ceux du budget inscrits en tête des comptes du grand livre dans la comptabilité des exploitations des villes.
. Les rôles de perception peuvent être employés aussi bien en comptabilité double qu’en comptabilité camérale. . Si la comptabilité camérale ancienne forme et celle dite nouveau style sont faciles à comprendre, il n’en est pas de même de la gehobene kameralistische Buchführung et spécialement des méthodes allemandes. Dans ces dernières, on trouve une
quantité d’écritures superflues et que même un comptable ayant l'habitude du système caméral ne parvient à comprendre que difficilement. Même dans la comptabilité de Schneider que nous avons donnée comme exemple de comptabilité camérale améliorée, on rencontre ces défauts, mais dans une mesure moindre.
. L'emploi de la comptabilité double dans les services industriels n'oîire généralement pas les désavantages que les partisans du système caméral lui attribuent. Nous ne croyons pas que les falsiications en soient facilitées, ni que le bouclement en soit compliqué.
. Quant à l’aïñirmation que la comptabilité camérale est capable d'arriver au même but que la comptabilité double, nous la reconnaissons théoriquement juste. Cependant, au point de vue pratique, nous devons rejeter la comptabilité camérale double qui, dans l’une de ses formes fondamentales du moins, est compliquée et exige une quantité d'écritures inutiles.
Les exploitations en régie d’un État ou d’une ville, sont de véritables entreprises industrielles et commerciales, et il n’y a pas de raison pour ne pas les faire bénéficier d’une organisation commerciale rationnelle; alors que les entreprises privées rivalisent de zèle pour se tenir au courant des principes nouveaux d'organisation technique et commerciale, il serait regrettable que les entreprises publiques ne fussent pas établies sur les mêmes bases. Or, depuis longtemps, les fabriques et les maisons de commerce privées, ont adopté la comptabilité commerciale double, qui contrôle non seulement tous les éléments de la fortune, mais la fortune nette et ses variations, permet l’établissement du prix de revient des différents produits, donne un compte détaillé et complet des bénéfices et des pertes réalisés, et fournit un bilan qui non seulement indique la situation de l’entreprise, mais justifie le résultat donné par le compte de Pertes et Profils.