Livre de caisse
La page de gauche du livre de caisse est réservée aux recettes, la page de droite aux dépenses. Les sommes des recettes sont inscrites dans une colonne «Sommes» et reportées dans une des colonnes de dépouillement. Il en est de même des dépenses. Les colonnes de dépouillement sont plus ou moins nombreuses; il est réservé une colonne pour chaque chapitre du budget, puis une ou plusieurs colonnes pour les recettes et dépenses extra-budgétaires, les mouvements de capitaux, les fonds spéciaux. Il faut en outre les colonnes suivantes: inscription des dates, énonciation de l’objet de la recette ou de la dépense, N° du chapitre du budget, N° du poste du budget, N° des pièces à l'appui, soldes en caisse. (Voir exemple Tableau I).
Le livre de caisse est bouclé chaque mois de la manière indiquée dans l'exemple.
Pendant la période complémentaire, les recettes et dépenses se rapportant à l’ancien exercice sont inscrites à la suite des opérations de décembre; les recettes et dépenses concernant le nouvel exercice sont portées dans un nouveau livre de caisse, de sorte que pendant cette période il existe deux livres de caisse: un pour
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chaque exercice. À la fin de la période complémentaire, l’ancien livre de caisse est bouclé et les opérations de décembre sont reportées au livre des rubriques. On pourrait aussi séparer par un bouclement les opérations du mois de décembre et celles de la période complémentaire; dans ce cas il faudrait ajouter une colonne au livre des rubriques.
Le nouveau livre de caisse commence sans indication du solde en caisse au 1* janvier. C’est seulement après bouclement de l’ancien livre de caisse que le solde ancien est reporté à nouveau; dans l'exemple que nous avons donné, ce report a eu lieu le 5 mars; le solde de l’ancien livre de caisse est de Îr. 25 152, 75. Il en résulte que pendant les premiers mois (janvier et février, dans l’exemple donné) le solde du livre de caisse ne correspond pas à l’encaisse effective. Il faut, pour vérifier la caisse, tenir compte du solde de l’ancien livre resté ouvert.
Cette situation qui se rencontre très souvent en comptabilité camérale, ne présente généralement pas d'inconvénient. Cependant si on veut l’éviter, il n’y a qu’à appliquer le principe que nous avons établi dans notre chapitre traitant du livre de caisse de la comptabilité camérale ancienne, page 52. Au livre de caisse donné comme exemple Tableau I, il n’y aurait qu'à ajouter deux colonnes pour le classement des sommes suivant l’année à laquelle elles se rapportent. Toutes les sommes concernant l’ancien exercice seraient écrites à l’encre rouge. Les reports d'une page à l’autre seraient faits séparément pour les nombres rouges et pour les nombres noirs. À la fin du mois les nombres noirs seraient additionnés, soulignés deux fois et reportés au livre de rubriques de l’année courante. Les nombres rouges seraient également additionnés et leurs totaux inscrits sur la ligne en-dessous des totaux des nombres noirs. Ils seraient additionnés avec les nombres rouges du mois suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin de la période complémentaire; leur total représenterait alors le total des recettes et des dépenses effectuées après le 31 décembre et se rapportant à l'exercice écoulé. Il serait dans le livre de caisse souligné deux fois et reporté au livre de rubriques de l'exercice écoulé dans une colonne venant après celle de «Décembre» et intitulée «Période complémentaire».