‹ La comtesse d'Houdetot, une amie de J.-J. RousseauChapitre 23 sur 61 · UR MES ENFANTS · texte numérisé non relu

UR MES ENFANTS

Mon cœur, (pii joiiil dans les aulres Des biens que Tùye enlève à mes désirs, N'a rien perdu de ses plaisirs, Puis(ju'il est le IimikiIu des vôtres!

VIII. — Le jour de sa fête, une année, quelques-uns de ses amis avaient chanté des couplets en son honneur, au milieu de toute la famille réunie. Elle ne voulut pas être en reste, et répondit :

l' O U K M ES AMIS.

Que mon destin doit faire envie, Que j'en goùle bien la douceur!

Que je sois mère, amie ou sœur, De tous également cliérie, Je n'aime que pour mon bonheur!

Quel autre bien ai-je à ]»rétendre, Que puis-je demander aux Cieux?

Ils m'ont fait le cœur le plus tendre, Ils l'ont rendu le plus heureux!

IX. — Saint-Lambert mourut le premier, le 9 février 1803, à l'àgo de quatre-vingt-six ans. Son amie se trouva d'abord comme isolée sur la terre : leur liaison de plus d'un demi-siècle ne

s'était point émoussée avec le temps; ils éprouvaient toujours un grand bonheur à se voir. Elle écrivit alors ce quatrain, dont l'original conservé révèle une main tremblante :

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